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l'auteur

Henri Peyre
Né en 1959
photographe
Beaux-Arts de Paris en peinture
webmaster de galerie-photo
ancien professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de Nîmes

www.photographie-peinture.com
organise des stages photo
www.stage-photo.info


 


Un grand merci
à Emmanuel Bigler
pour ses conseils avisés !

 

Quel dos numérique
pour une chambre photographique ?
(en 2022)

 

par Henri Peyre

Choisir l'appareil en fonction du sujet, et la chambre pour des photos lentes et maîtrisées

La masse des photographes professionnels ou amateurs recherche ce qui, à ses yeux, est le graal en photographie : un matériel relativement léger permettant de faire toutes les photographies possibles ; capable à la fois de permettre de dégainer rapidement et de suivre en photographie sportive ; susceptible de faire de la photo haute résolution soignée ; confortable et sûr, avec une bonne prévisualisation.

Las, chacun a pu se rendre à l'évidence, cet appareil miracle n'a jamais existé et n'existera jamais. Ce que les photographes chenus vous disent est toujours la même chose : il y a plein d'appareils épatants, chacun a son propre domaine d'intervention d'autant plus spécialisé que le niveau du photographe qui l'emploie est lui-même élevé, et que l'image demande des soins particuliers.

On me demande souvent quel est l'appareil le meilleur ; la question révèle donc avant tout le niveau du photographe. Mais ce n'est pas la bonne question. En fait, il faut surtout se poser la question de ce qu'on désire faire exactement en photographie. Si on le sait exactement, on pourra choisir exactement l'appareil qui convient le mieux.

Les chambres photographiques ne permettent pas de tout faire. Elles permettent de photographier lentement et avec soin, en très haute résolution, des représentations sur lesquelles on veut exercer un contrôle absolu. Pas plus, pas moins.

Si vous désirez aussi photographier le nouveau-né à la clinique où repose votre sœur fraîchement accouchée, et partir en promenade à la sortie de la visite, contentez-vous d'utiliser votre téléphone, c'est probablement largement suffisant.

Mais si vous avez vraiment envie de maîtriser à fond une image de haute qualité, cet article est fait pour vous.

 

Emploi des chambres
avec des appareils numériques

Les photographes d'architecture connaissent depuis longtemps les chambres photographiques et la possibilité que les mouvements des plans offrent pour le contrôle de l'image.(1)

Un grand nombre de photographes professionnels ou d'amateurs éclairés n'a toutefois longtemps regardé la chambre que comme le meilleur appareil pour récupérer le maximum de pixels et la meilleure résolution possible : les plan-films n'étaient-ils pas, avec leur immense taille, la possibilité la plus simple de collecter une masse incomparable de pixels, après que le négatif ou la diapositive a été scannée sur un scanner, même grand public ?

Avec l'apparition d'appareils numériques comme les derniers Fuji GFX, des résolutions importantes sont désormais atteignables, même avec des appareils de taille réduite. Néanmoins, les utilisateurs de ces appareils se rendent compte qu'avec l'augmentation de la taille des capteurs la question de la profondeur de champ et de la netteté se pose de façon accrue.

Le montage de ces appareils sur des chambres et l'exercice d'un mouvement selon les règles de Scheimpflug(1) peut s'imposer pour récupérer de la profondeur de champ sur le sujet principal en inclinant le plan de netteté.

Toutefois, à partir du moment où l'appareil est monté sur une chambre, le photographe se rend compte que oui, cela "marche", mais que cela pourrait encore mieux marcher, et les mouvements être beaucoup plus libres, si le capteur n'était pas disposé comme il l'est avec ces appareils, au fond d'un boîtier. Le placement du capteur en fond de boîtier gêne : l'objectif n'arrive pas à arroser de lumière les bords du capteur dès qu'on commence à faire des mouvements de décentrement un peu importants.

La forme du boîtier de l'appareil peut elle-même exercer des contraintes sur le soufflet de la chambre et les mouvements entrepris.

Et le photographe arrive rapidement à penser que si l'emploi occasionnel de son bel appareil à tout faire sur la chambre procure déjà quelques heureuses sensations de contrôle accru de l'image, deux conclusions s'imposent :
- un certain nombre de frustrations vient parasiter l'expérience, les limites des mouvements apparaissant toujours trop tôt,
- seul un capteur à fleur de plan arrière libérerait vraiment les mouvements.

Fatalement le photographe finit par se dire alors que seul l'emploi du plan-film ou celui d'un dos numérique peut servir le mieux possible une chambre. Que si l'emploi d'un appareil numérique sur une chambre a donné de nouvelles sensations de contrôle extrêmement agréables, la chambre sera toujours mieux servie par un capteur à fleur de plan arrière, qui simplifie tous les mouvements.

A ce moment, notre photographe comprendra pourquoi il existe des objectifs de chez Rodenstock, objectifs à bien plus grand cercle d'image que les objectifs TSE de chez Canon : ces derniers peuvent encore suffire quand on est limité par le boîtier de l'appareil, mais gênent à leur tour par la médiocrité de leur cercle d'image quand on utilise des capteurs à fleur de plan arrière.

Et finalement il se dira qu'il est bien plus agréable lorsqu'on veut parfaitement contrôler son image soit de posséder une chambre argentique soit un dos numérique.

Les utilisateurs de plan-films sont encore nombreux ; on trouve facilement de la documentation ou des retours en ligne sur le sujet, y compris dans galerie-photo. C'est pourquoi nous voulons parler à présent ici de dos numériques.

Quel dos numérique choisir
aujourd'hui pour sa chambre ?

Sur la question du bon dos numérique à choisir aujourd'hui, il est encore difficile d'avoir des retours corrects : les dos sont un enjeu stratégique lourd (compte tenu de leur prix) pour les photographes professionnels qui les utilisent ; les photographes ont souvent payé les "pots-cassés" du progrès et sont aussi peu désireux de parler de leurs échecs que d'une pratique qui peut leur donner un avantage comparatif sur un autre professionnel, si l'expérience est favorable. La vie est dure et on les comprend.

Cela dit nous voyons pas mal passer de photographes autour de nous, nous discutons beaucoup et sommes peut-être pas trop mal placés pour présenter quelques  informations sur les deux dos qui tiennent la corde semble-t-il, en cette fin février 2022.

Deux dos semblent en effet recueillir un avis particulièrement favorable des photographes. Tous deux sont des dos à obturateur numérique ; cela veut dire qu'ils sont compatibles avec les optiques Rodenstock montés en aperture only(2), donc sans les obturateurs présents sur les objectifs traditionnels des chambres, dont Copal a cessé la fabrication depuis quelques années.

Budget "no limit" : Phase One IQ4

Ohase One IQ4 

Ce dos de150 mp présente un capteur de 54x40mm, et offre un obturateur électronique

Son capteur est 2,5 fois plus grand qu'un capteur de DSLR(3). Un capteur plus grand permet de capter plus de lumière et plus d'informations. Ce capteur est rétro éclairé (BSI)(4). Par rapport aux dos précédents, il y a moins de bruit dans les ombres, une meilleure précision des couleurs, une sensibilité accrue.
Phase One intègre au travers de la plateforme Infinity des facilités pour optimiser le flux de travail : par exemple cette intégration permet un aperçu de l'image en liveview(5) incluant des corrections programmées par le photographe, l'inclusion de styles dans le traitement des RAW(6) et un traitement JPEG embarqué.

• Dos numérique IQ4
• Résolution : 151 Mégapixels
• Sensibilité (ISO) : 50 - 25600
• Pose longue : 60 minutes
• Capteur : CMOS (BSI) de 5,34 x 4 cm
• Pixels actifs : 14204 x 10652 (Pixels de 3,76 µm de côté sur les 151 Mpxl et 4,6 µm sur la version du dos à 100 Mpxl)
• Dimension image en sortie (300 DPI) :
120,26 x 90,19 cm
• Stockage : XQD, SD, Capture One
• Connexion : Ethernet, USB-C, Wireless
• Ecran LCD tactile étalonné de 3,2 pouces

Prix : environ 51000 €

Un commentaire : Phase One vise à intégrer complètement son dos à son système d'appareil, au point qu'il semble ne pas exister de pdf décrivant uniquement le fonctionnement du dos, hors du fonctionnement de l'appareil. L'unique référence technique sur le dos seul que j'aie pu trouver est celle de cette page web https://www.captureintegration.com/phase-one-iq4-150-technical-basics/ ;

En matière de mode d'emploi du dos seul, la seule brochure que l'on trouve facilement chez Phase One concernant le dos isolé est... une bonne explication du contrôle du dos par téléphone portable :
https://photography.phaseone.com/wp-content/uploads/sites/3/2021/06/Cascable_Manual_IQ4-1.pdf
Cette volonté de conduire à un système propriétaire est naturellement assez mauvais signe compte tenu du niveau d'investissement exigé de l'utilisateur.
En ce qui concerne le dos Hasselblad que nous allons présenter ensuite, l'utilisation du dos pour les photographes à la chambre est clairement intégrée dans le pdf de présentation standard.

Un budget raisonnable :
le dos Hasselblad CFV II 50C

dos hasselblad CFV II 50C  

En face du dos très haut-de-gamme de Phase One on pourra apprécier, avec un budget plus limité, le dos Hasselblad CFV II 50C de chez Hasselblad.

Ce dos à 50mp, dont le capteur présente une dimension de 43,8x32.9mm offre lui aussi un obturateur électronique ; on peut donc tout à fait l'utiliser avec les objectifs Rodenstock Aperture Only(2)

Caractéristiques techniques :
• Capteur CMOS moyen format
  de 50 mégapixels (8272 × 6200 pixels, 5.3 × 5.3 μm)
  Taille 43,8x32.9mm
• Taille des images : 3FR RAW capture 106 MB
  soit, en moyenne TIFF 8 bit: 154 MB.
  Vidéo: 2.7K (2720 x 1530) and HD (1920 x 1080),
  max 29:59 minutes/clip).
  La vidéo couvre tout le capteur au ratio 16:9
• Prise de vue : Single shot, Video, en continue,
  Self Timer, Interval Timer,
  Bracketing d'exposition et bracketing de mise au point
• Couleur : 16 bits, dynamique 14 diafs.
• ISO : Auto, et de 100 à 25600
• Ecran 3.2 inch TFT couleurs 24 bit, 2.36 Mpx
  (1024 x 768), inclinable à 90 degrés
• Logiciel : Focus ; compatible Calera Raw
• Liveview, Liveview avec histogramme.
  Calibré individuellement ;
  technologie Solution couleurs naturelles
  de Hasselblad intégrée dans le système de
  l’appareil photo, offrant des tons impeccables et
  réalistes qui correspondent à ce que l’œil humain voit.
• Obturateur électronique jusqu'au 1/2000e
• Mise au point : automatique ou manuelle
  à détection de contraste 100%.
  Fonction zoom ou Focus Peaking disponible
  en mode manuel
• Poids : 540g
• Dos autonome compatible avec la plupart
  des appareils photo du système V de chez Hasselblad
• Dimensions : 91 × 93 × 61mm.

Prix : environ 6500€

Pour plus d'informations :
Télécharger le mode d'emploi du dos Hasselblad CFVII 50C
Télécharger la feuille de caractéristiques du dos Hasselblad CFVII50C (en anglais)

A  noter : Galerie-photo avait présenté le dos dans sa première version (CFV et non CFVII)  il y a quelques années dans un article ici :
https://galerie-photo.com/hasselblad-dos-numerique-50c.html
Par rapport au dos CFV de première génération, le dos CFV II 50C présente
- un écran tactile à l’arrière
- un emplacement interne pour batterie

 

 

Discussion : Hasselblad ou Phase One ?

Evidemment le prix... entre 51000€ et 6500€ il y a une différence d'un facteur presque dix, qui met la raison à tous les coups du côté du dos de chez Hasselblad.

A 6500 € bien des professionnels hésiteront encore ; seuls ceux pour lesquels l'intérêt d'un contrôle absolu de l'image est un but, et qui veulent accéder au monde des mouvements franchiront facilement le pas.

Concernant le contrôle de l'image :
La résolution de 50mp est déjà en soi suffisante pour la plupart des travaux nécessitant des mouvements, y compris pour un résultat en haute résolution.
Les mouvements eux-mêmes peuvent être employés pour monter la résolution par l'utilisation des décentrements, ou des prises de vue multiples : ces procédés sont naturellement particulièrement cohérents en photographie lente, dans la philosophie de la chambre.

Une remarque enfin : l'obturateur électronique destine les dos plus particulièrement à une utilisation sur des scènes statiques sur pied. Là encore, cela tombe bien, c'est l'esprit même de la chambre.
Le lecteur trouvera dans la partie suivante une illustration montrant les limitations de l'obturation électronique en cas de sujets en mouvements très rapide.

Utiliser son nouveau dos
avec un ancien objectif
de chambre

 
L'utilisation de son nouveau dos avec des optiques anciennes obligent à un certain processus que nous décrivons ci-dessous.

Cas du travail avec un objectif ancien muni d’un obturateur Copal : on travaille avec l’obturateur électronique (qui a ses limites, selon le sujet photographique) :

- Mettez l’obturateur Copal en position ouverte au moyen de son gros levier noir
- L'obturateur reste en position ouverte, vous n'utiliserez que sa bague d'ouverture
- Ouvrez complètement l'ouverture
- Composer l’image sur l’écran
- Diaphragmer à votre guise
-Réglez ensuite la bonne exposition sur le dos numérique (ou sur votre ordinateur au cas où vous seriez en mode connecté). Le dos en position de mesure automatique ou semi-automatique de la lumière peut mesurer la lumière pour vous.
- Déclenchez l’obturateur électronique sur le dos

Cette séquence de travail est identique avec un objectif Rodenstock actuel monté avec un Rodenstock Aperture Only ou, par exemple, sur une chambre Arca sur laquelle on a monté une planchette Canon avec un objectif Canon TSE.

Dans le cas où la prise de vue est faite sur un objet au déplacement rapide, l'image peut montrer les limites de l'obturation électronique :


Source : https://www.getdpi.com/forum/index.php?threads/hasselblad-cfv-ll-50c.66407/page-34

On peut toutefois alors s’affranchir de l’obturateur électronique
Source : https://www.getdpi.com/forum/index.php?threads/hasselblad-cfv-ll-50c.66407/page-33

si l'objectif utilisé est muni d'un obturateur Copal.

Travail avec l’obturateur mécanique Copal (sur sujet en mouvement) :
- Synchroniser le dos numérique et l’obturateur Copal au moyen d’un câble joignant votre dos numérique et le contact X de l'obturateur Copal (ce câble est généralement fourni avec le dos numérique)
- Ouvrez l’obturateur Copal au moyen de son gros levier noir
- Ouvrez complètement l'ouverture sur l’obturateur
- Composer sur le liveview du dos
- Choisissez le diaphragme voulu sur le dos (ne croyez pas que le dos mesure la lumière, la synchro X ne lui renvoie pas le diaphragme choisi sur l'obturateur Copal ; vous rentrez une mesure de la lumière faite par ailleurs avec une cellule)
- Fermez l’obturateur Copal au moyen du gros levier noir
- Réglez le temps d'exposition sur l'obturateur Copal en fonction de votre mesure de la lumière
- Armer l'obturateur
- Exposer
 

Dérives colorées

Plus la lumière arrive penchée sur les bords du capteur (cas avec les objectifs très grand angulaire en photographie d'architecture) et plus des dominantes de couleur peuvent apparaître sur les bords de l'image.
Cela sera d'autant plus sévère que les objectifs utilisés sont plus grand angle, et qu'un décentrement plus fort sera appliqué avec la chambre. Cette dérive colorée est facile à corriger en post-production : il suffit d'avoir pris une vue supplémentaire avec une plaque blanche opaque devant l'objectif pour chaque vue concernée. Cette vue présentant les dérives colorées permet un calibrage LCC (avec Capture One) ou Lens Cast (avec Hasselblad Phocus).

 

Quel objectif et quelle chambre
pour le dos élu ?

Nous limitons cette étude aux chambres Arca-Swiss que nous connaissons bien. Ce sont les meilleures chambres du monde et elles sont françaises, ce qui tombe bien.

Les 2 chambres les plus intéressantes à utiliser avec ces dos chez Arca-Swiss sont

La chambre F-Universalis 6x9 ref 019169
La chambre M-Two 6x9 ref 0143692

Les deux sont équipées du système Orbix qui facilite la visée en permettant de mieux garder le sujet dans la visée lorsqu'on réalise une bascule avant.

Pourquoi préférer l'une ou l'autre ?

La chambre F-Universalis 6x9 ref 019169 est la moins onéreuse. Elle est aussi la plus légère puisqu'elle pèse environ 1,6 kg.

Ses caractéristiques sont les suivantes :
• Mouvements à l'avant :
  décentrement horizontal : ± 50mm
  décentrement vertical : ± 40mm
  bascule verticale : ± 70°
  bascule horizontale : ± 30°
• Un rail de 200 mm (ref. 041120) livré en standard
  permet d'accueillir des focales de 55 à 150mm
  La chambre est fournie avec la ref. 071010 
  Soufflet 6x9 grand angle 15cm, cuir
  pour des focales de 35 à 75 mm.

 

 

Toutefois la chambre ne présente pas tous les mouvements micrométriques autobloquants des chambres de la série M (voir à ce sujet l'excellente introduction d'Emmanuel Bigler ici : https://www.arca-swiss-magasin.com/contents/fr/d73_arca-swiss-f-line-m-line-r-line.html)

 

D'où l'intérêt de la M-Two :

Arca-Swiss M-two
M-Two 6x9

La chambre M-Two 6x9 ref 0143692 (parfois appelée M-Two MF pour Moyen Format) offre les mouvements micrométriques, synonyme de grand confort lors du réglage, et d'excellentes possibilités de mouvements sur le montant arrière. C'est déjà elle-même une version allégée de la Chambre Monolith 6x9 à mouvements micrométriques. Elle est plus rigide et plus compacte que la chambre F-Universalis et c'est surtout pour cette dernière raison que nous la conseillons.

Ses caractéristiques sont les suivantes :

Poids 2465g. Le gain de poids a été amené, entre autres, par une construction privilégiant les réglages "directs". Les capacités de réglage sont énormes : le dépoli peut être déplacé horizontalement de 70mm. Des encliquetages à la position 0 et à des intervalles de 20mm aident à réaliser des réglages précis. L'objectif peut être incliné de 45° vers le haut ou vers le bas. Dans l'axe horizontal, l'orbix metric vient aider au mouvement. Un ajustement du Scheimpflug extrêmement précis peut être réalisé sur 30°. Des encliquetages tous les 3° viennent aider le photographe à la manœuvre.

 

 

Les photographes d'architecture pourront toutefois préférer à ces 2 chambres généralistes la chambre spécialisée pour l'architecture et la photographie grand-angulaire Rm3di ref 017069.1 qui offre des réglages très fins de mise au point.

Concernant les objectifs, nous rappelons la formule qui donne une idée de la focale normale :
focale standard = diagonale du capteur
Dans le cas du Phase One IQ4
capteur 54x40mm, et donc, selon le brave Pythagore,
focale normale : 67mm.
Dans le cas  du dos Hasselblad CFVII
capteur 44x33mm, et donc focale normale de 55mm
On trouvera sur cette page les objectifs Rodenstock appropriés.
Attention, des cônes d'adaptation sont nécessaires si vous partez vers une solution Rm3di.

Notes

(1) Sur les règles de Scheimpflug et les mouvements de la chambre photographique, voir
- https://galerie-photo.com/mouvement-chambre-photographique.html
- https://galerie-photo.com/decentrement-bascules-scheimpflug-petit-moyen-format.html
- https://www.galerie-photo.com/profondeur-de-champ-et-scheimpflug.html
- https://galerie-photo.com/demonstration-scheimpflug.html

(2) Rodenstock Aperture Only ("Diaphragme Seul")
Système de Rodenstock substituant aux obturateurs Copal discontinués une bague de la même taille permettant d'afficher uniquement le réglage de diaphragme qu'assurait l'obturateur Copal, en plus de l'obturation. Les objectifs Rodenstock pour chambre ne sont plus commercialisés aujourd'hui qu'avec cette bague en Aperture Only. Voir sur la page
https://www.arca-swiss-magasin.com/contents/fr/d101_objectifs_rodenstock.html
L'absence d'obturation sur l'objectif nécessite un système d'obturation sur le capteur (qui n'est pas nécessaire avec les objectifs anciens systématiquement montés avec des obturateurs Copal).

(3) DSLR : Digital Single Lens Reflex, en français Appareil reflex numérique... mais de plus en plus employé en France pour indiquer rapidement par confusion un appareil numérique petit format professionnel, qu'il soit reflex ou pas, en opposition aux appareils moyen format numériques ou aux chambres techniques.

(4) BSI : Backside Illumination : capteur photographique à éclairage arrière.

(5) Les fonctions intégrées de PhaseOne ne permettent pas de manipuler le contenu de la carte mémoire comme sur un ordinateur, mais sont là pour assurer la transcription en Jpeg, améliorer l’affichage sur l’écran LCD tactile de 3,2 pouces, qui est étalonné, et intégrer les styles "maison" IIQ.

(6) Fichiers RAW : fichiers Brut, non développés. Définition Wikipedia :
Raw est la désignation générique d'un type de fichier d'images numériques issues d’appareils photo numériques ou de scanners. Un fichier Raw contient les données brutes du capteur et les paramètres nécessaires à la transformation en fichier image visible sur écran. Le fichier est plus volumineux que celui au format JPEG, servant le plus souvent à la communication des images, mais il n'a pas subi de transformations irréversibles, ce qui permet de retravailler sans dommage.

 

     

 

dernière modification de cet article : 2022

 

     

 

tous les textes sont publiés sous l'entière responsabilité de leurs auteurs
pour toute remarque concernant les articles, merci de contacter henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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