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l'auteur

  

Henri Peyre
Né en 1959
photographe
Beaux-Arts de Paris en peinture
webmaster de galerie-photo
ancien professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de Nîmes

www.photographie-peinture.com
organise des stages photo
www.stage-photo.info


 



Remerciements
 à Eric Chenal
sans lequel cet article
n'aurait pas vu le jour...

 


 

 

Sigma fpL et netteté
Une stratégie pour
la photographie de paysage

par Henri PEYRE

Introduction

Si la petite taille du Sigma fpL invite à l'emmener en promenade, la grande densité de pixels sur son capteur de 60mpx n'en fait pas un appareil commode... Obtenir des images nettes n'est pas donné d'avance. Quelle est la meilleure stratégie pour avoir une bonne netteté avec cet appareil ?

Nous réaliserons dans cet article des tests avec, fixé à une monture adaptatrice Leica M vers L, un objectif Leica Summliux de 50mm ouvrant f1:1.4, objectif ancien mais d'excellente qualité (voir article www.galerie-photo.com/sigma-fpl-test.html dont cet article est le prolongement... nécessaire, on verra pourquoi !)


Rappel des premiers retours 

Quelques premiers tests terrain sur le Sigma fpL sont consultables ici.

Le capteur de 60mpx nécessite au départ une mise au point pas commode, parce qu'en augmentant la densité du capteur, à format de capteur égal, on diminue la profondeur de champ de façon importante, pour un diaphragme donné.

Une photographie lente, sur pied, s'impose donc assez naturellement, et, dans l'article cité, on avait réalisé quelques photographies de cette sorte.
Toutefois on peut se poser la question de savoir s'il est possible malgré tout de partir sans le pied, par exemple pour vouloir continuer de faire de belles photographies tandis qu'on est en promenade dans le cadre familial.

Nous nous demandons ici quel résultat on peut obtenir si on se fixe un diaphragme assurant une bonne profondeur de champ (entre f/8 et f/11) et qu'on passe les ISO en automatique, en gardant une vitesse susceptible de nous donner des photographies à peu près toujours nettes. Quel résultat pourra-t-on alors envisager avec le Sigma fpL et un vieil objectif Leica Summilux de 50mm ? A quelles conditions ?

Mode opératoire

Nous avons pris plusieurs vues successives sur pied pour tester les résultats que l'on peut attendre, en matière de netteté, dans ce froid petit matin de décembre, en évitant les aléas dus  aux tremblements du photographe.

Bien entendu, le meilleur résultat a été obtenu à 100 ISO sur pied, mais nous évaluons dans la suite ce que nous pouvons obtenir à différentes sensibilités.

Voici cette image, en jpg meilleur qualité, et en 300ppp :

image sigma fpl 100 ISO
Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle

 

Pour ce test, les images ont été développées par le développement DNG intégré à l'appareil, appelé par le Menu en mode Lecture d'image :

developpement DNG  integre sur sigma fpl
le développement DNG intégré au Sigma fpL, bien pratique pour faire "coller" son image aux impressions sur scène...

 

On a relevé un peu les basses lumières et diminué les hautes en réalisant une courbe en S : 

developpement DNG  integre sur sigma fpl
On accède à la modification de la courbe par le deuxième menu de la deuxième ligne de cet écran...

 

developpement DNG  integre sur sigma fpl
Le réglage se fait en manuel pour les basses lumières (shadow) et les hautes (Highlight). On voit la courbe en S se dessiner au fur et à mesure du choix des coefficients, et on peut surveiller que le paysage à l'écran se rapproche du paysage perçu sur le terrain... pratique et bien agréable !

En fin de traitement, la dernière icône permet de réaliser la conversion, qui laisse intacte le DNG d'origine en créant un nouveau JPG corrigé, en plus, sur la carte :

developpement DNG  integre sur sigma fpl
L'icône de fin de traitement sur l'écran du Sigma fpL.

 

Nous avons ainsi pris une série de photographies du même paysage en quelques instants. Vous retrouverez les noms des fichiers dans les images de cet article.  Voici à quoi ils correspondent :

SDI0255 : Sigma fpL - objectif Leica Summilux f 1 :1.4/50
Adaptateur Leica M – Adapter L
mise au point manuelle à l’infini sur la bague de l’objectif
prise de vue au 1/50e appareil sur pied – sensibilité 100 ISO - diaf entre f/8 et f/11

SDI0256 : Sigma fpL - objectif Leica Summilux f 1 :1.4/50
Adaptateur Leica M – Adapter L
mise au point sur ce détail de l’image par mise au point manuelle sur l’objectif en contrôlant la netteté par système de mise au point Sigma
(pression unique sur le bouton arrière à l’intérieur de la mollette faisant appareil le détail visé agrandi)
prise de vue au 1/50e appareil sur pied – sensibilité 100 ISO - diaf entre f/8 et f/11

SDI0257 : Sigma fpL - objectif Leica Summilux f 1 :1.4/50
Adaptateur Leica M – Adapter L
mise au point sur ce détail de l’image par mise au point manuelle sur l’objectif en contrôlant la netteté par système de mise au point Sigma
(pression unique sur le bouton arrière à l’intérieur de la mollette faisant appareil le détail visé agrandi)
prise de vue au 1/100e appareil sur pied – sensibilité 200 ISO - diaf entre f/8 et f/11

SDI0258 : Sigma fpL - objectif Leica Summilux f 1 :1.4/50
Adaptateur Leica M – Adapter L
mise au point sur ce détail de l’image par mise au point manuelle sur l’objectif en contrôlant la netteté par système de mise au point Sigma
(pression unique sur le bouton arrière à l’intérieur de la mollette faisant appareil le détail visé agrandi)
prise de vue au 1/200e appareil sur pied – sensibilité 400 ISO - diaf entre f/8 et f/11

SDI0259 : Sigma fpL - objectif Leica Summilux f 1 :1.4/50
Adaptateur Leica M – Adapter L
mise au point sur ce détail de l’image par mise au point manuelle sur l’objectif en contrôlant la netteté par système de mise au point Sigma
(pression unique sur le bouton arrière à l’intérieur de la mollette faisant appareil le détail visé agrandi)
prise de vue au 1/400e appareil sur pied – sensibilité 800 ISO - diaf entre f/8 et f/11 

Résultats

Les images utilisées dans les comparaisons ci-dessous ont une résolution de 300ppp.
Les images sont affichées en taille d’impression sur un écran en 72ppp, et grossies avec 4 coups de loupe sur Photoshop.
Elles correspondent lorsqu'on les ouvre en taille réelle dans cet article à la netteté perçue sur un tirage papier de très bonne résolution à la taille maximale d’impression (cliquer sur les images pour voir le résultat en taille réelle)
 

comparatif netteté sur sigma fpL
Comparaison :
Mise au point sur l'infini de l'objectif à gauche
Mise au point manuelle avec système de mise au point sur écran Sigma à droite.

Première conclusion étourdissante : incroyable ! J'ai un objectif de chez Leica, J'ai bien acheté la bague d'adaptation Leica sur Sigma fpL et pas une bague moins onéreuse, j'ai un Sigma fpL tout neuf mais le résultat est là : la calibration de distance à l'infini laisse énormément à désirer... lequel des trois éléments est-il à incriminer ?
Conclusion absolue et définitive, sans chercher le coupable pour l'instant : il faut se servir de la mise au point assistée par l'écran de chez Sigma pour obtenir la netteté désirée et cesser de faire confiance à ce qui est mécanique.
Dans la suite, on laisse tomber complètement les indications de la bague de mise au point de l'objectif et on monte dans les ISO.

 

comparatif netteté sur sigma fpL
Comparaison 100 ISO à gauche contre 200 ISO à droite

Conclusion : il n'y a à peu près pas de différence du point de vue de la netteté. Se servir du Sigma fpL à 100 ISO ou 200 ISO est égal à cet aspect. Donc, pour avoir de la latitude en vitesse, on choisira 200 ISO plutôt que 100 ISO.

 

comparatif netteté sur sigma fpL
Comparaison  400 ISO à gauche contre 200 ISO à droite

A 400 ISO, on ne remarque pas de dégradation énorme par rapport à 200 ISO. La sensibilité 400 ISO reste utilisable quand les contraintes de lumière s'accroissent.
(Notre image à 400 ISO)

 

comparatif netteté sur sigma fpL
Comparaison 800 ISO (à gauche) contre 400 ISO (à droite)

Des détails commencent à s'effacer nettement : on distinguait ainsi encore des fils électriques sous le lampadaire du fond à 400 ISO à droite. Ces fils ont presque disparu sur l'image à 800 ISO à gauche.
On n'utilisera 800 ISO que si on ne peut vraiment pas faire autrement, et on n'ira pas au-delà !

 

comparatif netteté sur sigma fpL
Comparaison 100 ISO contre 400 ISO 

Pour en avoir le cœur net, nous juxtaposons le même détail à 100 ISO à gauche et à 400 ISO à droite.
On voit qu'utiliser 100 ISO ou 400 ISO donne des images de bonne qualité ;  certes, l'image obtenue à 400 ISO n'est pas tout à fait aussi bonne que celles obtenue à 100 ISO mais pas loin.

Mauvaise nouvelle...

Il y a là une mauvaise nouvelle :  notre image de droite SDI 0258, faite à 400 ISO avec le diaf entre f/8 et f/11, a été prise au 1/200e de seconde ; or, à cette vitesse, je n'obtiens personnellement une photographie nette qu'une fois sur quatre. Vous pouvez vous-même faire une expérience qui consiste à photographier quelques caractères affichés en noir sur un traitement de texte à fond blanc sur l'écran de votre ordinateur, en faisant successivement des photographies à différentes vitesses, et en vous crispant plus ou moins sur les poses avec votre Sigma fpL et son capteur de 60mpx. Si vous êtes comme moi, vous ne serez net de façon régulière, et en vous appliquant, qu'au 1/500ème de seconde.

Or notre petit test du matin nous a montré qu'en lumière un peu faible on ne passe pas la photo nette sans pied à 400 ISO avec le diaf entre f/8 et f/11, puisqu'on en est obligé d'exposer encore au 1/200ème de seconde.
A 800 ISO, avec une détérioration de l'image juste supportable pour un agrandissement important, on serait au 1/400ème de seconde... encore en-dessous donc du 1/500ème de seconde nécessaire pour être vraiment net à chaque coup.

Conclusion

Du très court comparatif qui précède, on déduira aisément que, si on veut faire les meilleures images possible avec le Sigma fpL sur un sujet de paysage, avec notre Summiliux 50mm

- le mieux est de prendre un pied, et de travailler à 100 ISO ou 200 ISO avec le diaf entre f/8 et f/11 en faisant la mise au point impérativement, pour éviter tout défaut de calibration de distance, en s'aidant du bouton du Sigma fpL au centre de la mollette arrière.
(Notre image à 100 ISO)

extrait mode emploi sigma fpL
Extrait du mode d'emploi du sigma fpL : une pression sur le bouton 32 donne un agrandissement au pixel de l'image.

- si on n'a pas de pied avec soi, on  fixera le diaf entre f/8 et f/11, la vitesse de prise de vue au 1/500e de seconde et on laissera les ISO en automatique en leur laissant la possibilité de varier jusqu'à 400 ISO (éventuellement, avec regret, jusqu'à 800 ISO mais jamais plus). Et bien entendu, pour éviter tout défaut de calibration de distance, pour la mise au point on s'aidera du bouton du Sigma fpL au centre de la mollette arrière.

Il ne faudra pas s'étonner dès lors de ne pouvoir faire de bonnes photographies très nettes à mainlevée le matin de bonne heure ou le soir lorsque la lumière est un peu déclinante, lorsqu'on a besoin d'une forte profondeur de champ. Il faudra penser qu'avec notre objectif Leica Summilux 50mm il nous manque, en photographie de paysage, au moins deux diafs pour travailler à 400 ISO sans pied avec des succès réguliers.

En faible lumière il restera malgré tout la possibilité de faire des sujets à faible profondeur de champ en ouvrant le diaphragme, mais en maintenant la vitesse au 1/500ème de seconde, ce qui laisse heureusement malgré tout encore de belles possibilités créatives, en jouant le net contre le flou... des nets et des flous volontaires cette fois !

Ce n'est donc pas un hasard si de nombreux constructeurs communiquent aujourd'hui sur la stabilisation du boîtier et des objectifs. Sur le Sigma fpL le capteur n'est pas stabilisé. On peut porter un grand nombre d'objectifs anciens sur cet appareil, comme mon Leica Summilux de 50mm, mais il faut alors souvent utiliser le pied, puisque ces objectifs anciens ne présentent pas de stabilisateur intégré.

En paysage, on obtient avec ce dernier objectif et le Sigma fpL un appareil vraiment compact... mais qui exige, comme le bon vieux capteur fovéon du Dp2 Merrill, une bonne lumière pour bien fonctionner à main levée. Pour le paysage en promenade, cela fonctionne à peu près, puisqu'on a tendance à sortir quand il fait beau... mais en lumière difficile, le pied est tout de suite obligatoire, à moins d'utiliser un objectif moderne bien stabilisé qui permettrait de grignoter les 2 diafs qui manquent pour sortir en promeneur sans pied... mais un tour des optiques stabilisées du marché entre 40 et 50mm, convainc rapidement que l'encombrement et le poids des objectifs stabilisés viendraient bien rapidement gâter la satisfaction qu'il y aurait de ne pas emporter son pied en prise de vue au prétexte de rester léger.

Dernier point. Si vous n'êtes pas l'heureux propriétaire d'un Leica Summilux de 50mm vous pouvez vous intéresser au 45mm  DG DN Contemporary F2.8.
Vous y gagnerez en poids pour la promenade : cet objectif pèse en effet 215 g au lieu de 400 g pour l'ensemble Summilux 50mm + bague d'adaptation Leica.
En encombrement le 45mm DGDN fait 64,0 mm de diamètre et 46,2 mm de long là ou le Summilux fait 60 cm de diamètre (sur la bague d'adaptation) et 50 mm au-delà pour 57 cm de long (hors parasoleil ou filtre UV). L'impression d'encombrement est donc comparable.
Vous y gagnerez une mise au point automatique.
Vous y gagnerez un peu en focale en obtenant un cadrage un soupçon plus large, plus agréable que le 50 mm en paysage.
Vous gagnerez, sur une optique déjà très homogène, la correction logicielle que propose Sigma sur ses optiques (si les couleurs seront probablement un peu moins justes que celles obtenues avec notre Summicron, les bords de l'image présenteront probablement des détails moins déformés que sur le Leica... je n'ai pas fait le test).
Toutefois vous ne gagnerez absolument rien sur la netteté : le 45mm DG DN n'est en effet pas stabilisé lui non plus et toute la discussion et les conclusions présentées dans cet article restent valables.

Je termine cette conclusion, maintenant que j'ai quelques jours de pratique en tant que promeneur avec cet appareil en rapportant que j'ai fini par prérégler 3 modes de prise de vue sur mon Sigma fpL :

- en C1, j'ai stocké un premier mode à exposition personnalisée bloquée au 1/500e, avec les ISO auto pouvant parcourir une plage allant de 100 ISO à 25000 ISO. Il m'a semblé que c'était le bon réglage pour une promenade à pied quand ou souhaitait faire des photographies sans bougé dans toutes les conditions, même les pires. Il y a certes une dégradation de l'image quand on monte haut en sensibilité, mais je trouve que cette dégradation est relativement belle en ce sens que le grain obtenu me semble assez pictural, et peut convenir si on veut faire des photographies de paysage qui se rapproche d'un effet peinture. Bien sûr, en très haute sensibilité à 25000 ISO on a vraiment des phénomènes moins agréables, avec du bruit en lignes : cela se produit dans des intérieurs sombres ; mais, tant qu'on reste à l'extérieur, quel que soit le temps, le résultat reste très agréable : bien sûr on perd en résolution, mais tout se passe comme si on gagnait en texture...

- en C2 j'ai choisi de mémoriser une priorité à l'ouverture avec les ISO réglés en fixe à 200 ISO pour obtenir l'image la plus fine possible.
Ce choix convient parfaitement au travail au pied sur des sujets immobiles ou des paysages : j'adopte ce réglage lorsque je veux obtenir la meilleur résolution possible et tirer le maximum du grand capteur.

- en C3 je me suis laissé aller à créer un mode très pictural où je bloque les ISO à une très haute valeur (25600 ISO), pour obtenir exprès des paysages très texturés dans le rendu. Je l'utilise en fixant manuellement le diaphragme sur l'objectif, et en choisissant la vitesse (et donc le niveau de lumière que je désire) sur la mollette à l'arrière de l'appareil. Je fais alors des images pour un certain type de rendu... le fait d'obtenir un rendu texturé à la prise de vue est plus agréable que de le plaquer sur une image normale dans Photoshop. Il y a toujours des accidents de résultats en prise de vue directe qu'on peut alors intégrer au vol parce qu'ils semblent intéressants. Disons que c'est un mode de prise de vue qui peut correspondre à une approche artistique, que peuvent apprécier ceux d'entre vous qui aiment à s'imposer des contraintes particulièrement fortes en amont de la prise de vue (en sténopé par exemple...)

place de la poste à RochechouartLa place de la poste à Rochechouart, photographiée à 1600ISO au 1/3200e. Le détail ci-dessous, en taille réelle, vient de la zone encadrée en rouge :

detailLe grain obtenu sur cette image prise à une sensibilité très élevée est finalement très pictural et j'ai tendance à le préférer pour la représentation des lointains à la représentation plus détaillée obtenue à 100 ou 200 ISO !

 

Avec l'expression de ces différents modes on peut comprendre mieux ce qui fait de cet appareil un outil intéressant pour les professionnels ou les artistes. Dans un format réduit on trouve une technicité importante, la possibilité d'associer une quantité incroyable d'objectifs anciens, et l'expression possible, au travers des modes, d'approches techniques très différenciées.

Au final, on retrouve dans cet appareil un aspect qui est également présent dans la moindre chambre : l'appareil ouvre des possibles multiples, permet de jouer avec des faisceaux de contrainte, et ouvre, largement au-delà du cadrage et de la réflexion sur le sujet, à une vraie réflexion sur les moyens d'expression.

 


 

   

 

dernière mise à jour : 2022

 

 

 

tous les textes sont publiés sous l'entière responsabilité de leurs auteurs
pour toute remarque concernant les articles, merci de contacter henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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