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Nikon Coolscan LS8000 ED :
scanner professionnel du 24x36 au 120

 

Le segment haut de gamme des scanners Nikon est occupé par le polyvalent SuperCoolscan 8000 ED. Ce scanner multi-format permet de numériser tout aussi bien des images moyen format que 24x36, panoramique, 16mm ou diapos médicales avec une résolution de 4000 dpi sur 14 bits. Capable de délivrer des fichiers supérieurs à 700 Mo à partir d'une seule image, ce modèle compact s'immisce dans un domaine jusqu' alors réservé aux scanners rotatifs ou à pseudo tambour. Il apporte une solution de haute qualité et performante pouvant répondre à une grande diversité d'applications professionnelles et industrielles (Interface IEEE1394 rapide et facile à utiliser, technologie Digital ICE3, compacité et prix compétitif). 

Caractéristiques

Résolution optique de 4000 dpi, 14 lentilles en 6 groupes - Traitement ED du verre Quantification sur 14 bits par couleur. Dynamique de densité : Représentation en 4300 milliards de couleurs.
Interface Firewire ( IEEE1394) Pilote : Nikon Scan 3.0. Combinaison de 3 nouvelles technologies : 
- Digital ICE : Correction d'image (Clean Image) 
- Digital ROC : Restitution des couleurs altérées Correction des sur et sous exposition
- Digital GEM : Atténuation du grain

Supports acceptés : Moyen format (120/220), 24x36 (135), 24x36 panoramique, 16mm, microscopie électronique, lames médicales 
Capteur : Capteur DTC linéaires 
Surface d'analyse : Surface d'analyse (maximum) 63,5 x 88mm (10 000 x 13860 pixels) 
Source lumineuse : Matrice de diodes électroluminescente RVB 
Objectif NIKKOR ED : 14 éléments en 6 groupes comprenant 6 lentilles en verre ED Résolution optique : Maximum 4 000 pixels par pouce 
Mise au point : Autofocus et manuel
Système de numérisation : Système de numérisation optique mobile. Image fixe. Monopasse. 
Numérisation d'imagettes et par lots : Film 24x36 en bande : 1 à 12 vues (2 bandes) Film 24x36 monté: 1 à 5 vues -  Film 120/220 en bande (format 6x4,5) : 1 à 4 vues - Film 120/220 monté: 1 à 2 vues - Film 16mm : 1 à 60 vues (3 bandes) 
Traitement des images : Digital Ice 3 : Digital Ice, Digital Roc, Digital Gem 
Système de management des couleurs: Système intégré Multi-échantillonage : 2, 4, 8, 16 fois Quantification : 14 bits par couleur (RVB) 
Dynamique de densité : 4,2 
Données en sortie : 8 ou 16 bits par couleur (RVB)
Logiciel de pilotage : Nikon Scan 3 Interface : IEEE 1394
Alimentation électrique : 100–240 V CA, 50/60 Hz 
Conditions d'exploitation : Température : +10 – +35C (+50 – +95F) Taux d'humidité : 20–85%

Accessoires inclus 

Porte-film pour film en bande 24x36 FH-835S, porte-film pour film monté 24x36 FH-835M, porte-film pour film en bande 120/220 FH-869S, carte IEEE1394, câble IEEE1394 (6 broches - 6 broches), logiciel de pilotage Nikon Scan 3, adaptateur secteur, manuel Logiciel inclus : Photoshop 5.0 LE 

Dimensions

245 x 200 x 485 mm (LxHxL) 

Poids

Environ 9 kg (accessoires non compris)

Prix

4 556,70 €

Extrait du dossier de presse Nikon (concernant les innovations purement logicielles) 

(...) "Les trois innovations technologiques logicielles que propose Nikon avec ses scanners sont les suivantes : · La technologie Digital ICE pour une correction et amélioration de l'image · La technologie Digital ROC pour une restauration des couleurs · La technologie Digital GEM pour une gestion du grain de l'image.

Digital ICE  joue le rôle d'un "nettoyeur instantané", sorte d'instrument magique qui travaille à votre service et ce en pleine confiance. Digital ICE répare automatiquement en quelques secondes une image défigurée par une rayure, supprime toute poussière et empreintes de doigts éventuelles de la surface du film. Son rôle : remettre en parfait état vos films.

En résumé, un scanner équipé de Digital ICE supprime automatiquement en un seul clic tous défauts apparus avec le temps sur l'image et présente alors une image parfaite, vierge de tout défaut.

D'un point de vue technique, cette technologie est basée sur un procédé infra-rouge faisant ressortir les défauts éventuels du film. Pendant une numérisation "standard",les données rouges, vertes et bleues sont respectivement réunies sur les canaux RVB. Digital ICE utilise alors un 4ème canal pour collecter les informations défectueuses. Une fois ces informations obtenues, des algorithmes sont utilisés pour effacer les défauts relevés et ce sans dégrader le reste des informations de l'image.

Digital ROC
Les films sont des supports particulièrement sensibles sur lesquels le temps travaille de manière négative en altérant les couleurs. Une exposition prolongée à la chaleur, au froid, à l'humidité et aux rayons du soleil dégradent la vitalité des couleurs. Avec le temps les teintes se modifient et il est fréquent qu'une dominante de couleur apparaisse créant ainsi une perte de détails. La plupart du temps, la dégradation des couleurs ne se fait pas uniformément mais affecte de manière différente les hautes lumières, tons moyens et ombres. Cette mutation des couleurs dépend à la fois des conditions de stockage, du développement originel et du type de film. C'est à ce stade que la puissance de Digital ROC intervient puisque ce procédé possède en mémoire et de manière exhaustive toutes les caractéristiques des films existants ou ayant existé sur le marché des films photographiques. Aujourd'hui, la technologie Digital ROC est capable de lire les caractéristiques archivées du film en cours de numérisation et d'identifier l'emplacement originel du rouge, du vert et du bleu. Pour retrouver les couleurs originelles, Digital ROC fait appel à sa base référence de classification des films et fait coïncider le film inséré dans le scanner avec une définition de film en mémoire. Digital ROC est le seul procédé à repérer des indices dans l'image originelle à l'inverse des autres produits de restitution du marché qui utilisent des filtres de post-numérisation extrêmement moins précis et moins réalistes. Suite à cette étape de repérage, un ensemble d'algorithmes propriétaires permet de retrouver les couleurs de l'image et de les rétablir comme elles étaient lorsque l'instant à été capturé.

Cette technologie révolutionnaire dans sa technique et ses résultats corrige également les sur-ou sous-expositions, et les couleurs modifiées par un éclairage fluorescent ou tungstène.

Digital GEM (Grain Equalization and Management) est une technologie de gestion du grain de l'image qui peut être activée pendant ou post-numérisation.

Sur la plupart des films, le grain est tellement petit qu'il est pratiquement impossible de le remarquer à l'œil nu. Cependant, suite à certaines manipulations, il est courant que le grain apparaisse et supprime alors du détail dans l'image. C'est le cas par exemple lors de numérisation de films ou diapos, d'agrandissement ou d'accentuation. Ce qui semblait alors parfait en 35mm devient inacceptable au format 13x18 cm.

Avant la découverte du procédé Digital GEM, il était uniquement envisageable de faire des agrandissements d'images provenant d'appareils photo grand format ou d'appareils photo 35mm avec film peu sensible; la révolution Digital GEM assure désormais le même succès pour les images issues de 35mm ou films rapides.

La technologie Digital GEM effectue pendant la numérisation une analyse en profondeur du grain et en enregistre toutes les données relatives. Une fois le bruit repéré par des méthodes statistiques et de traitement du signal, il est supprimé rendant donc l'image plus plaisante au regard. Le résultat est stupéfiant, vous obtenez une image belle, claire et nette.

En réduisant le grain non seulement l'image n'est pas détériorée mais on améliore en plus la qualité de celle-ci. Les dimensions et possibilités d'impression de qualité sont décuplées. Désormais, avec ce logiciel, une image prise avec un film ultra-sensible donc avec une forte granularité intrinsèque peut ressembler à une image prise avec un grain très fin. Seule cette méthode engendre de tels résultats et ouvre ainsi aux photographes de nouveaux horizons (...)"

Environnement matériel requis 

 

Pour Macintosh®

Pour Windows®

Ordinateur

Power Macintosh G3/G4

(seulement avec IEEE1394 intégré)

Avec processeur MMX Pentium 166 ou équivalent ou supérieur ; capable de tourner sous Microsoft® Windows®98SE, Windows®ME ou Windows®2000

Système d’exploitation

MacOS 8.6 ou ultérieur

Windows®98SE, Windows®ME ou Windows®2000

Mémoire vive

Au moins 20 Mo ou plus (100 Mo recommandé)

(Si vous lancez ce logiciel comme plug-in à partir d’une autre application, vous devez également tenir compte de la mémoire nécessaire pour cette application.)

Au moins 20 Mo ou plus (100 Mo recommandé)

(Si vous lancez ce logiciel comme driver TWAIN à partir d’une autre application, vous devez également tenir compte de la mémoire nécessaire pour cette application.)

Ecran

Un écran d’une résolution de 640 x 480 pixels ou supérieure avec un système vidéo compatible RVB couleur 16 bits (couleurs 32Ko/64Ko) ou plus (Nikon Scan 3 supporte également True Color 24 bits ou 16,7 millions de couleurs)

Installation

Un lecteur CD-ROM pour l’installation

www.nikon.fr 

 

Notre commentaire

Les caractéristiques annoncées sont globalement supérieures à celle de l'Imacon Flextight Photo, de conception plus ancienne, pour un prix inférieur. Sous réserve de tests techniques, ce scanner représente sur le papier la meilleure voie actuelle (octobre 2001) pour la numérisation des films 120 pour un photographe indépendant. Au dessus (si vous avez des plans-film 4x5 à traiter), le Flextight precision est le meilleur choix.
Nous remercions ceux d'entre vous qui auraient l'occasion d'utiliser ce matériel de nous donner leur opinion. (henri.peyre@phonem.fr)

Un article est paru dans Chasseur d'Images n°237 d'octobre 2001
Pierre Alain BUINO y loue les images obtenues "superbement et finement détaillées, y compris dans les hautes et basses densité", une "neutralité de bon augure" dans le rendu des couleurs et ajoute ses "compliments presque sans réserve sur la pertinence du travail réalisé par la suite logicielle Digital ICE3". Il émet toutefois de solides reproches sur "les passe-vues fournis (qui) irritent. A ce niveau de prix il est inadmissible que Nikon livre des accessoires aussi mal fichus" et l'auteur crie "gare à la casse" en parlant de "plastiques à trois francs six sous, moyennement solides et peu pratiques". Il trouve enfin le logiciel Nikon Scan 3.1 complet mais regrette le mauvais contrôle des traitements par lot, difficile à arrêter, et obligeant au retraitement ICE3 au moment de l'acquisition.

Autre article paru dans Réponses Photo n°116 de novembre 2001
Sous le titre Nikon LS-8000 contre Polaroid 120, Benoit Delaveau sacre le Nikon vainqueur par KO. Il conseille toutefois d'acheter absolument les passe-vues dotés de verres Anti Newton pour les scans en très haute résolution. L'auteur a apprécié le rendu naturel des couleurs et le logiciel pilote, même si l'acquisition reste lente. Les scans ont enfin été confiés à un laboratoire équipé en numérique pour impression. Nous citons l'auteur : "La très haute définition reste un luxe, coûteux et long à pratiquer. Mais c'est tellement beau une fois imprimé en 50x70cm !". Puisqu'on se tue à vous le dire...

Résumons : un superbe résultat d'image si l'on a bien les articles, mais un appareil pas trop bien pensé en terme de productivité. De quoi inquiéter donc les directeurs d'agences de communication mais pas les photographes passionnés qui trouveront un outil sans équivalent sur le marché pour traiter eux-mêmes, en prenant leur temps, leurs photographies en 120. 
Deux réserves : 
1. l'appareil n'avale pas les panoramiques
2. pour la haute résolution il faut utiliser des verres antinewton pour assurer la planéité (ce qui augmente les manipulations, la poussière, et peut créer aussi du grain parasite).
De ces deux points de vue il y a mieux mais c'est (beaucoup) plus cher : Imacon.

Commentaire des internautes

de Pierre-Yves Duval, le 25/09/2001 :
"J'ai acheté le ls8000 et n'ai pas lu l'article de CI, mais les extraits que vous montrez reflètent assez exactement les problèmes rencontrés : ce n'est pas un outil de production, les passe-vues sont vraiment nuls et je ne supporte pas le logiciel Nikon.
La qualité semble vraiment à la hauteur, bien que je me sois arraché les cheveux hier soir et jusqu'à 3h00 du matin pour scanner correctement des 6x7. Je ne comprends pas vraiment leur système de mise au point, pas toujours fiable et je n'ai pas réussi à utiliser leur soi-disant ROC et ICE sans faire tilter mon ordinateur"
du même, le 26/09/2001 :
"Le logiciel fourni est nul (Nikon scan 3). Pour le traitement par lot par exemple, si vous souhaitez scanner 36 vues à 5 Mo (pour des 10x15), il faut répéter 3 fois la même opération, ce malgré l'enregistrement des préférences, celles-ci ne se répétant pas systématiquement. Je confirme que ce n'est vraiment pas un outil de production. 
Les problèmes de netteté que j'ai rencontré en scannant des 6x7 sont vraiment dus aux passe-vues minables fournis... inadmissibles pour un scanner à 30 000 F. Nikon aurait pu prévoir un passe-vue par format (4,5x6, 6x6, 6x7 etc.) mais pas un passe-vue optionnel avec verres (à plus de 2 000 F). J'en suis à me demander si tous les propriétaires de LS8000 ne devraient pas tout bonnement ramener ce scanner chez Nikon en exigeant l'élaboration rapide de nouveaux passe-vue et un meilleur logiciel. Pour finir sur une note positive, la définition et la gestion des couleurs sont une réussite."

de Marc Genevrier le 28/11/2001
NikonScan me paraît plus qu'honorable. On n'est pas dans Silverfast et les amateurs
chercheront en vain des outils de correction sélective des couleurs. Mais pour le reste,
Nikon a vraiment bien fait les choses. Je travaille essentiellement en négatifs couleur et l'inversion du masque s'effectue automatiquement avec une grande justesse. Je ne crois pas qu'on fasse actuellement beaucoup mieux ailleurs.
En ce qui concerne le système de mise au point, il me semble qu'il a simplement besoin d'une zone de l'image suffisamment contrastée et détaillée. Il suffit donc de faire une mise au point manuelle en choisissant bien la zone.
ICE et GEM ne m'ont jamais posé de problème et leurs résultats sont époustouflants.
Rappelons ici que l'appareil a besoin d'une machine puissante. La mémoire me paraît
assez critique (au moins 512 Mo) : il est certainement préférable que les données initiales du scan "rentrent" dans la mémoire. Si Windows doit se mettre à faire des échanges disque (mémoire virtuelle) au milieu du scan, on risque des ralentissements et des pertes de qualité. Or le pilote scanne en principe à 2000 ou 4000 dpi, puis sous-échantillonne ensuite à la résolution demandée. Et j'ai l'impression que toutes les opérations de ICE,
ROC et GEM sont effectuées avant sous-échantillonnage (pour un meilleur résultat).
Les avis sont visiblement partagés en ce qui concerne les passe-vues. Je n'ai pratiquement utilisé que celui pour le moyen-format. Je trouve que le système résout assez bien les problèmes de planéité. Certains cas exceptionnels nécessiteront le système avec verres anti-newton, mais est-ce qu'on n'aura pas alors d'autres artefacts ou pertes de qualité ? Un passe-vue par format ? Mais comment serait-ce possible puisque tous les appareils produisent des espacements différents entre les vues, très souvent même entre les différentes vues d'un même film ?
Je serais en revanche plus réservé quant à la durabilité. Le film est tenu des deux côtés par des petites bandes en pastique caoutchouté qui sont collées au passe-vue et, lorsqu'on écarte les deux moitiés du passe-vue pour "tendre" le film, on tire inévitablement sur ces bandes, qui finissent par se déformer ou se décoller aux extrémités. À manipuler avec prudence, donc !

d'Emmanuel GINIBRE le 10 février 2002
Emmanuel nous avait écrit pour nous signaler un problème de lignes dans les basses lumières sur son appareil. Après échange de l'appareil, voici un nouveau courrier reçu de lui :
Voici quelques informations concernant le lignage avec le LS8000. Le revendeur à donc fait changer ce matériel douteux auprès de Nikon France. Mais le nouveau LS8000 possède le même défaut moins prononcé (Lignage sur les très basses lumières sur les diapos 24x36 ou 6x6 ). La parade consiste à utiliser le multi-échantillonage (4 passes ou +) pour contourner le problème. Le lignage n'est plus visible, mais les scans sont bien + longs.L'origine du problème n'est pas connue.

dernière modification de cet article : 2001

 

 

tous les textes sont publiés sous l'entière responsabilité de leurs auteurs
pour toute remarque concernant les articles, merci de contacter henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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