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l'auteur

François Besson

Editions du courlis déchaîné
114 rue de Vaugirard
75006 Paris
nosseb.besson@gmail.com
 

 

 

Cet article représente
les minutes d'une communication
faite par l'auteur
 au 5ème Congrès de
la Photographie Haute résolution
 organisé par Pierre Corratgé à Perpignan en Octobre 2010.
Le thème du Congrès était :
le livre de photographie

 

 

Veuillez noter :
Il nous est extrêmement difficile de réunir les autorisations nécessaires à la présentation des photographies originales dans le texte et nous n'avons pas de budget pour la rémunération des ayant-droits. Le principe que nous suivons pour l'illustration des articles est le suivant : les auteurs des articles peuvent utiliser, sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source (...) les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées. Nous nous conformons en cela aux textes en vigueur (voir en particulier sur ce site : http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/exceptions.htm). Si vous contestez l'utilisation faite d'une photographie, merci de bien vouloir nous en informer. Nous retirerons aussitôt la photographie incriminée des illustrations.


Les 4 articles suivants sont des actes du Congrès de la Photographie Haute Résolution de Perpignan organisé par Pierre Corratgé en octobre 2010 :

 :
 

«Regards» : Naissance d'une revue photographique

par Pierre Corragé
(actes du congrès de la photographie haute résolution de Perpignan)

Ceci est un exposé pour dire : c'est simple, vous pouvez le faire...
Les choix de base ont été les suivants :
– une revue «web»
– à coût zéro, bénévolat de tous…
– à contenu photographique !
– à périodicité trimestrielle
– au format 21 x 23 italien
– avec la décision d’imprimer ce qui impliquait
– obtention de l’ISSN, dépôt légal (...)
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Le livre d'artiste en photographie

par François Besson

Quand j'ai commencé à travailler sur ce sujet, j'avais en tête que le livre d'artiste n'existait pas en photographie, mais c'est une idée totalement erronée pour au moins trois raisons :
- Il existe une multitude de livres d'artiste utilisant la photographie, mais ce ne sont pas l'œuvre de photographes mais d'artistes d'horizons divers ne se revendiquant pas comme photographes. La visibilité de ces œuvres est très limitée : en effet d'une part, le livre d'artiste est un objet qui se prête peu à l'exposition ou à la reproduction imprimée, d'autre part de tels livres se vendent sur un marché confidentiel qui n'est pour l'essentiel pas celui de la photographie mais celui de l'art contemporain.
- D'autres livres d'artiste utilisant la photographie existent : ils sont réalisés par des éditeurs à partir d'images de photographes extrêmement célèbres : ils s'apparentent plus à des portfolios qu'à de vrais livres d'artiste.
- Enfin, et c'est le plus intéressant pour nous, on assiste au cours des dernières années à une réappropriation du livre d'artiste par les photographes eux-mêmes à la suite du bouleversement des outils dont ils disposent.  (...)
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Brève présentation du monde du livre dans ses aspects techniques

par Henri Gaud

La question sera présentée sous les angles suivants : Fabrication Procédés Economie. (...)
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La série en photographie

par Henri Peyre

Cet article analyse la notion de série en photographie. Après avoir examiné la définition qui est donnée de la série dans quelques dictionnaires, nous examinons la notion de série en peinture avant de voir comment à la fois la notion de série joue un rôle tout particulier en photographie mais hérite aussi des attributs de la série en peinture. Nous en tirerons dans le cadre de ce congrès consacré au livre de photographe quelques enseignements sur la série et le livre. (...)
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Le livre d'artiste en photographie

par François Besson

Quand j'ai commencé à travailler sur ce sujet, j'avais en tête que le livre d'artiste n'existait pas en photographie, mais c'est une idée totalement erronée pour au moins trois raisons :

- Il existe une multitude de livres d'artiste utilisant la photographie, mais ce ne sont pas l'œuvre de photographes mais d'artistes d'horizons divers ne se revendiquant pas comme photographes. La visibilité de ces œuvres est très limitée : en effet d'une part, le livre d'artiste est un objet qui se prête peu à l'exposition ou à la reproduction imprimée, d'autre part de tels livres se vendent sur un marché confidentiel qui n'est pour l'essentiel pas celui de la photographie mais celui de l'art contemporain.
- D'autres livres d'artiste utilisant la photographie existent : ils sont réalisés par des éditeurs à partir d'images de photographes extrêmement célèbres : ils s'apparentent plus à des portfolios qu'à de vrais livres d'artiste.
- Enfin, et c'est le plus intéressant pour nous, on assiste au cours des dernières années à une réappropriation du livre d'artiste par les photographes eux-mêmes à la suite du bouleversement des outils dont ils disposent.

Pour retracer cette histoire, il faut tout d'abord définir le livre d'artiste. Ce n'est pas très simple car nous verrons que ce terme recouvre des notions très différentes.

Comment définir le livre d'artiste ?

Par le tirage

La première possibilité est de définir le livre d'artiste en fonction du tirage des ouvrages : il se situe alors entre le livre pauvre, existant à un seul exemplaire et l'édition traditionnelle à grand tirage qui est un produit industriel.

Cette définition a l'intérêt de la simplicité ; elle met également l'accent sur le caractère artisanal du livre d'artiste, mais elle laisse de côté la spécificité de ce support : si on se base sur ce critère, n'importe quelle collection d'images accompagnée d'un peu de texte devient un livre d'artiste pour peu qu'elle soit réalisée en peu d'exemplaires.
Cette définition a pour autre défaut de laisser de côté des livres d'artistes qui sont vraiment des œuvres originales bien qu'ils aient été tirés en assez grand nombre d'exemplaires.

Par le contexte d'élaboration

Une autre possibilité de définir le livre d'artiste consiste à se baser sur le contexte de son élaboration : le livre d'artiste est alors le produit de la réunion de talents complémentaires sous l'égide d'un éditeur, écrivain, poète, graveur ou peintre ; cette définition colle bien à la réalité du livre de bibliophilie,


Chagall tenant un de ses livres publié par Tériade : extrait de Chagall et Tériade, l'empreinte d'un peintre, Catalogue de l'exposition du même nom au Musée Départemental Matisse, Le Cateau-Cambrésis, 2006

mais correspond également en photographie à l'activité d'au moins deux éditeurs: les éditions Toluca à Paris et les 21st editions aux Etats-Unis. Ces éditeurs ont en commun d'utiliser des images de photographes largement reconnus pour réaliser a posteriori des livres d'artiste :
- les éditions Toluca ont ainsi publiés des livres bâtis autour des images d'Araki, Bustamante, Iturbide, Thomas Ruff.
- Les 21st editions ont pour leur part publiés des livres avec des images de Mikel Kenna, Witkin, Flor Garduño, Arthur Tress, Parke-Harrisson.

Dans ces réalisations, les images préexistent au livre et l'éditeur les utilise pour un projet qui n'était ni celui du photographe, ni celui de l'écrivain appelé à contribution : ceci me semble une fausse route et je vais tacher de vous en expliquer les raisons à partir d'un exemple.

Prenons l'exemple du livre Morgues aux éditions Toluca, réalisé à partir des images d'Andrés Serrano réalisées en 1992 :


Andrés Serrano, Morgues, Galerie Yvon Lambert: http://www.yvon-lambert.com

Ces images archi-célèbres ont été conçues pour être exposées en grand format; elles provoquent chez le spectateur un malaise en raison de la fascination qu'elles exercent1 :

- ce n'est pas une provocation gratuite, une recherche du sensationnel mais une sollicitation à regarder ce que nous préférerions éviter de voir
- leur étrange beauté vient de leur pictorialité manifeste : tout dans cette série vise à renforcer cette pictorialité :

- le cadrage soigné rejette tant l'anecdote que le drame ;
- l'absence d'individualisation personnelle ou sociale : les visages sont en particulier masqués ;
- le format de l'image, le jeu des tissus, de la lumière, des matières et des teintes, tout renvoie à la peinture .

On peut aimer ou ne pas aimer cette série, mais il est impossible de lui rester indifférent.

Le livre des éditions Toluca fait perdre beaucoup de force à cette série :


Morgues, éditions Toluca, http://tolucaeditions.com/home_en.html 

- la petite taille des images fait disparaître le choc de la confrontation que l'on pouvait avoir face aux grands tirages originaux
- les 5 images du recueil montrent la diversité de la série mais ne permettent pas d'en souligner le point commun
- la mise en page du texte par le graphiste frise le ridicule
- l'emboîtage réalisé par le designer qui devrait évoquer le monde glacial des hôpitaux me fait plus penser aux gamelles des restaurants universitaires !

La transposition des images de cette série en livre d'artiste me semble décevante. Il ne suffit donc pas de tirages numérotés, signés d'un photographe célèbre pour faire a posteriori un livre d'artiste réussi...

Tenter de définir le livre d'artiste sur la simple base de l'importance du tirage ou des conditions de réalisation laisse de côté les œuvres les plus intéressantes, celles qui font que le livre d'artiste est une entité propre et pas seulement une collection d'image servies dans une boîte avec petit texte en guise d'assaisonnement.

Pour essayer de mieux comprendre ce qu'est le livre d'artiste, il faut revenir en arrière et se pencher sur ses origines.

Les origines du livre d'artiste

C'est en dehors de la tradition bibliophilique que nait dans les années 1960- 70 le livre d'artiste en photographie2 :

- Le contexte artistique de cette naissance est celui d'une opposition des artistes à la tradition des beaux arts.
- L'exemple le plus célèbre est celui du livre fondateur d'Edward Ruscha : Twenty six gasoline stations.


Edward Ruscha : Twenty six gasoline stations,
extrait de Edward Ruscha: Editions 1959-1999,
Catalogue raisonné, 1999

 

     

Ce livre est considéré comme le premier livre d'artiste moderne et il aura une influence considérable.

Il est publié par Ruscha lui même en 1963, alors que celui ci est déjà un artiste reconnu du popart américain.

Son contenu correspond très exactement à son titre: 26 images de stations service avec pour seul texte une indication de marque et de lieu ; la séquence des stations correspond globalement à un trajet sur la route 66 de Los Angeles où Ruscha résidait jusqu'à Oklahoma City où sa mère vivait.

Ruscha partit du titre, conçut ensuite la typographie de la couverture, puis la maquette du reste du livre; il a sélectionné des images documentaires sans qualités esthétiques marquées.

La cohérence ne vient ne vient ni du sujet, ni des photos pris isolément mais de la rigueur formelle d'un art minimaliste.

Le livre est imprimé en offset sur du papier ordinaire et ne se distingue d'un livre standard que par la radicalité de son projet.

La première édition comprenait 400 exemplaires numérotés, une seconde de 500 exemplaires suivra en 1967, puis une troisième de 3000 exemplaires en 1969 ; ces deux dernières éditions ne sont pas numérotées et elles ont été faites pour essayer de ruiner la spéculation alimentée par la rareté des premiers exemplaires, ce qui fût un échec car un exemplaire de cette troisième édition coûte désormais plus de1000 dollars.

De très nombreux livres d'artiste utilisant la photographie ont été réalisés ensuite ; tous ou presque ont en commun le fait d'utiliser des photographies sans qualités particulières choisies pour leur intérêt documentaire et dont l'artiste n'est pas forcément l'auteur.

La définition d'Anne Mœglin Delcroix

Pourquoi parler de choses aussi éloignées de la photographie telle que nous l'entendons ? Tout simplement car cela nous oblige à réfléchir à ce qu'est un livre d'artiste et je vous propose de suivre la définition donnée par Anne Mœglin Delcroix car c'est celle qui me paraît être la plus intéressante :

le livre d'artiste est une unité de forme et de contenu articulée autour d'une contrainte fondatrice: celle du livre ;

- C'est donc un livre : qui dit livre, dit séquence temporelle de lecture avec ses contraintes et ses possibilités liées à l'alternance de l'apparition et de la disparition des pages au cours du feuilletage ; c'est donc une approche très différente du spectacle des images dans une galerie.
- Cette temporalité virtuelle est une contrainte mais une contrainte qui peut être exploitée de mille façons (narration, découverte).
- Le lecteur est impliqué dans la découverte d'un ordre qui n'est pas forcément donné d'avance.
- Le livre d'artiste est donc un objet doté d'une unité de forme et de contenu aboutissant à un tout unique.
- Pour mettre en œuvre cette unité conceptuelle tous les moyens sont bons : format, papier, reliure, mise en page, illustrations, texte, typographie : la liberté est totale.

Cette définition reposant sur l'unité conceptuelle du livre d'artiste ne fait pas de place particulière à la photographie : le livre d'artiste existe avec d'autres types d'illustrations ; ce qui compte dans cette optique, c'est le projet artistique de l'auteur et les moyens qu'il se donne pour le réaliser.

Le livre d'artiste utilisant la photographie n'est donc pas une sous-catégorie du livre d'artiste : ce n'est pas un domaine réservé des photographes ; on peut même dire que les photographe étant pour la plupart limités à l'exercice d'un seul médium - la photographie - s'y sentent beaucoup moins à l'aise que les autres artistes.

Les choses sont à vrai dire en train de changer et la dernière partie de cet exposé va nuancer ce que j'ai dit précédemment. L'évolution des techniques de réalisation, de diffusion et de vente a considérablement fait évoluer les choses et l'on assiste à l'heure actuelle à la naissance de livres d'artiste conçus et réalisés de bout en bout par des photographes.

Le livre d'artiste de photographe

Je cite rapidement ces évolutions avant de passer à quelques exemples concrets de réalisations :

Les évolutions favorisant le livre de photographe

- L'impression peut se faire désormais chez soi en jet d'encre, ou à la demande auprès de prestataire spécialisé ou encore en offset à partir de fichiers fournis par le photographe qui réalise lui-même tout le travail de pré-presse.
- La diffusion et la vente peuvent se faire dans les librairies spécialisées, mais également à partir de sites internet personnels ou de blogs recensant les livres échappant à la diffusion traditionnelle : tel le blog « the independent photo book » de Hester Keijser et Jörg Colberg qui recense tous les livres de photographies qui ne sont pas diffusés par amazon ou en librairie.


The independent photo book,
http://theindependentphotobook.blogspot.com
 

Il suffit de leur écrire pour voir paraître une fiche signalant l'ouvrage, son prix et un lien vers le site de l'auteur et un autre pour passer commande du livre.

Quelques exemples concrets choisis pour leur diversité

Un livre d'artiste de David Gibson, Water Cascade :

 


David H Gibson, Water Cascade, http://www.davidhgibson.com/html.pages/archive_pages/
British_Columbia_Water_Cascade_Book.html

   

 

C'est un accordéon imprimé en jet d'encre sur du papier Hahnemuhle présenté dans un boîtage toilé et fenestré. L'auteur en a limité le tirage à 9 exemplaires et les vend directement sur son site.

 

Un livre d'artiste d'Yvonne Cloâtre : Diaes eo, « il est difficile » en breton, avec un texte de Maurice Bellet: La traversée de l'en bas :

 


Yvonne Cloâtre, Diaes Eo, http://www.carnetsdartistes.org/htm/cloatre/index.htm

     

le livre a été imprimé en cinq exemplaires sur des rouleaux d'orgue de barbarie. Je ne suis pas sûr qu'il soit proposé à la vente.

 

Un livre d'artiste d'Helen Douglas et de Zoë Irvine. Illiers Combray

 


Helen Douglas et de Zoë Irvine. Illiers Combray, http://www.weproductions.com/recent.html 

     

Ce livre associe une partie sonore et une partie visuelle ; il évoque la ville décrite par Marcel Proust dans A la recherche du temps perdu ; l'ouvrage a été tiré à 500 exemplaires et on peut le commander sur le site de l'éditeur weproduction dont le catalogue regroupe à la fois des livres d'artiste imprimés en jet d'encre et d'autres imprimés en offset, ce qui montre bien l'effacement des limites traditionnelles.

 

Un petit livre de Denise Schatz : Tokyo I miss you


Denise Schatz : Tokyo I miss you,
http://www.miniaturegarden.org/index.php?/project/tokyo-i-miss-you-new/ 

Le livre est tiré en 20 exemplaires, imprimés sur un papier soie, reliés par un bout de ficelle ; ce livre donne envie de le caresser et rend compte du plaisir qu'il y a à feuilleter certains ouvrages, tant les auteurs sont attentifs aux choix des matériaux qu'ils utilisent. Il est en vente sur le site de l'auteur.

 

Un livre plus traditionnel dans la forme mais très abouti :
On borrowed Time (images 12 et 13).


Henrik Malmström : On borrowed Time, http://www.henrikmalmstrom.com/preview.html 

 

     

Son auteur Henrik Malmström l'a entièrement dédié à sa sœur morte à 28 ans d'un cancer. Le livre est imprimé en offset, tiré à 500 exemplaires et vendu sur le site personnel du photographe.

Le choix de ces exemples est naturellement totalement subjectif et arbitraire ; ils sont simplement là pour donner une idée des possibles.

Conclusion

 

Pour terminer, je voudrais insister sur le fait que les bouleversements technologiques de ces vingt dernières années sont une chance inouïe pour tous ceux qui envisagent de faire de l'auto-édition et des livres d'artistes en particulier.

Le numérique n'a pas fait disparaître les technologies antérieures mais il multiplie les possibilités qui nous sont offertes tout en se mixant très facilement aux technologies traditionnelles.

La diffusion des ouvrages est également grandement facilitée par l'ouverture sur le monde offerte par le web.

L'investissement financier nécessaire à la réalisation d'un livre est également nettement plus faible qu'auparavant, les auteurs faisant eux mêmes l'essentiel ou la totalité du travail.

La seule limite est celle de la créativité des auteurs car la réussite repose sur une fragile alchimie qui n'est pas donnée au départ : il est tout à fait possible de faire un mauvais livre d'artiste en partant de bonnes photographies tout comme on peut imaginer un bon livre fait avec des photographies médiocres
- en fait cette alchimie n'est pas propre au livre d'artiste, elle est le fait de bien des domaines artistiques, la poésie par exemple, pour n'en citer qu'un, dans laquelle le sens, la musicalité, la langue s'allient parfois pour le plaisir du lecteur.

Notes

Note 1 : Cette analyse des images d'Andrés Serrano reprend directement celle de Daniel Arasse dans sa lettre à Yvon Lambert publiée sous le titre
Les transis dans son recueil Anachroniques, 2006.

Note 2 : Tout ce qui suit reprend les analyses d'Anne Mœglin-Delcroix publiées dans son recueil Sur le livre d'artiste, 2006.

 

     
   

dernière modification de cet article : 2010

 

 

 

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pour toute remarque concernant les articles, merci de contacter henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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