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A propos d'une image 
de Jean-Marie Solichon

 

Galerie-Photo : Jean-Marie, que photographiez-vous ?

J.-M. Solichon : Ma pratique photographique est essentiellement centrée sur des sujets que je connais bien et apprécie : nature, montagne, flore, végétation, cours d’eau. L’appareil photographique m’accompagne en balade, soit en terrain à découvrir soit sur un lieu connu et repéré selon l’humeur du moment, la saison et les conditions climatiques. Les conditions climatiques ont une influence capitale : le beau temps me pousse vers les sentiers d’altitude ou au moins vers les horizons dégagés ; un temps couvert ou même la pluie m’incitent à rentrer en forêt ou à suivre les rivières.

 

Avez vous des lumières ou des heures préférées ?

En montagne, je m’efforce d’être sur le terrain dés l’aube pour profiter de la meilleure lumière possible. La fin de journée est également intéressante, moins stressante que le lever du jour car on dispose de plus de temps. Mais en été les orages sont très fréquents et la lumière absente en montagne.
En automne (ma saison préférée !) le soleil est plus bas et la lumière intéressante tout au long de la journée.
Quelle que soit la saison les journées les plus pleines se situent par temps couvert ou même par pluie faible ou intermittente.

 

 

 l'auteur

Jean-Marie Solichon
né en 1956
formation supérieure en horticulture et en botanique et écologie
directeur du Jardin Exotique de Monaco depuis 1993
photographie en Moyen format depuis 1995, en grand format depuis 1999

contact :
tel : 06.09.25.19.85
ou + 377.93.15.29.80 (HB)
jmsolichon(at)gmail.com  
www.jmsolichon.com

 

 

 

Gorges du Loup © Jean-Marie Solichon-1999

 

 

Parlez-nous de votre matériel

J’utilise une chambre « folding » Toyo 45AII (ma première chambre !) désormais secondée par sa sœur ultra-légère CF. Sur la photo des gorges du Loup l’objectif utilisé est un Nikkor 90mm/8. Mais j’ai maintenant réorganisé ma gamme d’optiques autour du 120 Super Symmar HM de Schneider : 75 – 120 –180 (ou 200 ultra léger Nikkor) – 300.

 

Pourquoi l'utilisation de la chambre ?

Je suis venu à la chambre après le Pentax 6x7 à cause des mouvements. Ils me sont indispensables pour obtenir une photographie qui montre le sujet comme le voit mon œil : net du premier plan jusqu’à l’infini.
Dans ma pratique, je n’ai pas besoin d’un matériel sophistiqué : les bascules et décentrements sur le corps avant suffisent à non bonheur. Une bonne légèreté (je marche et grimpe pas mal) et un minimum de robustesse (je ne suis pas très soigneux) sont des atouts.
Initialement je pensais utiliser le plus souvent ma chambre avec un dos roll-film. Mais je me suis rapidement rendu compte que le format 4x5, outre le fait « qu’il en jette » sérieusement sur la table lumineuse, permet d’obtenir des scans très honnêtes avec un scanner d’un coût modéré. On ne peut en dire autant du format 120 (panoramique 6x12 excepté).

 

Quels films ont vos préférences ?

Je dois réaliser au moins 80% de mes clichés avec la Velvia. J’aime son contraste et sa saturation. Par temps couvert ou pluvieux ce film « brille » dans tous les sens du terme. Et puis la Velvia est l’émulsion qui différencie le mieux les différentes nuances de vert…incontournable pour la plupart de mes sujets.
Les 20% restants : Provia 100F (autres films inversibles 100 ISO en cours de test) au petit matin ou en toute fin de journée, lorsque la lumière naturelle est déjà très chaude et que la Velvia « en fait trop » à mon goût.
En milieu de journée, en plein été, la Velvia n’est pas à son avantage c’est vrai…mais il est extrémement rare que je photographie dans ces conditions.

 

Quelques mots sur cette très belle photo de gorges du Loup ?

la  prise de vue a été réalisée le 19 octobre 1999. Il y avait eu juste avant une forte averse qui avait saturé l’air en humidité, précipité des feuilles mortes sur les cailloux de la berge et fait monter le niveau de la rivière...  j’ai appris à cette occasion que se placer sous les arbres après la pluie n’est pas ce qu’il y a de mieux à faire : des gouttes tombent des branches longtemps après que la pluie a cessé et prennent un malin plaisir à atterrir sur le soufflet et faire vibrer l’appareil ! Il y a un gros facteur chance sur cette prise de vue : je n’ai jamais retrouvé la même lumière depuis !

 

dernière modification de cet article : 2003

 

 

 

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