[abonnement gratuit]

 

votre avis

Vous utilisez un de ces appareils
en êtes satisfait ou pas,
merci de nous envoyer vos
commentaires.

 

l'auteur

Henri Peyre
Né en 1959
photographe
Beaux-Arts de Paris en peinture
webmaster de galerie-photo
ancien professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de Nîmes

www.photographie-peinture.com
www.nature-morte.fr
organise des stages photo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mamiya ZD

Description

Mamiya a annoncé à la Photokina (septembre 2004) le premier réflexe numérique moyen format à objectif interchangeable. 

Le Mamiya ZD offre un capteur 22 megapixel de 36x48 mm. Il permet l’acquisition d’images couleur 12 bits sur les cartes compact flash ou SD cards. L’appareil est compatible avec les objectifs de la gammes 645 AF.

Le filtre passe-bas est disponible en option, et le photographe peut donc choisir de prendre la vue avec ou sans. Le logiciel “Mamiya Digital PhotoStudio” est développé pour la circonstance, accompagnant l’image de la capture à l’édition.

Avec cet appareil, Mamiya propose une machine véritablement construite pour servir le capteur choisi. La construction est soignée. Le ZD est un outil solide.

L’appareil est très polyvalent, convenant aussi bien au studio qu’à l’extérieur et au mariage (400 ISO possible). Ses limites sont la vitesse de prise de vue en rafale (photo de sport difficile) et l’absence de bascules (nature morte de studio). L’appareil est même muni d’un flash TTL emprunté à Metz.

 

Mamiya ZD : spécifications

Capteur

• capteur plein cadre RVB aux pixels carrés. Dimension totale 36x48mm (diagonale de 6,1 cm, donc focale normale 61mm)
• 22 millions pixels au total
• 22 millions pixels effectifs

Tailles d’image

• Grande
• Moyenne
• Petite

Espace de couleurs

• Adobe RGB
• sRGB

Formats de fichiers

• RAW
• JPEG
• Enregistrement simultané

Monture d’objectif

645AF

Filtre protection infra rouge

intégré

filtre passe-bas

Optionnel (amovible)

Mise au point

TTL par détection de différence de phase

Visée

reflex à prisme fixe, grossissement 0,75. couverture 98%
Information sous la visée : mode d’exposition, mode de mesure de la lumière, vitesse, diaphragme, carte mémoire en service, occupation du buffer, type de compression. Verre de visée indiquant la zone de mesure spot et les points de mesure AF

Mesure de la lumière

• Moyenne
• Centrée
• Spot
• à ratio variable

sensibilité

ISO 50 - 400

Auto bracketing

2.3 ou 5 images (isolées ou en continu)

Exposition

P,A, S, M

Correcteur +-2IL par pas de 0,5, bracketing +-2IL par pas de 0,5

Sensibilité

50 à 400 ISO par 1/3 d’IL

Obturateur

Plan focal à défilement vertical. 30s à 1/4000e de sec.

Pose B. Synchro X 1/125ème de sec.

Balance des blancs

• Auto
• Lumière du jour
• Surexposition
• Ombre
• lumière fluorescente
• Tungstène
• mode utilisateur 1
• mode utilisateur 2
• Ajustement fin
• Réglage de la température de couleur

Prise de vue en continu

1.5 images par seconde jusqu’à 11 vues consécutives

Divers

Autobracketing par 0,3/0,5/0,7/1 valeur d’IL sur 2/3/5 images.

Commande de l’appareil (vitesse, diaphragme et déclenchement) possible depuis le logiciel Mamiya Digital Photo Studio (Mac et PC)

Ecran de contrôle LCD

• 4,6 cm LCD. Luminosité ajustable.
• 130.000 pixels
Sous l’écran principal, écran complémentaire LCD monochrome : sensibilité, nombre de vues restantes, type de compression, type d’exposition, balance du blanc, carte mémoire utilisée.

Prises

• AV out
• IEEE 1394 sur prise 4 broches

Mémoires

CompactFlash and SD card

Alimentation

batterie ion lithium rechargeable

poids sans batterie

1200 g

Dimensions

162 x 152 x 91mm

 


Accueil critique

L'appareil est sorti en France au printemps 2006. Un article de Chasseur d'Images (n°282 d'Avril 2006) en fait le bilan suivant :

Qualité/prix : Le qualificatif employé pour le prix est "prix doux". Le magazine compare en effet l'appareil aux dos moyen-format dont le prix est au double.

La comparaison avec le Canon IDS MarkII montre assez qu'à qualité maximale le Mamiya offre des images bien meilleures (tant qu'on reste à basse sensibilité, l'appareil perdant son avantage lorsque la sensibilité s'élève)

L'appareil est, pour le magazine, simple à utiliser, en dépit d'un logiciel très perfectible (par exemple l'appareil testé ne génère pas de façon satisfaisante les images jpeg).
Au chapitre des insatisfactions Chasseur d'Images critique la forte dominance "jaunâtre" du viseur, l'écran "riquiqui" et peu lisible du ZD, salue les fonctions de correction de vignetage et de distorsion du logiciel mais regrette la faiblesse de la correction des aberrations chromatiques.

Au chapitre des lauriers : les résultats optiques obtenus avec l'objectif de 80mm qui n'a pas besoin des corrections chromatiques sont de haut vol. La gamme des objectifs est fournie, même s'il manque les optiques à bascule et décentrement qu'on trouve chez Canon pour le 1DS Mark II.
Les "résultats [sont] époustouflants à faible sensibilité (50 ISO), tant par le piqué qui écrase tout ce que nous connaissons que par la douceur des dégradés et des hautes lumières qui - là encore - sont signées moyen format et inatteignables même avec un capteur 24x36 !"

Le magazine conseille finalement l'appareil aux éditeurs de cartes postales, aux spécialistes de la mode et du portrait ainsi qu'aux petits photographes industriels qui recherchent un appareil polyvalent. La nette dégradation des performances en sensibilité élevée limite l'intérêt de l'appareil pour le reportage.

Positionnement de l'appareil et discussion

Qualité du résultat : ça commence à être pas mal

Pour avoir une bonne idée de la qualité du résultat, on pourra télécharger un exemple d'une image faite au Mamiya zd (compressée en jpg - 7,8Mo).
Cette image décompressée pèse 61 Mo en 8bits.
Elle permet une impression
- de 33cm sur 45 en 300ppp
- de 56 sur 42 cm en 240ppp
On est donc loin encore d'une quantité d'information comparable à celle qu'on obtient sur un plan-film 4x5, contrairement à ce qui avait été dit lors de l'annonce de l'appareil en 2004. On a par contre un appareil qui permet d'obtenir des résultats comparables à ceux tirés de l'association d'un appareil moyen format argentique à un scanner Imacon, le haut de gamme du moyen format, donc.
On obtiendra légèrement moins d'information qu'avec un Mamiya 7II avec la légendaire acuité de son objectif standard, mais des couleurs plus justes, et avec beaucoup plus de facilité et de souplesse.

Visée médiocre

On peut d'autant plus comparer l'appareil au Mamiya ZII qu'il présente un défaut comparable de visée : le Mamiya 7II, comme la plupart des appareils non réflexes à télémètre couplés offre dans le cadre de visée la présence très déséquilibrante de l'objectif, ruinant à nos yeux toute tentative de composition instantanée. Le ZD est un réflexe et ne présente pas cet inconvénient. Toutefois la visée est très jaune et le coloriste, qui pourrait être extrêmement favorable à l'achat d'un appareil numérique, risque de ne pas y trouver son compte.

Investissement apparent

Le deuxième gros défaut est celui de tous les appareils chers. On peut être tenté de justifier l'achat de ces machines en comparant l'investissement à faire au coût de pellicules, d'heures passées au scan ou simplement de matériels comparables en argentique.
Le Mamiya ZD n'est pas plus cher que cela si on le compare à l'achat d'un couple moyen-format Imacon en neuf. Le positionnement est bon. Le problème est qu'on ne promène pas son Imacon toute la journée sur le terrain, qu'on ne l'expose pas à la convoitise, aux chutes et aux intempéries.
Mettre son investissement en première ligne est dangereux.

Conclusion

Si vous avez des moyens de professionnels, et que vous faites suffisamment de photographies pour gagner dans les économies de temps de traitement d'image, vous choisirez sans calculer le Mamiya ZD pour remplacer votre appareil. L'appareil est d'autant plus intéressant que vous êtes dans un environnement professionnel, loin du reportage, et dans des zones sécurisées (industrie). Sur le terrain, en reportage, le ZD peut être un peu lent, un peu faible concernant la luminosité, et peut susciter par trop la convoitise. Pour le créatif, attaché à l'accord parfait de l'image avant la prise de vue, le problème de la visée médiocre, comme celui de l'écran d'affichage un peu faible est un inconvénient important. Le Mamiya ZD est donc peut être cher, mais on l'achètera surtout pour gagner de l'argent !

 

 

 

dernière modification de cet article : 2006

 

 

tous les textes sont publiés sous l'entière responsabilité de leurs auteurs
pour toute remarque concernant les articles, merci de contacter henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

une réalisation phonem

nouveautés
galerie
technique
matériel
stages
adresses
librairie
boutique amazon
magasin arca-swiss 

plan
forum
liens
contact
radio-labo

abonnement gratuit
recherche sur le site
(chargement lent en première utilisation - veuillez patienter)