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l'auteur

Henri Peyre
Né en 1959
photographe
Beaux-Arts de Paris en peinture
webmaster de galerie-photo
ancien professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de Nîmes

www.photographie-peinture.com
www.nature-morte.fr

 

 

 

 

 

 

Comparatif 
Mamiya 7 II - Hasselblad 202FA :
Un avis d'utilisateur

Mes impressions

Ce comparatif est complètement subjectif et ne prétend pas à l'exhaustivité. Y sont mêlées des sensations personnelles et des observations techniques.

J'avais un Hasselblad 202FA depuis un certain temps et je viens d'acquérir un Mamiya 7 II. Cet article fait l'inventaire des impressions que j'ai avec ce nouvel appareil. Je le compare avec l'Hasselblad, qui est le compagnon de toujours.

Le Mamiya présente les avantages comparatifs suivants :
- l'appareil est très léger donc on peut le porter sans arrêt avec soi, l'Hasselblad est plus lourd.
- il est silencieux et peu agressif pour la photo d'inconnus. L'Hasselblad fait entendre un gros claquement peu discret à l'obturation.
- la netteté de l'image est légèrement meilleure avec le standard que celle de l'Hasselblad
- la visée à la Leica, directe, convient à la photographie événementielle.
- le format de pellicule légèrement plus important permet recadrage ou tirage supérieur.

L'Hasselblad en revanche présente les avantages comparatifs suivants : 
- Son ouverture à f/2,8 tire de bien des embarras. Avec son ouverture à f/4 le Mamiya ne permet pas de prendre des photos en centre-ville à la petite lumière du matin. C'est un gros handicap pour un appareil photographique qui vise le reportage
- le rendu des couleurs de l'objectif standard est beaucoup plus bleu et dur que celui de mon standard sur le FA (un peu comme certains objectifs de chambre de Nikon, par rapport à Rodenstock, je dirais). Mettons que quand je reçois mes provia 100F développée de l'Hasselblad, il peut m'arriver de retrouver en regardant CHAQUE image, l'impression qui m'avait fait déclencher. Avec l'autre, pour l'instant, non. Cela peut venir aussi du viseur qui n'est pas du genre chambre, (me mettant dans le noir).
- l'exposition laisse beaucoup à désirer par rapport à l'extraordinaire exposition du FA (quasiment impossible à mettre en défaut - c'est une mesure, bien faite, de ce qui passe au travers de l'objectif). Avec le Mamiya, il y a souvent des problèmes d'exposition (dès qu'on est dans l'ombre et qu'on veut prendre une scène majoritairement ensoleillée en particulier)

Un petit test


Hasselblad - vue générale


Mamiya vue générale

Cette image a été prise dans une situation vraiment traditionnelle en photographie (soleil d'arrière). La mesure de la lumière a été confiée aux bons soins des automatismes de l'appareil, le diaphragme étant fixé à f/11 sur les deux appareils.

Les deux images ont été réalisées sur de la Provia 100F et données au développement (très standardisé et régulier) de la FNAC.

On voit nettement une mesure de la lumière plus imprécise sur le Mamiya, qui ne démontre pas mais illustre en fait un phénomène général : celui d'une vraie faiblesse congénitale du Mamiya en ce domaine. A tel point que nous recommandons absolument d'avoir une cellule à main, ou mieux, un spotmètre pour faire un travail réellement efficace avec cet appareil. Rassurez-vous, Mamiya et spotmètre restent moins lourds que l'Hasselblad.

Le léger delta d'exposition n'empêche pas non plus d'observer un rendu des couleurs plus chaud sur l'Hasselblad et, nous semble-t-il, plus conforme à ce que nous avions vu au moment de la prise de vue (mais qui pourrait en jurer ?)


Hasselblad - taille d'impression


Mamiya - taille d'impression

Ces deux images sont destinées à présenter le détail de notre mire improvisée.
La boîte d'aspirine est présentée à sa taille réelle d'impression (si votre écran est bien à 72ppp).

L'image au total fait une cinquantaine de centimètres de hauteur. 


Hasselblad - taille réelle des pixels


Mamiya - taille réelle des pixels

Enfin voici la boîte à la taille réelle des pixels.
On voit à la fois la dominante bleue du Mamiya, avec perte de couleur dans les rouges (bien sûr) mais aussi dans les verts, et son acuité légèrement meilleure. 

Conclusion

Le Mamiya est un appareil idéal pour la prise de note (léger) et une photographie dont la couleur est moins l'ambition que le piqué (cela m'arrive d'en faire comme cela ces temps-ci).

Pour l'instant donc : si je n'ai qu'un appareil à emporter, ce sera encore l'Hasselblad, meilleur en couleur. Si à un moment donné, je dois me promener 15 km en prenant des photos ce sera le Mamiya, vraiment plus léger.
En noir et blanc, Mamiya sans hésitation, parce que son acuité est meilleure, et que son viseur télémétrique privilégie le sens de la construction et des valeurs, le viseur "de chambre" de l'Hasselblad privilégiant le sens des couleurs, comme son rendu.

 

Merci à Georges pour ses prises de vues.

 

dernière modification de cet article : 2003

 

   

 

 

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