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compilation du forum

 


Merci à tous
les généreux
contributeurs
et en particulier
Emmanuel Bigler
Gérard Métrot
et Jean-Louis Llech !

Compilation : Henri Peyre

 

Hasselblad ou Rolleiflex ?
Objectif Zeiss ou un objectif Schneider ?
Caractéristique des Rolleiflex
Pellicule pour Rolleiflex 
Comment développer les films après la prise de vue ?
Quel modèle de Rolleiflex acheter ?
Comment dater un Rolleiflex ?
Cellule du Rolleiflex
Quels problèmes puis-je rencontrer lors de l'achat d'un Rolleiflex ?
Les objectif du Rolleiflex
Le piqué du Rolleiflex
Changer l'objectif d'un Rolleiflex
Réparer un Rolleiflex
Changer le verre de visée d'un Rolleiflex
Nettoyer le dépoli du Rolleiflex
Champignon sur l'optique d'un Rolleiflex
Courroie du Rolleiflex
Filtres pour le Rolleiflex
Type de baïonnette des Rolleiflex
Rotules (ou têtes) panoramiques Rolleiflex
Capuchon d'objectif pour Rolleiflex
Défaut de planéité du film sur un Rolleiflex
Profondeur de champ sur un Rolleiflex

 

 

Les questions qu'on se pose avant d'acheter un Rolleiflex

Je projette d'acheter sur Ebay un Rolleiflex T avec un objectif Tessar 75mm/3.5 pour faire mes débuts en moyen format. Quelqu'un a-t-il l'expérience de cet appareil et pourrait-il me dire si l'objectif en question est également de qualité pour faire de la couleur (éventuellement de la diapositive) ?

Le Carl Zeiss Tessar 3,5-75 du Rolleiflex T à quatre lentilles est certainement le meilleur tessar de tous les 6x6 ;-);-) Son éventuelle inadéquation pour la couleur est un mythe tenace qui date du début des années 1960, lorsque l'industrie et le commerce cherchaient à faire racheter des appareils à une clientèle contente des Tessar/Xenar/Skopar/Flor etc.. et qui n'avait aucune envie de changer. Vous trouverez sur cette page des images prises en diapo avec le Rolleiflex T (...) Vous avez le droit de vous plaindre qu'il y a une dominante bleue dans les ombres, les experts semblent accuser les vieux films diapos ;-);-) Je vous conseille de faire : un film noir et blanc grain fin pour tester le piqué, puis un film diapo E6 à grain fin pour tout le reste.
(Emmanuel Bigler)

Hasselblad ou Rolleiflex ?

1°) Facteurs communs :
- Dans les deux cas, d'excellentes optiques, le haut du panier.
- Vous n'aurez pas de "cadences infernales" avec des moyens formats.
- Négatif au format 6x6, rien à voir avec le 24x36.
- Des appareils éprouvés, qui sont allés au bout du développement de leur gamme, dont on connait parfaitement les qualités et les défauts. Pas de "surprise"
- Une offre en occasion très large, qui est un avantage, mais aussi un inconvénient, parce qu'il faut faire attention aux "nanars".
- Assez souvent, les appareils professionnels qui sont mis sur le marché de l'occasion sont "rincés", c'st à dire que leur précédent propriétaire les a largement utilisés, usés etc... Donc, attention avant d'acheter.

2°) Le Hasselblad : 500C, 500CM, 501CM, 503CW
- Totalement mécanique, pas de piles (sauf le prisme-posemètre)
- Totalement modulaire, un vrai meccano.
- Une vaste gamme d'excellents objectifs, plus ou moins chers, plus ou moins anciens.
Des objectifs Zeiss, inutile d'en dire plus.
Attention aux noms des objectifs : Les "C" sont les plus anciens, ensuite les "CF", puis les "CFi" , enfin les "CFE" (compatibles avec les Blad 203-205, électroniques)
- Une aussi vaste gamme d'accessoires : des magasins, des viseurs prisme à 45°, à 90°, poignées, etc..
- Possibilité d'y monter des dos Polaroid, (sauf avec le prisme à 90°)
- On peut précharger des magasins en NB, couleur, diapo, et les avoir toujours disponibles. Pas de rechargement en plein reportage.
- Une visée excellente, si on achète un Blad récent, avec un verre de visée Acute-Mate, (les anciens boîtiers n'ont pas le verre de visée interchangeable, il faut un retour au SAV)
- Un boîtier pas trop lourd, qui tient bien en main.
- Une fabrication excellente,
- Un appareil de légende, qui impressionne le client. Ça fait professionnel (et ça l'est !)

Dans les inconvénients :
- L'objectif et le boîtier doivent impérativement être armés avant de monter ou de démonter un objectif. Sinon blocage définitif.
- Le boîtier doit être armé avant d'y monter un dos, sinon, vous perdez une vue.
Ça a l'air d'un terrible emm... en réalité, c'est une habitude à prendre, et il y a des voyants mécaniques pour s'y repérer (Rouge/blanc).
- Pas de retour instantané du miroir comme sur les 24x36. Faut réarmer !
- Pour avoir une cellule, obligation d'acheter un prisme-posemètre,
- La visée avec les anciens modèles peut être très sombre, avec un vignettage important avec les objectifs de longue focale. (Je dis bien vignettage de la visée, pas du négatif !)
- Des objectifs généralement ouvrant à f/3,5 ou f/4, qui, s'ils sont associés à un verre de visée ancien donnent une visée très sombre.
- L'armement est manuel, au tour de manivelle, à moins d'opter pour un Hasselblad 503CW qui permet d'y fixer une poignée-moteur. Au moins, il est silencieux.
- Les dos Hasselblad anciens peuvent présenter des fuites de lumière, parce que l'étanchéité des joints est mauvaise.
- Côté bruit, un Hasselblad, comme pratiquement beaucoup de moyens formats est bruyant. Pas trop, mais il se fait remarquer.
- On peut trouver que les prix, même en occasion, sont assez chers.

3°) Le Rolleiflex :
- Objectif fixe, de très haute qualité (Zeiss souvent), mais non interchangeable.
- Possibilité d'y monter un viseur prisme à 45° ou 90°, comme le Blad,
- Pas de dos Polaroid,
- Un silence total au déclenchement,
- Une fiabilité au delà de tous éloges.
- Un boîtier compact, assez léger, qui tient bien en main, toujours prêt,
- Un mode de visée moins agressif, qu'on dit plus "humble" (tête baissée), très discret, parce qu'on peut photographier en gardant l'appareil à hauteur de poitrine, sans donne l'impression qu'on photographie,
- Quoi qu'en disent certains, une visée claire et précise, les verres de visée sont interchangeables, et l'objectif de visée est parfois plus lumineux (f/2,8) que l'objectif de prise de vue (f/3,5),
- Certains objectifs très lumineux, ouvrant à 2,8.
- Pas de miroir mobile, du fait du double objectif. On ne perd jamais le sujet de vue.
- Des commandes simples et qui tombent bien sous la main, armement, mise au point, diaphragmes, vitesses, déclencheur. Pas de "piège comme sur les Hasselblad)
- Pour "coincer" un Rolleiflex, il faut le faire (et même, si on veut le faire...), alors qu'un Hasselblad, au début, la moindre inattention coûte TRES cher.
- Une "gueule" sympathique, un peu désuète, qui inspire la sympathie. On acceptera plus facilement la photo au Rolleiflex qu'au Canon ou au Nikon.

Les inconvénients :
- Trop de choix : depuis l'origine, environ une soixantaine de modèles, (plus de 80 avec les sous-versions), donc un choix qui peut être difficile. Avec quelques critères de base, on tombe vite à 3 ou 4 modèles.
- Son principal défaut : Un chargement "délicat" en pleine action : mieux vaut ne pas travailler avec l'appareil dans l'étui en cuir, parce qu'il faut le sortir d'abord de l'étui, puisque tout le dos et le fond basculent à l'ouverture. Avec de l'habitude, on le charge sans même y prêter attention, mais dans des conditions demandant une certaine rapidité, ça peut être une vraie galère.
- Choix limité du point de vue des focales : 75 ou 80mm.
- Si on veut un grand angle, il faut un second boîtier (50 ou 55mm) et un troisième pour le télé (135 ou 150mm).
- L'armement est un tour de main à prendre : aller-retour, pas très logique.
- Aucune motorisation possible,
- Des modèles dont l'obturateur peut être gommé à la longue, et qu'il faut éventuellement faire vérifier (ou bien acheter chez un vendeur de confiance)
- Vérifier le parallélisme du système de mise au point (peut être faussé),
- Même remarque pour les joints du dos, comme le Hasselblad,
- Beaucoup de modèles sans cellule, et les anciens modèles n'ont pas souvent une cellule bien calée,
- Pas beaucoup d'accessoires, mais ils sont excellents, et bien conçus, globalement moins chers que les accessoires Hasselblad.
(
Jean-Louis Llech)

Le gros avantage du Flex reste quand même qu'on peut travailler avec des vitesses plus lentes à main levée que le Blad ! Et qu'on ne perd pas la visée lors de la prise de vue.
(Yann M)

Je veux faire du portrait. J'hésite entre Hasselblad et Rolleiflex

- la visée sur un Rolleiflex postérieur à 1958 n'est ni plus sombre ni plus claire que sur un 500 C/M. Pour les deux appareils on peut remplacer les verres, sans outil spécial, par un verre plus moderne de son choix. je suis parfaitement heureux avec un verre Rollei modèle 1958 fabriqué en 1971 et un verre 500 C/M modèle 1975.
- Pour les Rollei-bi plus anciens que 1958, et pour les Hasselblad 500/C (donc antérieurs à ??? 1965 ??) il est possible avec retour en atelier d'adapter un verre plus moderne, cela dépend du prix de l'appareil car changer de verre avec outillage & travail manuel plus réaligner éventuellement la visée n'est pas gratuit.
- la mise au point avec un Rollei bi-objectif (ou un 'blad équipé d'un verre avec télémètre à prismes croisés) est très facile, mais il faut réapprendre à cadrer sur un dépoli avec l'inversion droite-gauche du reflex à miroir sans prisme. Pour la mise au point j'utilise beaucoup les demi-lunes du télémètre à prismes croisés, c'est ce qu'il y a de plus précis sur tout appareil manuel. Je dirais même qu'il y a quelque chose d'un instrument de laboratoire à faire la visée avec les prismes croisés ;-);-)
- la distance de mise au point minimale du Rollei bi-objectif est de 90 cm. Cette distance est surmontable à l'aide d'une série de bonnettes d'approche qui sont très peu coûteuses, mais qui ne résolvent pas le problème fondamental du portrait serré : laisser une distance minimale entre l'objectif et le sujet afin d'avoir un rendu de perspective correct.
- Le Rollei-bi dans sa longue histoire a peut-être pris les gens en photo plus que n'importe quel autre appareil, du moins entre 1930 et 1960. Portraits avec un 'flex-bi ? Il suffit pour s'en convaincre d'évoquer les photographes suivants : Robert Doisneau, Sir Cecil Beaton, Helmut Newton....
Blague à part : allons droit au but, le 'flex-bi n'est pas fait pour le portrait serré. Pour cela il faut un recul suffisant, et une focale plus longue entre 135 et 180 mm en 6x6. Rollei, pour contrer un peu Mamiya avec son bi-obj à blocs optiques interchangeables, proposa au tournant des années 1960 le télé-Rolleiflex ultra-spécialisé avec son bloc 135 fixe. Il y avait dans le même esprit le Semflex Studio équipé d'un bloc bi-obj 150mm fixe.

Conclusion : beaucoup de portrait serré, budget de ~ 1300 euros, pensez alors au "blad" avec le 150. ou plus long.
(Emmanuel Bigler)

Vaut-il mieux un objectif Zeiss ou un objectif Schneider ?

Le Rollei bi-objectif a deux gammes d'optiques Schneider et Zeiss mais je pense que très sagement Rollei se servait de cette mise en concurrence pour avoir toujours deux sources d'approvisionnement indépendantes et pour pousser Zeiss à ne pas s'endormir sur ses lauriers, et pour pousser Schneider à faire aussi bien que Zeiss.

Sur galerie-photo le spécialiste Rollei c'est M. Gérard Métrot, et il nous explique que les objectifs étaient testés un par un chez Rollei, et retournés sans état d'âme au fournisseur s'ils ne passaient pas la barre de qualité Rollei.

Donc en principe sauf détérioration des lentilles (moisissures, il fait être très attentif à ce point) et sous réserve que l'appareil ait été bien réaligné mécaniquement, il ne vous sera pas possible de trouver des différences, en pratique et sans instrument de laboratoire, entre les différents objectifs 3,5 ou 2,8 Zeiss ou Schneider.

Les Rollei bi-objectifs équipés d'objectifs Zeiss (tessar, planar) étaient toujours vendus un peu plus cher que ceux équipés d'objectifs Schneider (xenar, xenotar) et cette situation historique se reflète encore dans les cotes d'occasion aujourd'hui... sans fondement technique. Mais il y la part de rêve, après tout c'est important si on s'apprête à acheter un 'flex-bi.

En résumé on achète un flex-bi pour son objectif de prise de vue, pour son système mécanique de mise au point très précis et très robuste, pour son obturateur très fiable.. mais qui doit repasser en révision, disons, décennale ; pour le reste (griffures, salissures sur le verre de visées, sac de cuir ou pas) on entre dans la décoration.
(Emmanuel Bigler)

Pour le 2,8F, je pense que vous êtes au courant que les derniers modèles « face blanche » ne diffèrent techniquement des modèles antérieurs que par la plaque frontale. Un modèle face blanche, en revanche, s'il n'a pas été bricolé, est forcément l'un des derniers fabriqués dans les années 1970-1980.
Le stock de plaques frontales classiques étant épuisé, l'usine a commandé une nouvelle série sérigraphiée de style différent, cette série de plaques « face blanche » équipe les derniers modèles de rollei bi-objectifs classiques jusqu'à la fermeture en 1981.

Les tous derniers modèles de 2,8F en série 2,9 million ne sont équipés que du xenotar 2,8 de 80 de chez Schneider, le stock de planars de chez Zeiss étant sans doute épuisé vers la fin de l'histoire ; comme le fut le stock de tessars du rolleiflex T, obligeant Rollei à commander une série de xenars chez Schneider, en catastrophe, pour honorer, dit la légende, une commande de la Royal Navy ! (lesquels honorables clients semblaient donc fort satisfaits du rolleiflex T « du pauvre », mais c'est une autre histoire !)

On voit de temps en temps sortir des 2,8F neufs dans leur boîte, ou des séries spéciales plaquées or d'après 1981, mais c'est assez rare, les amateurs de rolleiflex classiques ne sont pas tout à fait comme ceux d'une autre marque d'appareils de petit format que nous ne dévoilerons pas ici ; les vrais rolleiphiles, de mon point de vue, bien au contraire, sont fiers d'utiliser une machine-outil de production, à commande manuelle, qui a servi fidèlement un professionnel autrefois et qu'on a le plaisir de faire réviser chez un spécialiste de confiance.
Cela n'empêche pas certains rolleiphiles d'être équipés de rollei face blanche ! (on a ses faiblesses, parfois ;-)
(Emmanuel Bigler)

Je voudrais connaître les caractéristique des Rolleiflex. Où puis-je trouver de l'information ?

Le mieux est de commencer par la page Rolleiflex d'Emmanuel Bigler sur galerie-photo.
Voir également, en anglais : http://www.stutterheim.nl/rolleigraphy/rolleiflex_compare.html

Pour une approche plus technique, nous avons placé le mode d'emploi du Rolleiflex 3.5 en téléchargement gratuit sur galerie-photo. Concernant le 2.8F, il n'y a aucune différence dans le mode d'emploi avec le 3.5F

Pour des informations complémentaires, on peut également télécharger quelques manuels chez Sylvain Halgand. Il y a en particulier une brochure intéressante concernant les compléments pratiques des Rolleiflex.

Quelle pellicule est-ce que je dois acheter pour mon Rolleiflex ?

Le Rolleiflex est un appareil moyen format qui utilise de la pellicule de format 120. On trouve cette pellicule dans plusieurs types (diapositive, négatif couleur, négatif noir et blanc) et dans plusieurs sensibilités. Nous rappelons aux nouveaux venus à l'argentique que plus la sensibilité de la pellicule est faible et plus le grain du film est fin et peu apparent. Si vous visez une netteté maximale, prenez une pellicule peu sensible (ne dépassez pas 100 ou 200 ISO).

Trouve-t-on facilement de la pellicule pour les Rolleiflex ?

On trouve très facilement sur le net de la pellicule 120 (appelée Rollfilm) y compris sur la boutique de galerie-photo.

Comment développer les films après la prise de vue ?

Il y a plusieurs solutions. Vous pouvez traiter les films vous-même, y compris les films couleurs, dans une simple cuve (même moi j'y arrive) ou, pour les mieux équipés, avec une machine Jobo.
Vous pouvez aussi donner vos films à développer dans les laboratoires professionnels.
(Henri Peyre)

Quel modèle de Rolleiflex acheter ?

Tout dépend de vos moyens et de vos objectifs. Si vous désirez obtenir la meilleure résolution possible, vous devez acheter un appareil récent et en bon état. Vous trouverez sur cette page réalisée par Emmanuel Bigler une description des principaux modèles de Rolleiflex. Cette page de Christopher Perez donne quelques indications sur des appareils qu'il a eu entre les mains.
(Henri Peyre)

Les modèles les plus appréciés sont les modèles F à "face blanche", derniers modèles fabriqués avant la mise à sac de l'usine Rollei par ses créanciers. La fabrication est de grande qualité. Lorsque les Rolleiflex repartiront quelques années plus tard avec les modèles GX puis FX, la qualité de la fabrication recommencera de plus bas. Une meilleure qualité de résultat photographique sera toutefois atteinte par la série des FX, avec un traitement amélioré des objectifs, une cellule très fiable et, surtout, une meilleure planéité du dos, dans lequel on ne peut plus placer que de la pellicule 120 et non 220.

Les boîtiers « face blanche » série 2,9 million sont surcotés à cause des collectionneurs. Un modèle à peine plus ancien qui ne soit pas face blanche permet d'éviter la convoitise de ces derniers. L'optique Schneider Xenotar(5 lentilles en 3 groupes) est inchangée entre son introduction en 1952 et son arrêt en 1981. Le traitement anti-reflet n'a sans doute pas changé entre 1960 et 1981. Donc autant prendre un modèle 2,8F Xenotar du début des années 1960, après 1958 pour avoir le capuchon pliant si pratique et le verre qui s'échange sans outil et sans retour en atelier, et faire réviser l'appareil dès l'achat. Seul défaut du 2,8 80 xenotar à 5 lentilles : il est sensible au contre-jour, plus que le tessar ou le  planar 3,5. Mais en piqué, donc en conditions de lumière normales pour ne pas être gêné par la lumière parasite, le xenotar 2,8-80 est très probablement au-dessus.
(Emmanuel Bigler)

Rolleiflex 2,8 F ou 2,8 GX? On me propose un GX d'occasion mais les prix commencent à grimper. Le boitier est-il aussi fiable que le F ?

C'est la même mécanique dans le 2.8GX/FX que dans le 2.8F/3.5F,
La différence se porte sur le dos à double feuillure qui n'est plus le même sur le GX/FX.
La profondeur de champs automatique qui n'existe plus.
Le capuchon viseur qui n'a pas le miroir de renvoi d'image.
Le palpeur qui n'existe plus, pour la détection du film.
Autrement il y a en plus :
La mesure de la lumière et le flash TTL.
Et le traitement multicouche des lentilles.
La fixation de la courroie est moins agréable sur le GX que sur le FX et le 2.8F.
Je répare pour Rollei les appareils sous garantie sur ces produits et il n'y a pas plus de problèmes que sur les anciens Rollei. Plus de gommage de l'obturateur (Compur)
La seule différence c'est le prix.
(Gérard Métrot)

Y a-t-il des modèles à éviter ?

J'éviterais les tout premiers 3.5F en raison du couplage vitesse-ouverture. J'ai mis la main sur un de ces 3.5f type 1, et ce système est franchement peu pratique à utiliser. En position normale, seule la molette des vitesses peut être tournée et elle entraine automatiquement celle des ouvertures, jusqu'à atteindre f22 ou f3.5 ou 1/500s.
Si je débraye le couplage, le diaphragme peut alors être réglé de façon autonome (sans entrainer les vitesses) mais ce n'est pas le cas de la mollette des vitesses, qui fonctionne comme en position "couplage" et entraine le diaphragme, la seule différence étant que je peux alors dépasser f22 et f3.5 (si je fais attention à ne pas bloquer la molette du diaphragme avec le doigt qui appuie sur le bouton de découplage).
De mon point de vue, c'est à peu près aussi simple à utiliser qu'à décrire, et il me semble avoir lu quelque part que le couplage vitesse-diaphragme des 3.5f a été abandonné après 20 000 exemplaires. Pour mon prochain 3.5f, j'éviterais donc les 2 200 000 à 2 220 000.
(Emmanuel Busson)

J'ai regardé le Prochnow volume 2.
En fait le système malcommode c'est uniquement sur les tous premiers 3,5B (ou MX-EVS) dès mars 1954, série 1,267 M.
Sur les appareils suivants, à partir du N° 1,7 M le système se déconnecte bien plus facilement, donc si on ne le veut pas on ne s'en sert pas.
Donc si vous voulez un modèle 2,8 ou 3,5 tessar, xenar, planar ou xenotar à partir de ~ 1955 aucun souci le couplage des IL est déconnectable très simplement.
Le système disparaît complètement sur les 3,5F et 2,8F à partir de 1960 mais reste sur les 3,5E et 2,8E.
On reconnaît le système d'IL couplés aux chiffres IL sur la molette de pouce droit ; le système facilement déconnectable se reconnaît aux deux petites oreilles de part et d'autre de l'axe de la molette de pouce gauche (molette qui est à droite sur les photos de la face avant). Donc si vous avez devant vous un 3,5B ou MX-EVS qui n'a pas ses petites oreilles sur la molette de pouce gauche, effectivement vous pouvez prendre le vendeur de haut et faire pression sur lui pour qu'il baisse son prix ;-);-)
J'arrête car on va tomber dans les morceaux choisis pour collectionneur !
Réf. : Claus Prochnow, Rollei Report Volume 2, Rollfilmkameras, ISBN 3-89506-118-2, Lindemanns 1994 (l'ouvrage a été réédité).
(Emmanuel Bigler)

le couplage vitesses-diaphs disparait sur les 3.5f à partir de 1960, mais il est bel et bien présent sur les 3.5F antérieurs, à savoir les "type 1" de 1959. Ce système est différent de celui des autres 3.5 sans cellule couplée. Il n'est pas totalement débrayable. Par exemple, pour changer juste de vitesse, il faut
d'abord changer la vitesse en mode couplé, puis tout en appuyant sur le bouton de découplage, refixer l'ouverture... On peut vivre avec, il y a certainement des tas d'utilisateurs ravis de ces 3.5f type 1, et mieux vaut un type 1 en bon état qu'un white face champignonné, mais un couplage vraiment débrayable ca aurait quand même été mieux.
(Emmanuel Busson)

Pourquoi y a-t-il si peu de Rolleiflex 4,0 FW ?

Nous parlons bien du Rolleiflex 4,0 FW et non pas des autres Rollei-bi. On peut parler des autres Rollei-bi si vous le voulez, et ceci pendant de longues heures si cela vous dit, mais c'est une autre affaire.

Pour comprendre l'existence de cet appareil 4,0 FW et sa position sur le marché en 2005 il est intéressant de remonter au début des années soixante avec la création du Rolleiflex grand angle ou "Weitwinkel".

Dans les années cinquante le Rollei-bi standard est produit par dizaines de milliers par an ; c'est un outil très apprécié des professionnels et des amateurs, mais son bloc optique est fixe. À la fin des années cinquante, en 1957 selon Claus Prochnow (Rollei report 2 page 17-399), Mamiya propose un bi-objectif équipé de blocs interchangeables qui par la suite a connu le succès que l'on sait. Le bureau d'études Rollei se lance à son tour et présente à la direction un prototype appelé PR178 par Claus Prochnow et qui tente de concurrencer le Mamiya-bi. Finalement la décision est prise d'en rester aux blocs fixes et de sortir deux nouveaux appareils bi-objectifs, le télé et le grand angle équipé d'un Distagon Zeiss de 55 mm.

Ce Rollei Weitwinkel K7W / PR 180 et 180/1 sera produit très exactement à trois mille neuf cent six exemplaires, toujours selon Claus Prochnow.

Tout cela pour dire qu'à la fin du XXème siècle un Weitwinkel en bon état atteint facilement les 3000 euros en occasion. En parallèle, une forte pression de la clientèle japonaise a forcé Rollei à modifier l'habillage du 2,8 GX pour qu'il devienne le 2,8 FX ; dans la foulée on demande logiquement le retour du Weitwinkel et du Télé. Vendre 4500 euros TTC neuf un appareil qui peut atteindre 3000 euros en occasion et dont il n'existe que quelques milliers d'exemplaires au monde (ceci étant dit il reste, pour évoquer d'autres mythes bien aimés, nettement plus de Weitwinkel en ordre de marche que de Dewoitine 520 ou même de Spitfire en état de vol) rend le côté financier de l'affaire plus compréhensible dans la mesure où un nombre suffisant de clients inconditionnels (si vous voyez ce que je veux dire, par exemple dans une autre marque ;-) se sont annoncés fermement.

Voilà, vous savez tout, alors, certes on peut détailler les points techniques du Rolleiflex 4,0 FW. Je retiendrai le côté optique, puisque c'est avec l'Helvetar Alpa Schneider un rare exemple de grand angulaire allemand récent qui ait été recalculé spécialement pour un moyen format en privilégiant une ouverture maximale supérieure à celle d'une optique de chambre et en étant par ailleurs très peu soumis aux contraintes du miroir reflex (un peu tout de même pour le Rollei-bi, pas du tout pour l'Alpa).
Pour mémoire ajoutons le nouveau biogon de 38, recalculé par suite de l'épuisement d'un très rare verre Schott ; et le nouveau distagon 40 IF rétrofocus qui fait désormais jeu égal, ou presque, avec le biogon.

Il semblerait que le distagon de 55 utilisait un verre spécial qui n'est plus au catalogue Schott, d'où, entre autres raisons, la décision de recalculer une nouvelle formule 50 mm plutôt que de fabriquer sous licence le distagon de 55 classique du Weitwinkel, comme Rollei le fait en routine pour les distagons de 50 série EL des mono-objectifs.

L'ouverture max de f/4 est imposée par l'entre-axes de 45 mm qui a été conservée du Rollei-bi classique ; pour le reste le fameux et très apprécié système de mise au point à cames est parfaitement à l'aise avec un 50 ou un 55 mm.

C'est avec un 135 que les ennuis commencent, à croire le communiqué officiel Rollei annonçant que le télé ne serait pas refabriqué, c'est cette affaire de came et d'extension de tirage limitée qui est mise en avant, Rollei n'ayant pas, cette fois, voulu réinvestir dans une étude coûteuse pour un débouché hasardeux.
(Emmanuel Bigler)

Comment dater un Rolleiflex ?

Ces pages peuvent vous donner les informations utiles :

http://home.worldonline.dk/rongsted/Rolleisn.htm
http://www.siufai.dds.nl/Rollei_History.htm
http://www.rolleirepairs.com/models.htm

Que signifie le nom "TELOS" qui figure sur le capot supérieur de certains Rolleiflex ?

C'était l'importateur français ; on trouve son nom sur le capuchon de visée ou, comme sur mon E, sur un petit écusson émaillé collé coté manivelle avec découpe du gainage. (Gilles)
La société Télos a terminé sa carrière en 1982 en étant devenu cette année là, l'importateur de Rollei à nouveau. Mais après Rollei est passé chez Cunow. Télos avait perdu l'importation en 1972 avec l'implantation de Rollei en France, ce qui a duré 10 ans pour la filiale Française.
(Gérard Métrot)

Certains Rolleiflex bi 2.8 ou 3.5 F ou T sont équipés d'une cellule ; que faut-il penser de cette cellule ?

La cellule fonctionne par couplage ave les molettes vitesses/diaph sur les 2,8 et 3,5F, et par report de l'indice de lumination pour les modèles T et E.
L
a cellule prend tout ce qui tombe dans un angle de l'ordre de 60°. Donc ce n'est pas pondéré central au sens des reflex modernes. C'est plutôt : non pondéré, intégral. Un diffuseur accessoire permet la mesure en lumière incidente. Ce diffuseur est souvent perdu sur les appareils d'occasion mais cela peut se trouver [copies disponibles sur e-bay].
(Emmanuel Bigler]

La cellule des Rollei date de l'époque 1950/1960, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, mais elle n'est quand même pas si mauvaise que ça.
(Gérard Métrot)

Oubliez-les ! Du moins, que cela ne détermine pas votre achat. Si vous avez la chance de trouver un beau et bon modèle et s'il n'a pas de cellule, tant pis. S'il en a une et qu'elle est juste, tant mieux. Mais, à mon avis, ce n'est pas ce qui doit guider votre achat (...) rien ne vaut un bon spotmètre
(Jean Goupy)

Avec mon Rolleiflex, je n'utilise que la cellule intégrée. A condition de connaitre les pièges habituelles avec ce type de cellule (contre jour par exemple), il n'y a pas de soucis a se faire.
(Stéphan)

Quels problèmes puis-je rencontrer lors de l'achat d'un Rolleiflex ?

Le Rolleiflex c'est avant tout un objectif de belle qualité. Donc il faut d'abord surveiller que l'objectif soit clair, exempt de rayure et de champignons. Même si la page de Michel Le Mandat vous apparaît un peu alarmiste, consultez-la ! Avant de vous servir de votre Rolleifleix, prévoyez éventuellement les frais d'une petite révision (voir ci-dessous)

Tester un Rolleiflex, par Emmanuel Bigler, sur le forum :
Les points à vérifier : le tessar doit être absolument impeccable. Pas de griffure, pas de moisissure, pas de décollement du doublet arrière. Il y a tellement de Rollei en occasion qu'il faut être strict en tant qu'acheteur. L'usure de surface du boîtier, en revanche, on s'en moque. l'obturateur se répare facilement, la panne classique c'est le gommage des vitesses lentes et du retardateur, c'est à vérifier. Si c'est un prêt longue durée sans obligation d'achat, faites toutes les images possibles, je vous conseille un rouleau de diapositives couleur moderne. Comme cela vous testerez d'un coup : le rendu chromatique, la lumière parasite éventuelle qui désature les couleurs, et le piqué car il y a des films diapositives modernes qui passent 150 pl/mm. L'intérêt d'un traitement E6 c'est qu'il est standard, pas de doute possible sur le révélateur. De plus si les vitesses sont un peu lentes vous aurez une surexposition flagrante visible dès le demi-diaph d'erreur : c'est une façon de voir si le mécanisme va bien.
(Emmanuel Bigler)

Ou encore, toujours d'Emmanuel Bigler, sur le forum :
écueils à éviter...

1/ moisissures dans l'optique c'est quasi impossible à réparer. un flex-bi c'est l'optique. S'il n'y a pas l'optique au top il faut passer son chemin.
2/ traces de chocs sur la platine, jeu latéral de la platine lorsqu'elle est sortie jusqu'à 0,9 m, points durs ou jeu sensibles en passant le bouton de mise au point de l'infini à 0,9m. Cela se répare mais c'est signe d'un appareil qui a travaillé.
3/ signes de torsion ou de chocs sur le dos et le dessous où se trouve la vis de fixation. Le dos, cette pièce en forme de L, est de fait assez exposée en particulier par des basculements intempestifs des platines des têtes trois axes portant le 'flex en studio ou en paysage posé pour sortir les 96 pl/mm ;-)
4/ vitesses lentes d'obturation qui hésitent en particulier 1 s et 1/2 seconde, ce n'est pas rédhibitoire mais un démontage/dégommage/réglage c'est du boulot, 150 euros, comparez avec le taux horaire de votre garagiste ;-)
5/ on entre dans les détails qui font la différence entre un flex-bi ordinaire et un flex-bi parfaitement propre-en-ordre ;-) ; si c'est un vrai 'flex les deux molettes de commande vitesses/diaphragmes doivent être parfaitement onctueuses, le déclencheur doit être extra-doux, l'avancement par manivelle parfaitement doux également.

Un flex-bi d'amateur toujours tenu dans son sac de cuir aura été moins exposé qu'un appareil de reporter-baroudeur qui fait cling-bang autour du cou dans les rizières. Je caricature mais vous connaissez le Leica M, vous savez que les anciens Leica pouvaient être utilisés soit par des amateurs précautionneux jusqu'à la dévotion ou à l'inverse par des professionnels comme un outil de travail qui doit tourner et qu'on ne ménage guère.
On peut aimer passer d'un appareil, le Leica M, à l'autre, le flex-bi, sans contradiction et sans contrainte. On ne fait pas les mêmes images. Au contraire c'est certainement un plaisir que de les opposer dans leur ergonomie, leur visée, leur cadrage, leurs résultats techniques.
(Emmanuel Bigler)

Tester un Rolleiflex T à l'achat

La première chose à vérifier sur un Rolleiflex T c'est que les bandes d'affichage ne sont pas cassées.
Donc manipuler la tirette de commande des vitesses et des diaphs, vérifier que l'encliquetage des vitesses est franc et que l'affichage bouge.
Ensuite, en pose B en maintenant le déclencheur appuyé ou en le verrouillant avec le loquet, vérifier que la commande des diaphs est effective. le diaph est caché par l'obturateur, donc une fois l'obturateur ouvert, on doit voir le diaph bouger de 3,5 à 22 !!
Une fois ce test fait, on passe le synchro-compur à toutes les vitesses ; sans film, on tourne la manivelle d'un tour complet, on n'a pas besoin, sans film chargé, de revenir en arrière pour armer l'obturateur.
Et on écoute à l'oreille que c'est franc que que çà passe effectivement très vite au-delà du 1/125, on ne doit plus voir les lamelles bouger.
évidemment la seconde et la demi-seconde doivent être franches et sans hésitations.

Ensuite on regarde la mise au point, un clocher ou un pylône électrique (pour les agnostiques) à l'infini, les demi-lunes du télémètre à champ coupé ne doivent pas couper les lignes verticales !

Manipulation du bouton de mise au point (MAP), çà doit être franc, onctueux sans jeu et sans point dur.
Parfois avec le posemètre incorporé, il y a un truc qui gratte lorsqu'on tourne la MAP, c'est le fond du galvanomètre qui gratte, ça grince désagréablement mais c'est sans danger.

Ensuite on vérifie le posemètre incorporé s'il y en a un, par comparaison avec un autre posemètre de référence, petit poussoir à gauche des nids d'abeilles pour passer en faible lumière.

Dans l'ultra-détail, pour le confort on s'exerce avec le capuchon ; pareil ça doit être franc et sans point dur, manipulation d'une main.
Vérification que la loupe est bien là et que le clapet du viseur sportif fonctionne bien !
Sur le T, pas de deuxième loupe en position sportive, c'est normal !! C'était pour les amateurs !

Ensuite reste à faire un film.
Un conseil possible est de tester avec une diapos couleurs moderne à grain fin, comme çà on teste d'un coup le piqué, le rendu des couleurs et la justesse de l'obturateur (ce qui suppose d'être sûr de sa mesure de lumière ;-)
(Emmanuel Bigler)

6 lentilles sur l'objectif d'un 3,5F : Concrètement, qu'apporte cette évolution ?

Rollei était intraitable sur la qualité des optiques que livraient Zeiss et Schneider. Le passage au 6 lentilles serait donc motivé pour la raison suivante : il était difficile de tenir les spécifications draconiennes de Rollei avec les planars 3,5-75 à 5 lentilles. Pour remédier à cela, Carl Zeiss, puis Schneider-Kreuznach qui a suivi dans la foulée, on recalculé l'objectif en introduisant une sixième lentille qui permet en production de masse de tenir les spécifications Rollei plus facilement. En d'autres termes, la combinaison optique des planars et xenotars 3,5 de 75 serait excellente mais peu tolérante vis à vis des écarts de cotes, de courbures, d'espacement et d'indices qui étaient ceux de la technologie verrière du tournant des années 50-60. Ces problèmes ont été réglés par l'introduction de la sixième lentille. Claus Prochnow dit que les planars et xenotars 2,8 de 80 n'étaient pas soumis au même problème de tenir les spécifications, les formules
des 2,8-80 ont donc traversé les années 50-60-70-80 avec très peu de changement juqu'à nos jours pour le planar 2,8 de 80 à cinq lentilles qui équipe le 2,8 FX. Du moins le schéma en coupe est le même qu'en 1955, Carl Zeiss puis Rollei peuvent changer finement les courbures et les indices sans en référer à leur clientèle.
Conclusion : que votre planar ou xenotar 3,5-75 ait cinq ou six lentilles, puisqu'il avait passé le contrôle qualité à Braunschweig chez le Père Heidecke, vous pouvez dormir tranquille : inquiétez-vous plutôt du bon alignement des deux objectifs, du bon réglage infini-foyer et de l'absence de toute bascule indésirable suite à un éventuel choc
(Emmanuel Bigler)

Quel objectif pour mon Rollei ? (suite et fin)

Après avoir utilisé quelques Rolleiflex bi-objectifs avec des optiques différentes des deux fournisseurs attitrés de Rollei-Braunschweig, et lu pas mal de témoignages ici ou là, j'en suis arrivé à me ranger très simplement à l'avis de M. Gérard Métrot expert ès Rollei vivant au pied de la Tour Eiffel, qui nous dit l'importance d'un bon alignement de l'appareil (parallélisme de la platine bi-objectif et calage bi-objectif sur l'infini) racheté d'occasion sur toute autre considération de choix planar-xenotar 3,5 ou 2,8, du moment que les optiques ne sont pas moisies ou rayées. Avant d'incriminer les verres, la mécanique doit être au carré, d'équerre, propre et en ordre.
(-)

Classement des objectifs des Rolleiflex

Planar-Xenotar 2,8 et 3,5 à 5 ou 6 lentilles se tiennent à peu de choses. Je connais la performance du xenotar 2,8 de 80, elle est parfaite.
Pour info la combinaison optique du planar 2,8-80 à 5 lentilles utilisée actuellement dans les GX-FX est celle de 1954. Elle peut passer pas loin de 100 pl/mm, donc guère besoin de peaufiner encore si ce n'est le traitement antireflet.
Ensuite vient le tessar de 1958 du Rolleiflex T.
Ensuite à égalité les tessars classiques du MX-EVS et le xenar du 'cord
Pour terminer le triotar qui est loin derrière car assez ancien (avant guerre ? il ne me semble pas que le triotar des Rolleiflex ait survécu à la guerre ? si, jusqu'en 1947, si l'on en croit une discussion récente)
(Emmanuel Bigler)

[et un peu d'histoire...]
Le tessar du rolleiflex T est toujours... un tessar de type classique ( + - -+ )
mais il bénéficie des nouveaux verres développés chez Schott après la guerre. Donc Zeiss l'a recalculé pour le peaufiner encore un peu compte tenu de ces nouveaux verres.
En fait il faut voir la situiation créée par la partition de l'Allemagne après guerre, en particulier pour la Carl Zeiss coupée en deux, donc je ne pense pas que la formule du tessar du Rollei de 1950-1956 soit différente de celle d'avant guerre, seul le traitement antireflet est la nouveauté.
Concernant chez Schott au départ c''est une entreprise de Iéna comme Zeiss (Schott est contrôlé à100% par la Carl Zeiss Stiftung depuis les Pères Fondateurs), après la partition l'entreprise se réinstalle à l'ouest, à Mayence... en 1952. Ceci explique sans doute pourquoi Zeiss a pris deux petites années de retard sur Schneider pour fournir le planar du Rollei en 1954, contre 1952 pour le Xenotar Schneider ...

Si la Carl Zeiss n'avait pas été coupée en deux, le Père Franke et le Père Heidecke ne se seraient sans doute pas adressés chez Schneider à Bad-Kreuznach (donc à l'ouest comme Braunschweig) comme deuxième source d'optiques. Du coup Schneider a été obligé de faire aussi bien que Zeiss et Zeiss n'a pas pu se reposer sur ses lauriers. C'est une situation étonnante qui explique le doublon Zeiss/Schneider des optiques du Rollei-bi, cette concurrence explique aussi pourquoi il est illusoire de penser que l'une ou l'autre optique, à combinaison équivalente, puisse surclasser son concurrent. L'existence des deux ouvertures 3,5 et 2,8 ne peut s'expliquer -c'est une hypothèse personnelle mais pour l'instant je ne vois pas d'autre explication - que par le fait que les 3,5 se contentent du synchro compur 00, moins cher car équipant tous les petits appareils allemands 24x36 de l'époque. Les formules planar xenotar 2,8 80 demandent le compur 0 qui est plus cher car fabriqué en plus petites séries pour l'Hasselblad et les optiques de chambre.

Le rolleiflex T sort donc en 1958, le calcul a dû être fait à Oberkochen en 56 ou 57.
Ce détail est mentionné par Claus Prochnow dans le Rollei Report volume 2.

Le traitement antireflet de toutes les optiques des Rollei-bi jusqu'en 1981 est le traitement classique Carl Zeiss (identique à celui des optiques Zeiss Ikon classiques ou des Zeiss Hasselblad non T*) ou celui de chez Schneider pour les xenars/xenotars ; le traitement Carl Zeiss T* ou son équivalent HFT® de chez Rollei n'a jamais été appliqué aux optiques du Rolleiflex bi-objectif jusqu'à la faillite de 1981, alors que le Rollei 35S/SE en bénéficiait ainsi que certaines optiques du SL66.

Un détail par rapport au 2,8GX : on remarque dans la chambre de prise de vue du Rolleiflex T et des autres Rollei-bi contemporains une série de cloisons ajustées très serré par rapport à la marche des rayons de bord, cloisons destinées à piéger la lumière parasite.
Le 2,8GX et successeurs n'ont plus ces cloisons, le traitement HFT® étant considéré comme largement suffisant.
(Emmanuel Bigler)

Quelle différence en terme de piqué entre un objectif de rollei 6008 par ex. et un rolleiflex bi-objectifs ?

Pour le 80 mm, il y a peu de différence bien que le planar 2,8 de 80 et le Xenotar 2,8-80 du Rollei n'aient que 5 lentilles. Sur les Hasselblad, SL66, SLX et 600x, la présence du miroir impose une contrainte de distance qui a obligé Zeiss et Schneider à mettre 7 lentilles au lieu de 5 parce que les formules du Rollei-bi ont une lentille arrière qui percuterait le miroir même si l'axe du miroir recule un peu pendant le mouvement. Néanmoins, le planar 2,8-80 à 7 lentilles date du début des années 60, donc environ 10 ans après le 2,8-80 à 5 lentilles, il y a bien entendu des progrès en verres et calculs optiques qui ont certainement profité aux formules à 7 lentilles.

Si différences il y a, elles sont, en piqué, situées au-delà de 80 à 90 pl/mm c'est à dire pour des valeurs de fins détails extrêmes qui ne correspondent pas à ce que l'œil peut voir sans loupe sur un tirage 10x. Rappel : l'œil nu voit 7pl/mm à 250-300mm, donc 70pl/mm ramenés au niveau du film sur un tirage 10x supposé sans perte à travers l'agrandisseur et observé à la même distance de 250-300mm. 10X en 6x6 c'est un format 56x56cm, donc regarder à 250mm c'est déjà coller son nez sur le tirage ;-);-)

Pour les autres optiques Tessar et Xenar, elles sont un poil en-dessous des planars-xenotars à 5 et 6 lentilles et n'ont pas d'équivalent en 6X6 mono-objectif sauf peut-être l'éphémère tessar 4,8 de 160 proposé par Zeiss/Hasselblad en série CB.

Enfin restent les rares distagons de 55 du rolleiwide et les sonnars de 135 du télé-Rollei, là ce sont les témoignages qui manquent vu le faible nombre de Rollei-bi équipés de ces optiques.
(Emmanuel Bigler)

Des Avis mitigés sur les Rollei (si, si on en a trouvé !)

- Le film ne se positionne pas bien sur le dos : le rollei "tuile" et le film n'est pas vraiment plan, offrant un intéressant dégradé de flou du centre vers le bord. Diaphragmer est la seule solution si on prétend avoir le centre net en même temps que les bords. Les anciens bloquaient à 16 et vissaient le mécablitz NG60, et voilà, c'est net partout et on peu recadrer !
- Je n'ai jamais été convaincu par les rollei TLR, excepté le 2.8GX ou le 3.5F planar bien qu'avec un contraste peu compatible avec un ekta un jour ensoleillé.
(Thierry Rebours)

Le seul que j'ai trouvé sympa, c'était à partir du GX, un Planar et Oh ! surprise ! 2.8
les autres, bof bof, loin d'un 80 Blad T (je n'aime pas les 80 chromés non plus)
sinon les versions Planar/Xenotar 75 ont bonne audience
(l'obtus râleur)

Les rolleiflex récents (2.8GX expression, FX) apportent-ils un gain (piqué, distorsion...) par rapport aux anciens rolleiflex 3.5F planar

La combinaison optique du planar 2,8 de 80 (5 lentilles en 3 groupes)
http://www.foto.no/rolleiflex/Rollei-9.html
http://homepage.mac.com/fwstutterheim/rugarchives/2002-11/00809.html
utilisée dans le 2,8GX et le 2,8FX semble, d'après les diagrammes en coupe dans les brochures, la même que celle de 1954 ; un objectif capable, bien aligné sur un "flex-bi", de passer plus de 90 cycles/mm en tests sur mire selon C. Perez
http://www.hevanet.com/cperez/test/fourcameras.html
http://www.hevanet.com/cperez/MF_testing.html
La nouvelle version bénéficie du traitement antireflet moderne Rollei HFT® qui est techniquement le même que el Zeiss T*. Du coup F&H ont supprimé les pièges à lumière dans la chambre de prise de vue, sous prétexte que le traitement antireflet faisait à lui seul tout le boulot.
La différence avec le planar 3,5 de 75 ? (5 ou 6 lentilles selon le modèle) : Je ne me hasarderais pas mais si j'avais un Rollei classique d'avant 1981(c'est fait) je ne le revendrais pas pour racheter un plus moderne.
Ce que je ferais c'est de le garder et d'en racheter, un jour de folie, un plus moderne, cédant aux pressions des Messieurs Plus du forum ;-)
(Emmanuel Bigler)

Je ne crois pas trop a une différence significative sur l'optique, juste l'écart de focale. Reste la cellule moderne et la ttl au flash.(...)
J'ai une fois ou deux lorgné du coté du GX mais sans ouvrir le dos.
La réduction des coûts a donc fait sauter les chicanes avec l'embrayage auto du compteur et le miroir de renvoi pour la mise au point en visée sportive.
(Gilles Villaret)

"La douceur des molettes du 'vrai' flex [l'ancien] fraîchement remis en état !"
C'est un peu ma frustration sur le FX. [le dernier modèle de Rolleiflex]. Mon premier contact avec un Flex , c'était avec un appareil vieux de 40 ans, un régal d'onctuosité : molette, mise au point, déclencheur.
Rien de tout ça sur le FX, les molettes sont rêches, et surtout, le déclencheur est dur. Du coup au 1/15 ça bouge quand on ne peut pas se caler avec la tension de la courroie.
G. Métrot m'a dit qu'on ne pouvait rien y faire, c'était du aux obtus Copal qui sont désormais les seuls disponibles.
Bien sûr, au niveau optique, rien à dire, mais bon, ça gâche un peu le plaisir.
(Marc Nocart)

Le FX est beaucoup mieux fini que le GX, et plus proche des derniers 2,8 F produits que du GX. Je l'ai depuis sa sortie, et j'en suis très content.
(Jean-Louis Llech)

Les objectifs anciens des Rolleiflex peuvent-ils être aussi bons que des objectifs récents ?

Christopher Perez dit : "Je suis époustouflé par le fait qu'un appareil avec un objectif vieux de 50 ans, sans traitement multicouche puisse produire de grands tirages qui présentent une résolution et des détails aussi fins que les meilleures optiques traitées multicouches que je possède actuellement"
Je pense qu'il vaut mieux relativiser, Cela voudrait-il dire qu'il n'y a pas de progrès ? On doit pouvoir très facilement établir un protocole de test pour mettre en défaut nos chères vieilles optiques. Les Rolleiflex d'un autre âge sont très étonnant ; de là à les préférer à des optiques modernes montées sur des boitiers modernes, j'ai quelques doutes.
(Henri Gaud)

Je possède un Rolleiflex 2,8 F acheté le 30 Mars 1967, donc sans objectif multicouche et à l'heure actuelle, la cellule n'est plus très précise !... Dans les temps anciens, j'ai fait un test d'objectif : les mêmes photos prises avec un Hasselblad 500 ELX avec objectif Zeiss Planar 2,8/80 mm avec T rouge (donc multicouche) et avec mon Rolleiflex 2,8 F avec son objectif Zeiss Planar 2,8/80 mm, Je défie quiconque de me montrer les photos qui ont été prises avec le multicouche comparées à celles prises avec mon Rollei avec son objectif non multicouche ! La qualité des photos est absolument identique : j'avais fait des diapos 6 x 6 projetées sur un écran blanc mat de 2 m x 2 m !... avec projecteur Hasselblad équipé d'un objectif Zeiss Planar P de 150 mm !...donc ne vous en faites pas si un objectif n'est pas multicouche !...De même si votre Rollei n'a pas de cellule incorporée cela n'a pas d'importance, une bonne cellule à main fera l'affaire !...Je possède des foldings Linhof Technika 70 dont tous les objectifs ne sont pas multicouche et pour rien au monde je ne les vendrai parce que les objectifs ne sont pas multicouche, les photos prises avec ces objectifs (Zeiss et Schneider ) sont très piquées et sont magnifiques en couleurs !
(Michel Quennesson)

Le traitement mono-couche n'est absolument pas un problème, il faut juste mieux éviter le soleil direct dans le champ et mettre un pare-soleil pour protéger d'une partie des rayonnements indirects.
(Jeanba 2000)

Dans "les moyens formats II", de Paul Salvaire, il y a une allusion au manque de contraste des premiers modèles Rolleiflex avec optique Planar. Les dernières générations de Rolleiflex optique Planar ayant + de contraste que les premiers modèles. C'est vrai ?

Paul Salvaire pour autant que je me souvienne critique le Rolleiflex 2,8GX. Je n'ai jamais compris ce que signifiait le manque de contraste d'une optique capable de passer plus de 80 pl/mm en tests sur mires, à part les effets de lumière parasite liés à un traitement antireflet primitif ce qui n'est certainement pas le cas des optiques Zeiss et Schneider pour Rollei qui sont traitées dès les années 50. Donc je ne crois pas un mot à cette affaire, désolé cela ne recoupe ni mon expérience ni les test de piqué de C. Perez. Néanmoins il y a de nombreux témoignages de professionnels ayant travaillé avec le "flex" bi pendant des décennies et qui préfèrent telle optique à telle autre ; ne vous faites donc pas de cheveux blancs avec cela du moment que l'appareil est bien réglé.
(Emmanuel Bigler)

Je viens d'acheter un ROLLEIFLEX avec un PLANAR 3.5, j'aimerai savoir si les lentilles de cet objectif sont collées entre elles (et si elles vont se décoller)

Il y a deux modèles de Zeiss Planar® 3,5-75 qui équipent les Rolleiflex bi-objectifs classiques, le premier modèle est à cinq lentilles, le deuxième modèle est à 6 lentilles, introduit dans le courant des années 1960 jusqu'à la fin des années 1970. Dans les deux cas, il y a des doublets collés qu'on retrouve d'ailleurs sur les concurrents Xenotar® 3,5-75 Schneider (5 et 6 lentilles) équipant le Rollei-bi.

Tous les Planar® et Xenotar® équipant les Rollei-bi des années 1950 à nos jours ont au moins un doublet collé, comme dans le Tessar®. Ce doublet est placé à différents endroits suivant les formules. Le doublet frontal collé du Planar® 2,8-80 à cinq lentilles qui équipe encore aujourd'hui le Rolleiflex 2,8FX est particulier ; les autres Planar®, en particulier le 2,8-80 à 7 lentilles, celui de 2004 qui équipe les reflex 6x6 mono-objectifs, ont des doublets collés, mais à l'intérieur.

Zeiss a fabriqué sous le nom de Planar®, depuis plus d'un siècle, une quantité d'objectifs de toutes focales et pour de nombreux formats sous cette appellation, il y a de nombreuses variantes, on peut s'y perdre facilement.

Il y a peu d'objectifs classiques des moyens et grand formats qui soient dépourvus de doublets collés. Comme exceptions, citons de mémoire (il y en a peut-être d'autres) :
- les triplets comme le Zeiss Triotar®, le Rodenstock Geronar® et tous les triplets dérivés de l'original de M. Dennis Taylor à la fin du XIX-ème siècle. Les triplets sont encore utilisés dans les objectifs de projecteur de diapositives d'entrée de gamme,
- les apochromatiques classiques de formule 'dialyte' à quatre lentilles, formule parfaitement symétrique sans lentilles collées,
- et pour l'anecdote, l'Hypergon à deux ménisques (...)

Il ne me semble pas avoir lu de témoignage concernant un décollement systématique de certaines séries d'objectifs Planar® ou Xenotar® des Rollei-bi ; en revanche un tout petit nombre de Sonnar® 4-135 équipant les Télé-Rollei classiques souffrent, après quarante ans de bons et loyaux services, d'un début de décollement périphérique des doublets (il y a deux doublets collés dans le Sonnar® classique).
(Emmanuel Bigler)

Je changerai bien l'objectif de mon Rollei...

On ne peut pas changer que la lentille avant d'un Rollei de la série 3.5.
On peut changer le groupe avant et arrière, à condition d'avoir les deux groupes appariés
Sur le 2.8F planar il est possible de mettre les groupes du 2.8FX/GX, mais le prix est en assez élevé, il faut que l'appareil soit parfait et avoir l'envie et les moyens pour faire l'opération.
Ou alors il faut trouver un ensemble obturateur/objectif sur un boitier HS.
Mais pour acheter un Rollei en occasion il vaut mieux qu'il soir en bon état, car s'il faut rajouter le prix de la réparation...
(Gérard Métrot)

(...) L'objectif de visée du temps de Rollei des années 70 était apparié avec celui de prise de vue...avec les technologies actuelles, la focale est très proche de la focale théorique, donc on ne change plus l'ensemble (objectif de visée + objectif de prise de vue avec son obturateur et ses deux groupes).
Ce qui veut dire que si l'on change le groupe obturateur/objectif sur un appareil ancien, il faut bien sur y adjoindre l'objectif de visée qui correspond à celui-ci.
(Gérard Métrot)

Dans ma "folie" de rollei passion, je viens de changer l'objectif du 2.8F par celui du 2.8 FX , donc dernière génération, (réalisé par le bien connu Gérard Métrot). En toute sincérité, la différence ne me saute pas aux yeux. Je dirai (avant ce changement) que le 3.5 est plus doux [que l'ancien 2.8F]. En tout cas les deux décoiffent en tirage baryté 30X30. Mon 3.5F vient de chez PhotoSuffren : il est comme neuf , j'ai juste changé le verre de visée , ce qui change la vie pour la mise au point en intérieur . Les 2 appareils sont aussi bons, à condition comme le dit Gérard Metrot, que l'objectif ne soit pas en mauvais état et surtout que les platines soient bien alignées.
(Erard)

Au sujet du changement des objectifs d'un Rolleicord...

A priori, les contraintes devraient être assez faibles vu qu'un Rolleiflex comme une chambre tient l'objectif par l'obturateur, avec un groupe optique avant et un groupe arrière vissés dans le synchro-compur et ses filetages et espacement standards, le même, le N° 00, pour les tessars et les xenars du cord ou des flex de la même époque.
La prudence s'impose parce qu'il peut y avoir des petites bagues d'espacement ou des ajustements fins faits en usine dont on ne sera sans doute pas averti.
Cet ajustement fin de l'espacement entre groupes par une bague est un truc classique sur les optiques de chambre de haute performance ; ce qui pose le problème de passer une optique d'un obturateur à un autre si l'on découvre au démontage qu'il y a une bague d'espacement !

Et certainement il faudra refaire la mise au point sur l'infini, pas un trop gros problème. Et puis la focale ne sera plus apparié avec celle de l'objectif de visée, un appairage qui était fait soigneusement chez Rollei à une époque où la dispersion des focales était plus grande qu'avec les techniques de fabrication d'aujourd'hui.
Je sais de Gérard Métrot qu'il est parfaitement possible de revisser les groupes d'un planar 2,8 80 moderne et toujours fabriqué sur un Rollei 2,8 classique avec son compur N° 0.
Une fois le problème de la MAP à l'infini réglé, si l'appairage des focales est mauvais, c'est non réglable, la MAP infini sera bonne après réglage mais la précision de l'appairage de MAP entre le dépoli et l'optique de prise de vue va se défaire progressivement à courte distance.

Reste à trouver un tessar 3,5 de 75 récent.... comme ils ne sont plus fabriqués depuis 1977 (celui du Rolleiflex T) il faut le coup de chance de trouver un rollei-tessar dont le boîtier est cassé mais dont le tessar est parfait; et échanger les optiques.
Changer un xenar de 1950 par un tessar de 1956 n'a guère de sens, en 56 sortent les derniers tessars du MX-EVS ; pour progresser un peu il faudrait donc le nouveau tessar du rolleiflex T qui a été re-calculé vers 1957 avec les nouveaux verres développés chez Schott après la guerre.

Je trouve finalement que ça fait beaucoup d'obstacles pour rendre cette opération d'échange xenar-tessar intéressante... surtout vu la facilité avec laquelle on trouve des rolleiflex en occasion !
(Emmanuel Bigler)

Au sujet du changement des objectifs d'un Rolleicord (suite)

J'ai toujours en stock des ensembles (objectifs neuf montés sur un obturateur neuf avec l'objectif de visée). Uniquement sur du (00), je n'ai plus d'ensemble complet pour 2.8F.(0)
Mais il est possible de monter le groupe du 2.8FX sur les derniers 2.8F (bonjour le prix)
Il est aussi possible de changer la lentille frontale des derniers 2.8F par celle du 2.8FX,
Quand la lentille est trop rayée, on ne peut pas la repolir : on perdrait le traitement.
Mais changer directement un groupe de Tessar sur un Rolleicord... il y des contrôles à faire.
Tout est faisable mais pas n'importe comment.
(Gérard Metrot)

Pour comparer des objectifs on dit souvent il fait tant de traits au mm...
mais un scanner voit combien de traits au mm? ce n'est peut-être pas la peine d'investir dans des super optiques si le scanner est incapable de voir autant que l'optique ?

Entre l'optique et le film, la résultante induit des pertes ; on convient habituellement que RO (résolution de l'optique) et RF (résolution du film) se comportent ainsi (R = résolution du système).

1/R = Racine de (1/RO^2+1/RF^2)

Soit si RO = 100 Pl/mm et RF = 100 Pl/mm on a R = 70 Pl/mm

Et pour le scan : un bon scan scanne à 4000 Dpi soit 160 informations par mm soit 80 Pl/mm et pour avoir 80 Pl/mm rendues sur le film quel que soit le contraste et pas avec des mires au contraste 1/1000 il faut des optiques très haut de gamme même en petit format.
Alors en grand format, on peut dire sans se tromper que les scans surpassent en résolution les besoin du grand format... sauf que c'est toujours mieux d'avoir un joli grain bien net.
(Henri Gaud)

Si j'ai un problème, trouverai-je quelqu'un pour réparer mon Rolleiflex ?

En France, nous avons la chance d'avoir 2 très bonnes adresses pour la révision des Rolleiflex :

- Gérard Metrot à Photo Suffren, sur Paris (Gérard n'est pas avare de ses conseils éclairés et vient souvent sur le forum)
PHOTO SUFFREN
45 avenue de Suffren
75007
Paris
01.45.67.24.25
en particulier pour le matériel Rollei de 1929 à ce jour, pour tous les Rollei Bi Objectifs et les Rollei SL66/E/X/SE
www.photosuffren.com

- Mael Bilquey de Photo Technique, à Limoges
PHOTO-TECHNIQUE
Mael Bilquey
4 rue Jean Jaurès
87000 Limoges
05 55 32 12 73
photo-technique@orange.fr
http://www.photo-technique.com/ 

En Belgique :
Photo Clinic
rue Zenobe Gramme,56
4280 HANNUT

Puis-je changer mon verre de visée de Rolleiflex ?

Sur les rolleis dont le viseur capuchon s'enlève par glissière il est possible de changer soit même le dépoli sans problème. Sur les modèles ou le viseur se visse il faut régler le verre de visé en atelier pour récupérer l'infini
(Michel Mottard)

Si votre appareil est un 3,5F planar-xenotar c'est de fait le moins vieux de tous les Rollei classiques (d'avant 1981) ;-), si vous avez le capuchon interchangeable sans outil, alors le modèle de dépoli est très bien identifié.
[Vous pouvez changer votre dépoli sans problème en ce qui concerne les capuchons amovibles.]
S'il faut dévisser 4 petites vis, c'est un modèle plus ancien. Dans tous les cas, il n'est pas interchangeable avec celui du 2,8GX-FX. [Le dépoli des FX et GX] est interchangeable avec celui des Rollei 600x, mais pas avec celui  du 3,5F.
Les possibilités qui s'offrent à vous sont : trouver un dépoli Rollei 3,5F d'origine, ou acheter en neuf un dépoli compatible proposé par différents fabricants aux États Unis : par exemple Beattie ou Maxwell.
Sinon à Paris vous avez le Boulevard Beaumarchais où la compétence Rollei-bi est bien vivante ; en dehors du Boulevard B. vous avez (au minimum !) deux spécialistes Rollei : Photo Suffren (avenue de Suffren) et Elteca (rue de la Croix Nivert).
Sinon tout réparateur qui fait le Rollei-bi devrait vous proposer des solutions pour remplacer le verre de visée.
(Emmanuel Bigler)

Je connais les dépolis vendus aux US, j'en ai vendu à l'Atelier 102, et j'ai vite arrêté la vente, car la mise au point est fausse en courte distance. Je pense d'ailleurs qu'ils sont assez chers aussi. Attention tous n'ont pas ce défaut.
(Gérard Métrot)

Le dépoli Rollei est le même pour les 3.5F/2.8F/T et Cords, Grand Angle et Télé-Rolleiflex si le capuchon est coulissant pour le retirer.
Pour ce qui est des Rollei à capuchon fixé par 4 vis (les anciens), il est possible de monter les dépolis de la série 6000, dont il y a 5 modèles différents. Mais il faut recaler la MAP à l'infini sur la visée, car l'épaisseur du dépoli n'est pas la même, ce n'est pas très facile à régler sans collimateur [Note d'H.P. : Photo Suffren possède ce collimateur]
(Gérard Métrot)

Si le capuchon est amovible c'est possible de le changer soit même, Si le capuchon est fixé par 4 vis il faut le démonter pour y adapter les dépolis des Rollei 6008 et refaire la mise au point.
(Gérard Métrot)

La visée du Rollei n'est pas loin de la visée du Blad après modification du support. Il faut fraiser le support pour y faire coulisser la pièce de parallaxe qui supporte le dépoli, mais ceci devient onéreux. Autrement il y a la solution du dépoli Rollei pour tous les TLR à capuchon amovible.
Dépoli avec stigmomètre et quadrillé 4.5x6 en horizontal et vertical son prix est de 120 € [Note H.P. : Il n'y en a plus en magasin aujourd'hui à Photo Suffren (voir ici), et on procédera du coup à la modification High Screen :]
Pour la modification avec verre High Screen (le verre est plus petit) il faut multiplier le prix par 3. C'est le système de visée du 2.8 GX/FX/FW.
(Gérard Métrot)

[note : Photo Clinic ou Photo Suffren ne peuvent plus changer si facilement les dépolis sur les capuchons amovibles. Rollei ne livre plus le dépoli de cette dimension, c'est à dire plus grand que ceux de la série 6000 qui s'adaptent bien sur tout les capuchons vissés. Il faut maintenant fraiser le support dépoli pour y faire glisser celui du 6000, et y adapter le cadre du dépoli qui balade celui-ci dans la glissière. Mais le prix n'est plus le même, car, si le prix du dépoli du 6000 est le même que celui des TLR (3.5F, 2.8F, T et Cord Vb), il y a en plus le fraisage, la peinture et le baladeur du dépoli (novembre 2007 - Gérard Métrot)]

Est-il possible de changer le dépoli de visée d'un Rolleicord V pour le remplacer par un modèle lumineux ?

Oui... mais le jeu n'en vaut pas forcément la chandelle. Le 'cord V n'a pas le capuchon à encliquetage rapide qui n'existe que sur le dernier modèle de 'cord Vb. Il y a 4 petites vis à enlever sur le côté pour démonter le capuchon. Différents fabricants aux USA comme Beattie ou Bill Maxwell proposent des verres plus lumineux. Attention de bien préciser le modèle parce que dans la longue histoire des Rolleicord il y a peut-être eu plus que deux modèles de dépolis différents.

Je ne pense pas qu'il y ait de lentille de Fresnel sur un 'cord V. Rollei en fournissait une en accessoire appelée 'Rolleigrid' qui rabattait bien les rayons depuis les coins. Le problème des dépolis modernes made in USA c'est que malgré le taux de change temporairement favorable, leur prix finit par atteindre la moitié de celui du 'cord V lui-même. Blague à part la solution la plus raisonnable serait peut-être d'essayer de trouver une lentille de Fresnel en plastique : il n'y aura pas de retouche de mise au point à faire, on glisse simplement l'objet par dessus le verre dépoli ancien.

Bien entendu avec ce dispositif additionnel, la luminosité ne s'améliore que dans les coins. Au centre on ne gagne rien. Mais c'est plus le contraste et la qualité de l'image qui comptent que sa luminosité absolue pour faire une bonne mis au point. Les verres dépolis traditionnels à grain fin donnent une bonne image ; ceux du Rolleicord et des Rollei des années 50 étaient fabriqués dans l'usine même. L'image est néanmoins sombre dans les coins et facilement parasitée par lumière externe si on ne regarde pas systématiquement à la loupe
(Emmanuel Bigler)

Ils ont changé leur dépoli et sont heureux...

J'ai fait monter sur un ROLLEIFLEX planar 3,5 75 mm année 50 un verre acu matt (à savoir que sur ce boitier le viseur doit être démonté en atelier ) et c'est une merveille : le Rollei est enfin utilisable à l'intérieur ce qui n'était pas le cas avec son dépoli d'origine à titre de comparaison la qualité de visée est identique à celle d'un 500 CM avec le même type de dépoli
(Stéphane)

La différence, c'est le jour et la nuit... Et en plus de la luminosité, une granulosité beaucoup plus fine de dépoli... Pour moi, prendre une photo, c'est aussi un plaisir particulier à la composition dans le viseur... J'étais frustré avec ce vieux dépoli sombre, rayé... Là, c'est un vrai bonheur, je suis en train de tomber amoureux de cette vieille mécanique !
(Dom)

Lorsque j'ai racheté un Rollei Bi (T) chez notre ami Gérard Métrot j'ai demandé qu'il me monte un verre de visée Rollei récent. La visée est aussi claire que celle d'un Accumate Blad.
(Claude Eichel)

Le stigmomètre et autres points concernant le dépoli...

Par pur plaisir, je préfère un verre de visée entièrement mat sur les Rolleiflex, quels qu'ils soient, bi ou mono objectif. La vision d'une image sur un dépoli parfaitement uni est tellement agréable.
Ceci étant, je reconnais qu'en prenant de l'âge, je suis de plus en plus soupçonneux quant à mes facultés optiques à faire une mise au point précise.
Donc, je commence à prendre en considération les aides à la mise au point que sont le stigmomètre et la couronne de microprismes.
(Jean-Louis Llech)

J'ai acheté un dépoli Maxwell l'année dernière (quadrillage, stigmomètre et microprismes). J'en suis content, mais à mon avis, la différence avec les dépolis vendus par Gérard Métrot est marginale.
(Emmanuel Busson)

Lors d'un passage à Paris, je suis passé à Photosuffren pour faire changer le verre de visée de mon rolleiflex... je pensais faire placer le verre de visée qu'ils préconisent à la fois plus lumineux et avec un stigmomètre (dans les 150 € avec la pose...), or ils n'en avait plus avec stigmomètre, et c'était pour moi assez indispensable... Ils m'en ont proposé un beaucoup plus lumineux, avec stigmomètre... mais aussi beaucoup plus cher...
J'ai un peu fait la gueule au début (me disant : cher le morceau de verre !), mais j'ai finalement accepté...et le résultat est pour ainsi dire "EXCEPTIONNEL !!!!! ", je n'ai jamais vu, dans ma petite vie de photographe une telle visée, je suis à chaque fois ébahi lorsque j'ouvre mon capuchon...(...) C'est un verre Rollei n pour série 6000

Mon expérience: Beattie Intenscreen sur Rollei-bi : très clair mais mise au point pas évidente ; Dépoli Rollei sur SL66 (dépoli petit format qui va sur certains rollei-bi) : très clair et mise au point impeccable
(bim)

J'ai malencontreusement exposé mon rolleiflex (3,5 F) à une terrible averse ce week-end. Avant même d'avoir eu le temps de le protéger, le verre était déjà trempé. A présent qu'il est sec, il est quasiment inutilisable, en raison de trainées sombres, et il me faut donc le nettoyer. Ce verre est d'un modèle récent. Comment faire ?

il faut 50% d'Ajax vitre et 50% d'eau sans calcaire et avec des mouchoirs papiers très fin nettoyer le dépoli. Sans frotter comme un sourd. Le tremper dans l'eau avant. Cela va peut-être en choquer quelques uns, mais je pratique cela depuis 15 ans. Et je n'ai jamais eu de problème. Chez Rollei à l'usine c'était sous le robinet avec du savon de Marseille, mais les dépolis étaient moins fragile dans les années 70.
(Gérard Métrot)

Les questions qu'on peut se poser quand on aura son Rolleiflex...

Je viens d'acquérir un rolleiflec 3.5 planar, cependant il a un champignon sur l'optique. Si quelqu'un a une solution et peut m'expliquer les conséquences.

Perte de contraste ponctuelle et contamination progressive des optiques voisines sans compter l'élargissement du phénomène sur le Rollei. à nettoyer de toute urgence en atelier si c'est faisable.
(Thierry Rebours)

Champignons sur les deux dioptres externes : nettoyage possible sans démontage suivant l'étendue des dégâts, mais soyez courageux le traitement antireflet ne résistera peut-être pas au nettoyage vigoureux nécessaire. Moisissures sur les dioptres internes, le pire étant un problème dans le doublet collé : comparer les heures de travail (démontage complet de l'objectif) avec la valeur marchande de l'appareil.
(Emmanuel Bigler)

J’ai deux rolleicord 3, le premier est en bon état mais n’a pas de sacoche. Le second à des champignons (sur l’optique de prise de vue) en plus d’une belle sacoche. Je voulais savoir s’il y a un risque de contamination si j’utilise le dos et la sacoche du second rolleicord pour le premier rollei ?
Je voudrais savoir aussi tant que j’y suis pourquoi seul l’optique de prise de vue est attaquée et pas les deux?

Un problème vieux comme le monde (de la photo bien sûr) : le cuir c'est beau c'est noble mais c'est une calamité car cette matière vivante est génératrice de bien des désagréments ( vert de gris champignons... ) le mieux est de se passer de l'étui ou au moins de le limiter à une sortie et de déshabiller le boîtier une fois rentré...
L'optique du bas est attaquée... en fait c'est le traitement antireflet qui régale le mucus... l'objectif de visée étant brut n'intéresse personne...
Une solution pour traiter (ça se démonte facilement sur les rollei) : nettoyage avec une solution de 50/50 eau oxygénée et ammoniaque (alcali) assez efficace mais parfois ça revient.
(...) autre constat que des amis ont fait c'est que les optiques stockés à la lumière ne sont pas contaminés... les champignons n'aiment pas la lumière !
(Bernard)

Comment régler la longueur de la courroie de mon Rolleiflex ?

Consignes données par la maison Rollei :
il faut régler la courroie pour que :
a) tendue, l'appareil soit à hauteur de poitrine
b) une main passée dedans, l'œil soit collé à la loupe
c) deux mains passées dedans, l'œil soit à hauteur de visée sportive
ainsi l'appareil est toujours stabilisé.
(Thierry Rebours)

Existe-t-il une bride "version améliorée" autre que celle d'origine pour les bi-objectifs ? En effet, j'aimerai garder pour la collection la bride en cuir d'origine et associer à mon 3,5 F une bride beaucoup plus confortable pour les longues ballades hivernales. La bride d'origine est parfaitement inconfortable et le petit kilo du rollei en fin de journée n'est plus aussi agréable qu'au début

Prenez donc une courroie de cou de chez OpTech, sur laquelle vous ferez riveter les attaches crocodile du Rolleiflex. Elles sont larges et bien rembourrées, et discrètes (existent en noir). Voir ici : Sangles OpTech.
La courroie est en trois parties. Avec ce système d'attache, vous pouvez aussi enlever la partie centrale et rattacher les deux parties portant les attaches crocodiles pour obtenir une poignée courte et tenir le Rollei à la main
(Jean-Louis Llech)

La sangle OpTech présentent plusieurs avantages lorsqu'on utilise le Rollei sorti du sac, comme moi :
- En plastique et tissu, elle ne peut pas rayer le Rolleiflex non muni de sa protection comme est susceptible de le faire l'attache-ciseau qui est à proscrire si on déshabille l'appareil.
- Elle est légère et très confortable au niveau de l'épaule.
(Henri Peyre)

La lanière Rollei d'origine casse à deux endroits typiques :
1/ juste au niveau de l'attache ciseau malgré la charnière qui permet au cuir de tenir 25 ans plutôt que 3, et
2/ aux trous de passage de l'ardillon de boucle qui permet le réglage en longueur.
(Emmanuel Bigler)

Remplacer cette lanière par quelque chose de plus confortable et plus moderne est parfaitement raisonnable. Un Rollei-bi est fait pour servir comme une bonne machine, il faut donc travailler dans le confort, l'inconfort des lanières allemandes traditionnelles est notoire (le même genre équipe le Contaflex et le Bessamatic) et malgré toute l'admiration que nous leur portons, le jour venu nous les remplacerons par ce qui se fait de plus pratique et de plus confortable. Mais à partir des fameuses attaches-ciseaux, bien entendu ;-)
(...)
Les attaches-ciseaux des modèles postérieurs à ~ 1958 environ (sauf Rolleicord) survivent en général bien au-delà des cuirs d'origine, on les trouve donc assez facilement en occasion. De plus ces pièces sont à nouveau fabriquées pour le 2,8FX... je crains cependant d'en connaître le prix actuel vu ce que nous dit G.M.
On peut porter les attaches sur une nouvelle lanière : pour enlever les rivets vous utiliserez une petite meule sur une perceuse miniature, en attaquant la partie inférieure-tubulaire du rivet par exemple. Il est possible de faire un travail très propre qui ne touche absolument pas à la pièce d'attache elle-même.
Le re-rivetage peut s'effectuer par vos soins. Pour que le rivetage soit parfait, sans aller chercher la machine professionnelle à col de cygne de chez Rougier & Plé, il faut en principe un petit posage par en-dessous qui centre bien le rivet et une bouterolle à cuvette pour sertir proprement, afin que la tête bombée du rivet ne soit pas écrasée à plat avant que la partie inférieure du rivet ne se soit étalée dans la tête. C'est du raffinement, j'en conviens, mais il ne faut évidemment pas prendre le risque que le rivet saute s'il est mal serti, ce n'est pas uniquement une question d'esthétique...
(...)
Une bouterolle c'est l'outil destiné au rivetage, c'est une tige d'acier sur laquelle on tape avec un marteau, et qui vient pousser sur la tête du rivet. On n'utilise plus beaucoup les rivets à chaud genre Tour Eiffel, les ouvriers utilisaient ce genre d'outil autrefois pour les très gros rivets dont on formait la tête par écrasement à chaud.
Rien de tel évidemment avec les petits rivets tubulaires pour le cuir. Les modèles de bouterolle simples ont une cuvette qui s'adapte à la tête du rivet, parfois certains sachets de rivets (plutôt pour les œillets de bâche ou les bouton-pression à sertir qui sont de forme plus compliquée) proposent cet outil. Chez Rougier et Plé on peut acheter séparément les têtes adaptées à chaque forme de rivet et une bouterolle simple sur laquelle on visse la tête.
Par en-dessous, sur la machine professionnelle, il y a une autre pièce avec un ergot qui entre dans le tube du rivet, ce qui assure un centrage parfait. Bien entendu l'achat de l'outillage pour poser deux rivets vous financerait autant de courroies neuves de Rolleiflex (et même au moins un Rolleicord d'occasion complet ;-))
(Emmanuel Bigler)

Problème de courroie (suite)

J'ai commis l'erreur de ne pas me méfier, pensant qu'en la matière il y avait moins de variantes que pour les étuis. J'ai donc acheté une courroie avec ces pinces sur eBay sans précaution. À l'époque je n'avais qu'un Rolleicord V. Résultat : pinces trop épaisses. Je me suis dit « qu'à cela ne tienne ! je la mets de coté pour mon futur Rolleiflex. » Mais voilà, maintenant j'ai bien le Rolleiflex, modèle 2,8D, mais les pinces de crabes ne conviennent toujours pas : encore trop épaisses !
D'où ma question : quel modèle de pinces pour mon Rolleiflex 2,8,D ? Et question subsidiaire : à quel(s) modèle(s) correspondent ces pinces trop épaisses ? Ou encore, en résumé, combien y a-t-il eu de générations de pinces distinctes et non compatibles, et qu'est-ce qui les distingue ? (Et il faut bien reconnaître qu'à ce sujet, l'achat sur eBay est une bêtise, puisque dans presque tous les cas, rien n'indique le ou les modèles qui va avec les pinces, et c'est d'ailleurs comme cela que je me suis fait piéger...
(Foucault Perrotin)

Pas de chance, le 2.8D est le seul à posséder cette attache avec le 3.5MX, donc courroie introuvable, ou en mauvais état.
Il faut changer les attaches courroie pour y mettre celles dont tu détiens la courroie.
(Gérard Métrot)

Les pinces de la courroie du Rollei sont-elles fiables ?

Très fiable. Le système de pinces-ciseaux en lui même est ce qu'il y a de plus fiable dans la courroie.
Mécaniquement c'est très subtil. N'oubliez pas qu'au bureau d'études Rollei il y avait en 1957-58 lors de la conception du dispositif, et qu'il y a toujours aujourd'hui à la Salzdahlumer Straße des as de la mécanique pas tombés de la dernière pluie. Regardez attentivement l'angle d'appui entre le têton de boîtier et les mâchoires de la pince, vous verrez qu'il n'y a aucun effort qui puisse être transmis dans le sens de l'ouverture de la pince. Tous les efforts sont concentrés sur les axes rivetés des ciseaux, je ne crois pas que cela casse à cet endroit-là, le cuir lâche bien avant.

Je n'ai que 29 ans d'expérience dans l'utilisation des courroies du Rolleiflex, je concède que c'est un peu mince par rapport à la durée de vie effective de l'appareil, mais jamais les pinces ciseaux n'ont lâché.
Ce qui lâche, c''est le cuir de la courroie juste après le rivetage de la pince ainsi qu'autour des perforations pour l'ardillon de boucle.
Mes courroies après 29 ans d'usage n'ont pas encore cassé.. mais il s'agit d'un usage amateur.
Bien au contraire il est courant de récupérer les pinces ciseaux sur des courroies dont le cuir est fichu et de re-riveter à sa convenance une courroie de son choix.

Pour info, pour ceux qui cherchent une courroie Rollei à attaches-ciseaux : les pinces-ciseaux on été réintroduites sur les derniers modèles 2,8FX, 4,0FW... et sur le futur télé-Rolleiflex (sans doute nommé 4,0 FT). Les courroies sont disponibles en neuf et le stock d'occasion est bien fourni
(Emmanuel Bigler)

Quels filtres vous paraissent indispensables pour du noir et blanc au Rolleiflex ?

Filtre jaune pour foncer le ciel bleu.
Filtre orange ou rouge pour dramatiser la scène.
Filtre vert pour éclaircir le feuillage.
ça marche avec n'importe quel appareil de prise de vue.
(-)

Pour les possesseurs de Rolleiflex, autres que E, quelle est la correspondance type de Rolleiflex / type de baïonnette

Automat, 3.5 B MX EVS, T, Cord (Tessar/Xenar) = B 1
3.5 E, F (Planar/Xenotar) = B 2
2,8 (Planar/Xenotar) = B 3
(Jean Goupy)

Le rolleifix prévu pour le 2.8 peut-il se monter sur un 3,5F ?

Les Rolleifix montent sur tous les Rollei après 1948
(Gérard Metrot)

Existe-t-il deux rotules (ou têtes) panoramiques chez rollei selon que l'on possède un 80 ou un 75 bi-bjectif, ou bien une unique qui rend le même service ?

De mémoire, il existe bien chez Rolleiflex 3 modèles successifs de têtes panoramiques, en chromé ou nickelé, plus un modèle plus ancien, qui ne comportait pas de fixation "Rolleifix".
Mais j'ai bien regardé dans les vieux catalogues Rolleiflex, et il n'est nulle part spécifié que certains modèles sont pour des 75mm d'autres pour des 80mm. Le même modèle semblait pouvoir aussi servir pour les Rollei 4x4 !

Comme cet appareil était conçu exclusivement pour les Rolleiflex et les pellicules de 56mm de largeur, les graduations en dessous correspondent à un nombre de vues, pas à des angles. Les graduations vont de 1 à 10, donc 10 vues, (même pas un rouleau complet !).

Il est dit dans le catalogue 1954 que "10 photos donnent une vue panoramique de 360 degrés. Le chevauchement des images assure des joints parfaits".
N'oublions pas que l'angle diagonal d'un 80mm est de 52 - 53 degrés donc, pour le chevauchement, ça devait chevaucher. ;>))
(Jean-Louis Llech)

Les premiers modèles de têtes panoramiques Rollei-bi respectent scrupuleusement la condition de minimisation des effets de parallaxe en tournant autour de la pupille d'entrée de l'objectif et non pas « bêtement » autour du trou de fixation de pied qui est un peu en arrière par rapport à l'objectif. Le dernier modèle se moque de cette condition.
(Emmanuel Bigler)

La tête panoramique du Rollei possède des griffes comme le Rolleifix. Cela permet de reporter le poids des verres directement sur l'écrou ce qui soulage de mince dos à charnière, surtout avec un 2,8.
Pour respecter la condition de rotation au niveau de la pupille d'entrée, outre le Rolleifix qui déporte le point de vissage vers l'avant, on peut également penser à une simple plaque rapide à queue d'aronde suffisamment longue pour que l'axe de rotation passe sous l'objectif lorsqu'on coulisse la plaque dans son étau. Mais si le sujet est très lointain, les effets de parallaxe sont négligeables donc il ne faut pas trop attacher d'importance à la position correcte de l'axe de rotation en panoramique de paysage.
Ce qui est intéressant en revanche c'est d'avoir un axe de rotation situé entre la tête trois axes ou la rotule de fixation et l'appareil lui-même. L'accessoire Rollei le permet, on peut trouver un tel plateau tournant en accessoire chez différents fabricants. Cela apporte du confort ; en effet il n'y a plus à mettre de niveau le plateau du trépied, on laisse les jambes tomber à peu près comme elles peuvent si le sol est inégal, on redresse la tête et du coup l'axe de rotation du dispositif panoramique placé juste dessous l'appareil est mis vertical uniquement via la tête ou la rotule. Dans les têtes ou les rotules classiques, le mouvement panoramique est en-dessous des deux axes croisés, donc il faut mettre de niveau en jouant sur les jambes du trépied pour que l'axe de rotation panoramique soit vertical.
(Emmanuel Bigler)

Il y a eu plusieurs modèles de cette tête panoramique Rollei. Le tout premier modèle a des griffes à l'avant pour s'attacher au flex et place l'axe de rotation sous la pupille d'entrée selon les bonnes règles optiques.


Le premier modèle (photo Henri Peyre)

Les modèles suivants sont ordinaires, tournent suivant l'axe de la vis et s'attachent par la vis de 3/8 de pouce ; donc a priori on peut monter différents appareils..; mais avec filetage de 3/8. En fait ces têtes panoramiques Rollei, à part la toute première qui est spécifique du flex n'ont pas beaucoup d'intérêt par rapport à n'importe quel mouvement panoramique livré avec les innombrables têtes trois axes ou rotules du marché.
(Emmanuel Bigler)

J'ai acheté un capuchon d'objectif pour mon Rollei... hélas, je n'arrive pas à le mettre sur l'appareil !

L'entraxe des objectifs a changé a partir du 3.5F
- 3.5F entraxe des objectifs 45mm = bouchon satiné
- avant le 3.5F entraxe des objectifs 42 mm = bouchon brillant
(Gérard Métrot)

Je possède un rolleiflex 3.5 F au dessus du No. 2.800.000 qui par moments me donne des photos avec un piqué extraordinaire et a d'autres des photos complètement "molles" dans les angles. Pourtant la platine avant me parait en excellent état. Est ce que cela serait du a un défaut de planéité du film ou quelque chose de ce genre? Je précise que j'ai aussi essayé la technique consistant a armer juste avant la prise de vue pour éviter tout relâchement du film, sans grand résultat ! J'ai aussi mis de la laine pour mieux l'étanchéifier contre les lumières parasites.

Le problème évoqué par M. Tourmel -nul doute qu'il le résoudra- nous rappelle que ce qu'on nomme "presse-film" ne presse en fait pas le film complètement.
Sur le Rolleiflex, regardez la plaque presse-film. Il y a quatre petits fraisages en forme de "U" qui viennent s'appuyer contre des butées. Le presse-film par son ressort arrière ne vient pas s'appuyer contre le papier noir, il vient s'appuyer sur quatre petits taquets fraisés précisément.
Quand on commute le presse-film vers la position 24x36, aux quatre fraisages en "U" de la position "120" se substituent astucieusement quatre autres fraisages dans la plaque qui permettent au presse film de s'approcher un peu plus près, de l'épaisseur du papier qui n'existe plus en 135.
Il y a donc un peu de jeu entre le presse-film et les rails chromés. Un jeu calculé juste comme il faut. Trop serré : risque de rayure du film, trop lâche, bombement et perte de netteté.
Sur un appareil 24x36 il y a en fait deux paires de rails. Le film s'appuie sur une première paire et le presse film s'appuie sur une deuxième paire de rails et étant à peine en retrait du film.
(Emmanuel Bigler)

Première chose à faire c'est de faire vérifier votre axe optique.
Après vous aurez au moins une base pour discuter.
Sur le presse-film : il faut laisser visible les chiffres 6x6/4.5x6, pourquoi changer la laine qui est dans les chicanes ? il est très rare de les changer. ce n'est pas de la mousse qui se désagrège au fil des ans, autrement il faut enlever l'ancienne et la remplacer par de la laine neuve.
(
Gérard Métrot)

Mon Rolleiflex manque de piqué

Voici une feuille de route raisonnable.
- il faut avant toute chose donner les conditions dans lesquelles le film est examiné.
- éventuellement, refaire un test sur pied à f/8 - f/11 avec un film grain fin ; plutôt f/8 pour un planar-xenotar, plutôt f/11 pour un tessar-xenar ;
- si le défaut persiste... et surtout s'il affecte plus un côté de l'image que l'autre, faire réaligner les platines par un technicien compétent.
Rappel : un tessar-xenar de Rollei-bi bien réglé à F/11 doit passer dans les 70 pl/mm au centre en test sur mires, un planar-xenotar doit monter à 80-90 pl/mm eu centre ; donc si l'examen de l'image est fait à l'œil nu, avec une limite à 7 pl/mm on ne peut tirer aucune conclusion ; avec une loupe 8X au plus approche-t-on les 50 pl/mm ce qui reste encore en-dessous de ce qu'il est possible d'atteindre avec un 'flex bien réglé.
(Emmanuel Bigler)

- Il faut que l'exemplaire soit en bon état et bien aligné optiquement parlant.
- Comme généralement en moyen format les optiques donnent leur meilleur autour de f8 ou f11, se mettre à ces diaphragmes. En dessous de f 5,6 ça peut baisser.
- Ne pas laisser le film se détendre, ce qui veut dire armer juste avant la prise de vue.
Après, 2,8 ou 3,5 et Planar, Tessar, Xénotar, Xénar, c'est selon ce que l'on trouve ; mais je n'ai pas vraiment vu la différence sur un tirage 30 x30 cm, n&b.
(Gilles Villaret)

Je débute en MF avec un Rolleiflex 2.8F.
Je suis étonné de la faiblesse de la profondeur de champ : même en fermant le diaphragme, si le sujet est à quelques mètres, la zone de flou d'arrière plan reste importante.
Et je ne parle pas des grandes ouvertures, où la moindre erreur de mise au point est fatale!
Je serais intéressé d'avoir vos avis sur le sujet.

Regardez ce lien ou vous avez un calculateur de profondeur de champ. http://www.galerie-photo.com/profondeur_de_champ_avec_excel.html
Vous avez peut être un décalage dans la mise au point. Il faudrait faire des essais avec des mires ou des feuilles de journal tout simplement.
(Jean-Claude Launey)

La question de la profondeur de champ est effectivement la première qu'on se pose en passant du petit format au moyen format.
Concernant la visée sur dépoli, elle s'effectue à l'ouverture 2,8 (3,2 pour le Rolleicord) , donc il faudrait préciser si ce manque de profondeur de champ que vous mentionnez c'est au moment de la visée sur dépoli ou bien à l'examen des images. J'imagine que vous parlez de l'examen des images puisque vous précisez que le diaphragme est fermé.
Avant d'aller plus loin, on peut déjà placer quelques bornes concernant la qualité d'image : sachant qu'un rolleiflex bien réglé est capable de tenir dans les de 70 cycles/mm sur l'ensemble de l'image 56x56mm (et parfois beaucoup plus, au centre, selon l'objectif utilisé), si on veut extraire toute cette finesse de détails, il n'y a pas de secret, la profondeur de champ sera forcément limitée... par exemple si on juge de la netteté (et donc de la profondeur de champ effective) sur un beau tirage agrandi 10 fois, un 50x60 cm dont le Rollei est parfaitement capable sans forcer.
Donc la question est : comment examinez vous vos images, avec quel grossissement de loupe et, s'il s'agit de tirages, à quel rapport d'agrandissement et à quelle distance d'observation ?
Car la profondeur de champ n'est pas intrinsèque ni à un format, ni à une focale, elle dépend très fortement des conditions d'observation de l'image finale, et bien souvent la prétendue profondeur de champ supérieure des petites formats est une illusion due au fait qu'on n'observe les images issues de petits formats de film (ou de silicium) que sur de très petits tirages... donc avant de comparer, il faut préciser les conditions d'observation et les critères de netteté qu'on se donne.
Rassurez-vous, depuis 1929, il y a tout de même eu quelques photographes, professionnels et amateurs, qui ont réussi à faire des images nettes avec un rolleiflex ;-)
(Emmanuel Bigler)

Lorsque vous modifiez l'ouverture de l'objectif, l'étendue de la profondeur de champ est automatiquement affichée à côté du bouton qui sert à régler la distance par deux barrettes coulissantes. Cette merveille mécanique est vraiment bien faite et vous aidera à obtenir le net là où vous souhaitez qu'il soit !
(Laurent35)

J'ajouterais que l'échelle de profondeur de champ du Rollei me semble un peu optimiste. En effet, au vu de la qualité des optiques, en inversible, on peut constater une perte de piqué sensible dans zone correspondant à la profondeur de champ indiquée. On s'en rend compte simplement en imageant obliquement une surface comportant du détail. Il vaudrait mieux mettre au point exactement sur la zone la plus intéressante. Si l'on dispose d'un verre à stigmomètre, c'est très facile.
(Paul Girard)

Je ne sais pas comment sont calculées les valeurs sur les cames de couplage automatiques des index de profondeur de champ sur les 3,5F et 2,8F, mais sur le modèle T où ce sont des index gradués classiques, la profondeur de champ est calculée suivant le modèle habituel avec un cercle de confusion de 50 microns ; ce qui correspond en gros : 1000/50 = 20 cy/mm comme limite acceptable de netteté. Valeur classique de chez classique en 6x6 ; valeur notoirement laxiste pour une optique capable de dépasser 70 cy/mm... avec des films modernes qui dépassent 100 cy/mm... Mais, comme le dit Serge Cosnier, on a le droit d'avoir un peu de flou dans une image...
Concernant la comparaison entre le 6x6 et le 24x36, pour un examen d'image sur un tirage de même dimension à partir d'un plein format 24x36 pris au 50 mm ou d'un plein format 6x6 pris au 75-80 (qui sera agrandi moins, dans le rapport 80/50, de plus il y a le format carré donc çà complique la comparaison !) il faut fermer le diaphragme de l'appareil 6x6 entre un et deux crans pour obtenir la même profondeur de champ. En fait il faut que le nombre d'ouverture soit dans le rapport 80/50 = 1,6 soit à peine plus d'un diaph disons 1 diaph et demi.
Donc en 6x6 fermer entre un et 2 crans de diaphs par rapport au 24x36, c'est sans doute la réponse la plus rapide à donner si on ne veut pas rentrer dans les détails.
Ce qui ne nuit pas à la qualité d'image puisque le meilleur diaph pour les différentes optiques standrad entre le 24x36mm et le 20x25cm obéit à une loi d'échelle analogue, dans le genre N_opt = (focale en mm)/(8 mm) pour les optiques classiques (entre 5,6 et 8 en 24x36 avec un 50 et entre 8 et 11 en 6x6 avec le 75 ou 80, 8-11 c'est ce que j'utilise le plus avec le tessar) N_opt = (focale en mm)/(11 mm) pour le top-du-top des meilleurs optiques (entre 4 et 5,6 en 24x36 avec un très bon 50 et entre 5,6 et 8 en 6x6 avec un très bon 75 ou 80, genre planar-xenotar ou mamiya 80 du Mam6/Mam7)
(Emmanuel Bigler)

L'analyse de Fourier linéaire est très imparfaite pour rendre compte de la qualité physiologique des images, Bernard Leblanc le dit souvent dans ses articles, mais elle a l'avantage de donner des valeurs avec lesquelles tout le monde est d'accord et de permettre des petits calculs simples pour fixer des ordres de grandeur réalistes.
Le lien entre la largeur de tache et la période limite détectable est toujours donné par une relation du genre :
période en cycles par mm = constante x 1000/(largeur de tache en microns)
Reste à expliciter ce qu'est une largeur de tache et ce qu'est la constante pour ne pas se tromper d'un facteur 2. Si on considère le modèle le plus simple de la défocalisation géométrique, l'image d'un point fortement défocalisé est une petite tache circulaire dont le diamètre est égal au fameux diamètre de cercle de confusion "c" qui intervient dans le calcul de l'hyperfocale et des distance limites de profondeur de champ p_1 et p_2 côté objet dont tout découle, in fine
H = f^2/(Nc) 1/p_{1 ou 2} = 1/p {+ ou -} (1/H)(1-f/p)
dans ce cas très particulier de défocalisation géométrique il n'y a pas d'ambiguïté sur la définition de la largeur de tache puisque c'est un cercle parfait sans lumière autour, du moins si on considère qu'à fort défaut de mise au point l'effet des aberrations résiduelles et de la diffraction est négligeable devant l'effet de défocalisation. C'est le cas avec le cercle conventionnel de 50 microns comparé à ce qu'une bonne optique 6x6 peut passer effectivement.
Au passage, ce 50 microns sort de la période angulaire limite visible pour un œil de photographe standard, capable de résoudre 2 minutes d'arc, soit 1/1720 ce qui nous donne un cercle de confusion de l'ordre de f/1720 sur le film. 80/1720 donne autour de 45 microns.
Si on met en entrée une grille périodique, que l'espace entre traits soit ou pas égal à la largeur du trait, peu importe (c'est la période qui compte) on peut montrer dans ces conditions que les barreaux dans l'image de cette grille disparaissent totalement pour une période, mesurée dans l'image, égale à 0,8 fois le diamètre de la tache. Donc la période limite visible dans l'image lorsque le cercle de confusion géométrique est "c" vaut : 0,8 c.
(à voix basse) Le facteur 0,8 sort du premier zéro de la FTM du système défocalisé dont la réponse est une tache ronde (plus de détails sur demande pour ceux qui ne peuvent pas vivre sans connaître la vie intime des fonctions de Bessel, en particulier le fameux 2 J_1(2 pi u) / (2 pi u) qui colle à la peau de tous les photographes haute résolution ;-)
Donc la fréquence de coupure correspondante en cycles par mm est 1000/(0,8 c) = 1200 /c
Donc j'ai triché de 20%... je l'avoue ;-) Donc 1200/50 nous donnent 24 cy/mm théoriques comme limite de visibilité et non pas 20, mais le problème reste entier !
Ce qui veut dire que dans une optique où on arrive à lire 70 cycles par mm tous effets confondus, et c'est ce que donne le tessar du rolleiflex sur film à grain fin, tous effets confondus (ce qui est déjà remarquable), le cercle de confusion géométrique qui donnerait, hors diffraction et hors aberrations la même valeur limite vaut 1200/70 = 17 microns.
Autrement dit, un photographe particulièrement pointilleux qui veut atteindre sur film à grain fin toute la performance de son tessar 3,5 de 75 modèle 1957 est condamné à recalculer ses tables de profondeur de champ avec une cercle de confusion de 17 microns. Et même peut-être encore moins si on tient compte qu'il reste toujours un peu de diffraction et d'aberrations, et que la tache réelle est en fait plus large que ces 17 microns "géométriques".
Autant dire qu'il y a de quoi désespérer bien au-delà du Billancourt des Rolleiphiles ! ;-) Heureusement que non seulement des générations de rolleiphiles depuis 1929 arrivent à faire des images nettes, mais en plus on se félicite qu'ils n'aient pas lu les calculs ci-dessus ! ;-)
Donc finalement la bonne vieille valeur de 50 microns, les tables index de profondeur de champ classiques, selon l'expression que j'aime bien, sont des guides pour l'action, pas des dogmes intangibles !
De même que le diction spartiate répondait à celui qui se plaignait de la trop faible longueur de son épée : « fais un pas de plus », de même au rolleiphile qui se plaint du laxisme des échelles de profondeur de champ concoctées avant guerre par les ingénieurs de Braunschweig, on répondra : « ferme d'un cran de plus ! »
---------
(toujours à voix basse) Un modèle plus complet de la défocalisation en tenant compte de la diffraction est présenté par Jeff Conrad dans un article en deux parties. c'est assez dense ;-) mais un modèle plus raffiné de remet pas en cause les p'tits calculs sur un dos d'enveloppe que j'ai présentés plus haut.
çà permet ensuite de photographier tranquille en oubliant tout cela ;-)
http://www.largeformatphotography.info/articles/IntroToDoF.pdf  http://www.largeformatphotography.info/articles/DoFinDepth.pdf
(Emmanuel Bigler)

A quoi sert le tableau placé sur le dos des rollei bi ?

Seuls certains rolleiflex et rolleicord ont un affichage des Indices de Lumination (IL)
Certain rolleiflex des années 1950 avec le couplage de molettes ont un affichage des IL sur l'une des molettes.
Le rolleicord et le rolleiflex T ont un affichage des IL sur l'une des bandes/couronnes portant les indications vitesses ou diaph exactement comme sur les optiques Hasselblad.

Concernant la définition de ce qu'est un indice de lumination (...) :

Définition
On appelle Indice de Lumination une classe d'équivalence de couples vitesses-diaphragmes, équivalence au sens de la loi de réciprocité.
propriétés de base :
IL 0 = 1 seconde à f/1
Fonction génératrice des IL :
IL = log_2(N^2/t) = 3,32 log_10 (N^2 / t) = 6,64 log_10(N) - 3,32 log_10(t)
N = nombre d'ouverture
t = temps d'exposition en secondes.
(Emmanuel Bigler)

Je vais trouver le verre plan pour que le film soit plus plan !

Pour adapter le verre plan il faut que l'appareil soit prévu à la base avec un éjecteur de verre plan  à côté du palpeur et les rainures pour y placer le verre plan.
Le seul problème du verre plan c'est les rayures.

Il faut acheter un dos à verre-plan.
Le dos avec presse film en verre a 3 positions
1. pour le 120
2. pour le 135
3. pour le presse film en verre
il faut bien régler ces positions sinon le résultat n'est pas garanti.
(Gérard Métrot)

J'utilise un 2,8F avec le verre plan, sans problème de poussière, c'est assez rassurant de savoir le film pressé ainsi mais c'est lourd, le dos est encombrant, c'est un point à vérifier à chaque chargement, une fragilité potentielle, ne pas mettre les doigts.... tellement de gens talentueux ont travaillé sans...
(diego piatsch)

Le verre est amovible. Donc on peut le garder en souvenir et remettre le presse-film sur la position de base 6x6. On retombe sur une configuration flex tout à fait classique.
Pour les pinailleurs : la traversée d'une lame de verre recule l'image d'environ 1/3 de l'épaisseur de la lame (pour une lame d'indice 1,5) ; la lame du Rolleiflex est donc insérée au niveau de la fenêtre de film de façon qu'elle rentre de 2/3 vers l'objectif ; elle sort de 1/3 de son épaisseur. Il fallait donc bien reculer le presse-film de cette épaisseur là.
Note : aussi étonnant qu'il puisse paraître, il n'y a jamais eu de position spéciale pour le film 220 sur le flex-bi, contrairement à tous les appareils MF plus récents qui ont une double position pour tenir compte de l'absence de papier noir en 220.
On peut dire également que c'est le seul cas en film 120/220 où le film est effectivement pressé. Un dispositif ingénieux soulage la pression lors de l'avancement
Dans tous les appareils à film en bobines, le film n'est jamais pressé, il faut lui laisser un peu de jeu, ce jeu est de 0,45 mm dans le flex-bi classique prévu au départ pour le film 120 et cette cote (on en frémit d'horreur) n'a pas été modifiée pour le 220... donc le 220 « flotte » joyeusement dans le dos d'un flex bi sans plaque de verre.
Le presse-film en position ordinaire du flex-bi ne touche pas le film, il repose sur quatre petits pieds qui s'appuient sur des fraisages dans la plaque, différents selon la position 24x36, 6x6 ou plaque de verre-6x6.
(Emmanuel Bigler)

Que penser de la Glass Press, quel avantage présente-t-elle ?

Je possède un Rolleiflex 2,8 F avec dispositif verre-plan que j'utilise tout le temps et j'en suis pleinement satisfait ! Il est vrai que le verre doit être très propre car à l'agrandissement une poussière sera très visible, mais avec l'habitude on fait attention à ce problème.
J'avais pris en photo un petit chat de 2 mois sur l'épaule de mon épouse avec mon Rollei, une bonnette Rolleinar et avec un flash électronique Braun F-800. Le petit chat sur le négatif mesurait 1 cm, j'ai effectué un agrandissement de 50 x 60 le piqué était prodigieux !...Il est vrai que j'avais utilisé un film Kodak Panatomic-X de 32 iso développé dans du révélateur Ultrafin Tetenal.
Je suis donc partisan de l'utilisation du verre-plan quand il existe sur un Rolleiflex.
Sur les Mamiya 220 et 330, le problème de la planéité du film ne se posait pas car le parcours du film était droit et non en L comme sur les Rolleiflex.
(Michel Quennesson)

Le verre est démontable, il se range dans une petite poche à l'intérieur du sac-tout-prêt en cuir, il y a un discret rabat et un panneau rabattant contre le dos de la sacoche. C'est comme ça que j'ai trouvé le mien par hasard, en découvrant ce rabat.
(Jeanba 3000)

Le verre peut-il se monter sur un Rolleiflex 3.5 F ?

Probablement pas, il ne se monte que sur les modèles 3,5F et 2,8F prévus à cet effet. Outre le logement, il y a un mécanisme supplémentaire (ingénieux, comme toujours) qui soulève le presse-film pour permettre au film d'avancer sans griffer entre deux vues.
Le seul appareil de l'histoire du film 120 où le film est vraiment pressé ! Certes, il y a des appareils qui aspirent (et encore, pas facile d'aspirer du film 120) mais des appareils qui pressent effectivement le film 120 ! çà ne court pas le Mac Kéon !
(Emmanuel Bigler)

D'après "Rollei Cameras" de Arthur G. Evans, 5e édition, mai 1990, Centennial Photo Service, Grandtsburg Wisconsin USA, les Rollei :
- 3.5 E (type 2, 1961- 1962)
- 3.5 F à partir du F2 (1960), F3 et F4 pourraient accepter le "glass press". Ceci n'est pas tout à fait exact car il se trouve que j'ai un F4 (1969-1980, nos supérieurs à 2 815 051) qui n'est pas adapté pour.
Le test est très simple : comme l'a dit Emmanuel, le matériel ad-hoc dispose d'un poussoir qui fait écarter le presse film lors de l'avancement du film. Ce poussoir est positionné du côté droit du boitier - du même côté que la manivelle d'avancement - entre l'appui du film et la paroi extérieure du boîtier. De plus, comme on peut le voir sur la photo du boitier, page 134 de la référence ci dessus, un fraisage est visible sur le bord gauche de l'appui du film.
(Paul Girard)

A part la poussière y a-t-il des inconvénients de ce verre au niveau optique?

En pratique, assez peu d'inconvénients, du moment qu'on tient compte du déplacement de l'image, ce qui est évidemment réalisé sur le rolleiflex équipé de ce dispositif unique.
Le déplacement d'une l'image paraxiale à travers une lame à faces parallèles est donné par la formule bien connue des galerie-photoïstes :

Déplacement longitudinal = e(1-1/n)

où "e" est l'épaisseur de la lame et "n" son indice.
Pour un verre classique d'indice n=1,5, on trouve que l'image recule de e/3, la règle classique du tiers de l'épaisseur.
Dans le rolleiflex, la lame rentre donc de 2/3 de son épaisseur vers l'objectif et sort de 1/3, d'où le recul nécessaire du presse-film.

On voit que vu la dispersion du verre, cette lame rajoute forcément un peu de chromatisme longitudinal puisque "n" varie avec le longueur d'onde.
Toujours en théorie : la plaque ramène, de plus, un peu d'aberration de sphéricité parce qu'elle se place entre l'objectif et une image à distance finie, on forme l'image d'un point par un faisceau convergent à travers la lame.
Cette aberration est d'autant plus forte que la lame est plus épaisse. C'est le problème classique de la lame couvre-objet en microscopie optique.
On a donc en théorie intérêt à prendre la plus fine lame possible qu'on puisse polir à un prix raisonnable et qui ne casse pas en soufflant dessus !
Pour qu'une lame à faces parallèles n'introduise aucune aberration de sphéricité ni aucune aberration chromatique il faut et suffit qu'elle soit bien plane et bien parallèle et placée du côté de l'infini dans une conjugaison infini-foyer, comme c'est le cas pour un filtre UV placé devant l'objectif visant au loin.



En pratique je pense que sans un contrôle de laboratoire de haute précision il doit être impossible de séparer le gain de netteté liée à la meilleure planéité de la perte infime due au petit supplément de chromatisme et à l'aberration de sphéricité. Probablement, en pratique, le gain résultant de l'annulation du défaut de mise au point induit par un défaut de planéité (cloquage du film) l'emporte sur la perte ???

Je craindrais plus les réflexions parasites entre les deux faces, mais M. Quennesson se sert avec bonheur de cette plaque planéifiante, c'est donc lui qui a raison !
(Emmanuel Bigler)

Quels accessoires pour mon Rolleiflex ?

Ma liste personnelle et partisane d'accessoires indispensables pour le Rolleiflex T, dans l'ordre d'intérêt décroissant serait :
1/ le sac de cuir
2/ le Rolleifix pour une fixation sûre sur trépied
3/ le pare-soleil en baïonnette I
4/ des filtres divers & variés en baïonnette I dont les filtres UV en permanence pour laisser le bouchon plastique souple si peu pratique à la maison
5/ le posemètre incorporé si vous êtes un peu collectionneur et si vous aimez le sélénium, sinon une petite cellule à main moderne et compacte
6/ les bonnettes Rolleinar, d'abord la 2, puis la 1 en enfin la 3
7/ presque en fin de liste le cache 16 vues FOVIE pour faire le 4,5x6 ;-);-)
8/ à partir de ce niveau on rentre dans le monde de la collection, les trucs qu'on veut avoir un jour mais qui ne serviront pas forcément : en vrac, l'adaptateur pour plaques & plans films, la tête panoramique, l'adaptateur pour microscope...
(Emmanuel Bigler)

A quoi sert le Rolleifix ?

Le Rolleifix est une rotule spéciale pour Rolleiflex qui reporte le point d'appui principal sur la face avant du boîtier ce qui soulage grandement le dos et son système de verrouillage. En outre, pour changer de bobine il y a juste un levier et basculer et le boîtier vient, tout nu. je veux dire sans attache rapide susceptible de gêner l'ouverture du dos.
(Jean-Marie Solichon)

Pensez-vous que changer le gainage d'un Rolleiflex soit délicat ? Apparemment on peut en trouver les côtes sur internet et peut-être bien le même gainage que l'original...

Délicat ? pas trop pour les plaques latérales et le capuchon. Plus délicat la face avant à cause des boutons de synchro et déclencheur. Et enfin le dos à cause de la courbure et surtout des pieds posés en usine par-dessus la cuirette, comme vous ne pourrez pas les ôter il faudra découper proprement le vieux cuir qui restera autour.
(...)
Vous changez parce que le cuir de votre appareil est abîmé ?
Sur le mien, c'était vraiment pas beau. J'ai changé le côté entraînement : facile. Le dos, très marqué : j'ai demandé de la teinture noire à un bourrelier, diluée avec de l'acétone pour teindre "à cœur". Cirage noir, lustrage, impeccable.
(Jean Goupy)

Difficile de répondre sans connaître votre habileté manuelle.
Mais il faut défaire le gainage côté manivelle ou en face avant pour toute intervention sur la mécanique. Donc c'est une opération que les réparateurs font souvent.
Le démontage des cuirettes est bien illustré dans le technical report de Claus Prochonow. C.P. recommande un grattoir triangulaire de mécanicien pour enlever toutes les traces de colle. Il recommande simplement la Pattex® contact pour recoller les panneaux mais Gérard Métrot utilise une autre colle (rechercher dans les archives du forum).
Faites attention côté manivelle, la tôle est en alu et elle est très mince, surtout pas de bosse par mégarde, çà risquerait de frotter sur le mécanisme d'entraînement.
(Emmanuel Bigler)

Je rentre d'une sortie crépusculaire au cours de laquelle je comptais faire quelques images en pose longue avec mon Rolleiflex (un 2,8 F). Mais j'ai découvert un petit problème : pas de pose B !!! A la place, des vitesses lentes : 2s à 60s... mais qui fonctionnent très irrégulièrement.
Si quelqu'un sait s'il existe une pose B ou T qui se cache quelque part je lui serais infiniment reconnaissant

Non seulement les vitesses supérieures à 2secondes sont des poses B (le temps sert juste à extrapoler la mesure en fonction du diaph) mais en jouant avec le blocage du déclencheur du boitier on a même une pose T (...) On est, mettons, en limite de couplage cellule à 1/4 sec - f2.8 ; quel temps de pose pour f11 ? facile ! on tourne les molettes et hop, le résultat apparait.
on veut poser 4 sec à f4, combien pour f8 ? et hop, etc.
je sais, aujourd'hui ça n'épate plus grand monde, mais à cette grande époque !
(Black nanar)

A partir de la position 2sec, il faut utiliser un déclencheur souple à blocage, sans blocage pour les poses de quelques sec. puis avec blocage actionné pour les poses plus longues...
ou bien, uniquement pour les poses assez longues sans problème de bougé de manipulation de l'appareil, utiliser le blocage du déclencheur qui se fait une fois celui ci maintenu enfoncé, en faisant pivoter le petit levier qui se trouve à sa base
(Bernard Touillon)

Où trouver un manuel de réparation des Rolleiflex en ligne ?

Un lien donnant la possibilité de télécharger le manuel de réparation (en plusieurs langues) de plusieurs modèles de Rollei bi
http://www.kyphoto.com/classics/manuals/rolleiflextlr.zip
Le téléchargement est protégé par mot de passe pour éviter les automates :
utilisateur : free
mot de passe : manuals
Intéressant à consulter mais à titre personnel je ne m'y risquerai pas :)
(Claude Eichel)

Est-il possible de modifier une vitesse présélectionnée sur un rolleiflex T, après avoir armé l'appareil ? Les ressorts déjà mis sous tension n'aiment probablement pas être manipulés à nouveau...

Aucun problème. L'obturateur est un Synchro Compur, et on peut régler les vitesses après l'armement.
Ce problème concerne les modèles jusqu'à l'Automat 4 qui était équipé d'un Compur Rapid, sur lequel il fallait sélectionner la vitesse AVANT si l'on utilise le 500eme, parce que cela arme un ressort supplémentaire.
Mais pour tous les modèles équipé d'un Synchro, c'est à dire fabriqué après 1955 environ (les archéo-photographes donneront la date exacte) on peut mettre la vitesse soit avant, soit après.
(Stéphane Dennery)

l'avantage d'armer au dernier moment, c'est aussi de tendre le film !
(David Giancatarina)

Pas de pied ? Un truc pour faire de la pose lente avec une ficelle !

Le pied ficelle reste très simple.
2 boucles de la ficelle autour de chaque poignet, le pendant tenu dans la main ; la ficelle pend jusqu'au sol ; on passe le pied dans la boucle, on tire vers le haut de ses deux mains et l'on prend le boitier dans ses mains.
On peut ainsi atteindre la seconde avec un bout de ficelle et un Rollei-Bi
(Henri Gaud)

Y a-t-il eu des dos Polaroid pour les Rolleiflex - bi ?

C'était un dos polaroid monté sur un Rolleicord pour photographier les oscillogrammes.
Mais uniquement sur une mise au point très courte.
Il est impossible d'adapter un dos polaroid sur les Bi-objectifs.
C'était un produit qui a été créé pour Philips je pense.
(Gérard Métrot)

Ce dos utilisait les premiers films Polaroid instantanés en bobines "rollfilms", fabriqués à partir de 1948 pour le type 40, et jusqu'en juillet 1992 pour le type 47. Ces films étaient utilisés pour les appareils Polaroid Land Camera comme le Polaroid Land Camera 95, ces gros engins pliants à télémètre et soufflet sur lesquels on peut aujourd'hui faire adapter un dos 4x5" aux USA pour un coût très élevé.
(Jeanba 3000)

J'ai trouvé une photo du kit Philips complet sur le site de Sui Fai :

J'imagine que le ravissant tromblon gris est le fameux Rolleinar 4.
Sui Fai mentionne également l'existence (possible) d'un Rolleinar -4, permettant, si j'ai bien compris, d'utiliser le dos Polaroid + adaptateur Rolleicopi pour une MAP à l'infini.
(-)

Problème concernant le chargement d'un babyrollei

Il y a une précaution supplémentaire à prendre concernant la bobine réceptrice.
Le Baby n'aime pas du tout les bobines actuelles dont les encoches d'axe sont en plastique, cela fait patiner l'armement (la prise avec la butée du bouton d'armement ne se fait pas correctement.
J'ai eu ce problème et ne comprenais pas ce qui se passait jusqu'au jour au par hasard j'ai mis une ancienne bobine et que tout a marché correctement.
ll vous faut donc récupérer quelques bobines plus anciennes dont l'encoche d'axe est en métal qui vous serviront de bobine réceptrice à chaque fois (ne pas les jeter !).
(zonesys)

Et... pour finir...

J'ai acheté un rolleiflex 2,8 Fx l'année dernière, et en dehors des considérations optiques planar/xenotar, j'en suis plus que contente
les photos que j'en obtiens sont extrêmement piquées et avec une image plus "sharp" (contrastée) que celle de mon ancien hasselblad (ancien, parce que je l'ai revendu depuis, c'était pourtant un 2,8/80 cfi). Ce modèle possède de plus une excellente cellule TTL derrière l'optique de visée, très fiable :
plus besoin de cellule à main
Par rapport aux quelques rolleiflex que j'avais eu la possibilité d'utiliser avant il n'y pas à hésiter, j'ai vraiment vue une différence en couleur et en contraste, et dans certaines conditions en contre-jour
(...) je n'ai pas succomber au plaisir de vous parler de mon rolleiflex, le meilleur des rolleiflex selon moi, et même de mon point de vue un des meilleurs moyen-formats 6x6. Quand on se contente d'un 80mm (pas de miroir, pas de vibrations, vitesses lentes pleinement utilisables, appareil très compact, très silencieux, grande ouverture à 2,8... bref que du bonheur ! (...) Et le format carre est magnifique !
(Sylvis F)

Je viens de recevoir par courrier mon Rolleiflex TLR 3.5E Planar 75mm en état neuf, dans sa boîte d'origine avec sacoche, courroie, par soleil...
Il est beau, d'une finition fort peu commune, d'une ergonomie intelligente, d'une compacité toute moderne.
Tout ce raffinement confère à cet appareil un luxe enchanteur, rare aux objets utilitaires.
(Antony)

 

 

 

Voir aussi :

 

 

 

   

 

 

dernière modification de cet article : 2009

 

 

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